Le
très sérieux magazine « Le
REVENU » de janvier 2007 vient de consacrer un article
aux syndics bénévoles.
En
quatre pages bien serrées, le REVENU confirme ce que nous disons :
1-
Il
y a de plus en plus de syndics bénévoles.
2-
Les
syndics bénévoles sont de véritables vecteurs d’économies de
charges mais aussi de qualité.
3-
Avec
l’aide d’une association comme l’ARC, n’importe qui (ou presque)
peut être syndic bénévole.
Voici
de larges extraits de cet article qui consacre une large place
à l’ARC et à ses adhérents :
« COPROPRIETE : DEVENEZ
VOTRE PROPRE SYNDIC
1- De plus en plus de résidences sont gérées par des bénévoles. Et pour
cause, c’est un excellent moyen de faire des économies…
La hausse régulière des charges vous irrite ? Faîtes-vous élire au
conseil syndical, puis, prenez-en la présidence. Très vite,
vous risquez de vous heurter à l’inertie de votre syndic. La
solution ? L’autogestion. De plus en plus de copropriétés
se passent de syndic professionnel, alors pourquoi pas la vôtre ?
Selon l’Association des Responsables de Copropriété (ARC),
15% des résidences auraient
à leur tête un bénévole. Et toutes ne sont pas de petites « copros ».
Près de 50% de ces immeubles comportent plus de 20 logements.
L’autogestion présente bien des avantages, comme le prouvent
les nombreux témoignages que nous avons recueillis, tant à Paris
que dans les régions.
« L’immeuble est plus agréable à habiter. Les copropriétaires se
parlent davantage et la participation aux assemblées générales
croît fortement ». (…)
2- Des immeubles mieux entretenus et plus rentables
Surtout, en gérant la copropriété de manière plus efficace et réactive,
le syndic bénévole donne de la valeur à son immeuble.
(…)
Les investisseurs y trouvent doublement leur compte, car les loyers dans
un bâtiment bien entretenu sont aussi plus élevés. « Chez
nous, pour un 100 mètres carrés,
vous devez compter 1800 € par mois alors que, dans le quartier,
on tourne plutôt autour de 1200 à 1300 € », affirme Philippe
Mauviot, syndic bénévole à Versailles et adhérent à l’ARC depuis
1999.
3- Une belle économie sur les honoraires du syndic
Au quotidien, ce sont les économies des charges courantes qui sont les
plus visibles. Elles atteignent, en moyenne, 25% ! Mais
certaines copropriétés font bien mieux. Philippe Lebreton affirme
avoir réduit le budget de sa copropriété de 82,5% ! Un
cas qui est loin d’être isolé. Dans les petites copropriétés,
les honoraires du syndic représentent souvent plus de la moitié
de la facture.
Une fois ce dernier évincé, il ne reste plus grand-chose à payer. Les
administrateurs de biens reconnaissent que, dans les résidences
de moins de 10 lots, ils ne sont pas compétitifs. « En
dessous de 4000 € d’honoraires fixes par an, nous ne pouvons
pas vivre », justifie l’un d’eux. Du coup, s’il n’y a que
quelques lots, la charge, pour chacun, devient insupportable.
Surtout en ajoutant les frais annexes, de photocopie, de relance
pour impayés ou de déclaration de sinistres, qui alourdissent
parfois la note de 65% !
Si vous avez un peu de temps (au moins une heure par semaine), le sens
de la diplomatie et un caractère bien trempé, n’hésitez pas !
La gestion d’un immeuble est tout à fait accessible à des non-professionnels.
Même s’il est préférable de disposer d’un bagage juridique ou
financier, ce n’est pas indispensable. Vous pouvez vous appuyer
sur les compétences d’autres copropriétaires. Rares sont les
résidences où il n’y a ni avocat ni ingénieur ni comptable !
L’ARC (…) édite des lettres d’information bien faites et fort utiles.
Elle dispose aussi d’experts que vous pouvez interroger par
téléphone moyennant une cotisation réduite (autour de 130 €
par an, le plus souvent). Cette dernière est proportionnelle
au nombre de lots dans l’immeuble. Mais l’important est d’être
soutenu par ses voisins. (…)
La procédure est assez simple. Si le syndic a commis une faute, il peut
être révoqué à tout moment en assemblée générale, à la majorité
absolue prévue par l’article 25 de la loi du 10 juillet 1965.
Si ce n’est pas le cas, vous devez attendre que
son mandat arrive échéance.
Notre conseil : vérifiez comment est rédigé l’ordre du
jour.
4- Obtenir les archives de l’immeuble
n’est pas facile
Cet ordre du jour doit comporter deux questions séparées : la première,
relative à la révocation du syndic, la seconde, à la nomination
du syndic bénévole. Un vote séparé permet d’éviter toute discontinuité
dans les fonctions. « Le président du conseil syndical
doit demander à être secrétaire de séance avant de passer au
vote de renouvellement ».Ainsi, même si le syndic quitte
l’assemblée avant le deuxième vote, le secrétaire peut poursuivre
la réunion et procéder à l’élection, ce qui évite de passer
sous administration judiciaire. L’ancien syndic doit ensuite
vous remettre les archives techniques de la copropriété (plans,
historique des travaux,…) dans un délai maximal de trois mois.
S’il refuse –comme c’est souvent le cas- n’hésitez pas à faire
constater la situation par huissier et, si cela ne suffit pas,
allez en justice.
5- Moins d’impayés et de retards
de paiements
Premier dossier chaud traité par la plupart des bénévoles : les impayés.
Neuf fois sur dix, les grincheux qui boudaient le syndic s’acquittent
de leurs arriérés, car ils n’ont plus de motif d’insatisfactions.
Les retards de paiements se font également plus rares car les copropriétaires
comprennent que leur chèque sert exclusivement à payer l’entretien
de leur immeuble au meilleur prix. Et si jamais ils ont « oubliés »
un règlement, le simple
fait de croiser régulièrement le syndic bénévole dans l’ascenseur
sert de « piqûre de rappel ».
Dans un second temps, vous interviendrez sur les charges courantes en
renégociant peu à peu tous les contrats (approvisionnement en
combustible, entretien de la chaudière, des espaces verts …).
6- TEMOIGNAGE
M. Philippe Mauviot,
Syndic bénévole depuis 1999 et adhérent
à l’ARC.
« Après une bataille acharnée,
nous avons obtenu 120 000 € de dédommagement »
Dans cette copropriété, tout le monde est de corvée. A commencer par Philippe
Mauviot, syndic bénévole depuis sept ans. La porte d’entrée
att de l’aile ? Il court chez Castorama pour la réparer. Le contrat
avec l’ascensoriste flambe ? Il se renseigne auprès de
l’ARC (Association des Responsables de Copropriété) sur l’évolution
des tarifs puis recontacte l’entreprise et négocie un rabais.
Des tâches harassantes mais payantes. Le budget de fonctionnement
de la copropriété est contenu entre 16 000 et 18 000
€ par an, soit environ 150€ de charges par mois pour un 100 mètres carrés.
Mieux encore, grâce à l’énergie dépensée par cet ancien pilote
de chasse, la copropriété a gagné un procès pour malfaçons contre
l’architecte et le promoteur constructeur de l’immeuble. Et
a touché un dédommagement de 120 000€ ! Une fois déduits
les frais de justice (32 000€) et le coût des principaux
travaux de réfection (45 000€), il restera 43 000€
à se répartir entre copropriétaires ou à utiliser pour réparer
d’autres malfaçons. Une jolie somme qui justifie à seule le
mal que se donne ce père de trois enfants.
7- Plus de 6500 euros économisés
sur le chauffage
Pour réduire le poste de chauffage de plus en plus lourd, faites installer
des systèmes de régulation et mettez en concurrence les sociétés
d’approvisionnement.
Mais le poste qui dégage les plus fortes économies, ce sont les travaux.
« Les syndics affirment détenir des prix de gros, mais
ce n’est pas toujours vrai », prétend André Philippe, syndic
bénévole d’un immeuble de 15 appartements et vice-président
de l’ARC (…). Il est vrai que les syndics professionnels n’ont
aucun intérêt à tirer les prix vers le bas, dans la mesure où
leur rémunération est proportionnelle au montant des devis.
« Ils facturent leurs services entre 2 et 2,5% du coût
des travaux, constate t-il. Mais le prélèvement peut grimper
jusqu’à 5,5% s’ils sont maîtres-d’œuvre. »
8- Seul un bénévole peut passer
des heures sur une procédure
De son côté, Philippe Mauviot a obtenu 120 000€ de dédommagement des tribunaux
pour diverses malfaçons de construction. « J’ai travaillé
des dizaines d’heures pour constituer un dossier solide et assurer
le suivi de la procédure », explique-t-il. Un syndic professionnel
n’aurait jamais mis autant d’énergie dans une seule procédure ».
Alors,
et vous ? rappelez-vous, si vous souhaitez devenir syndic
bénévole :
1)
que
l’ARC a réalisé un guide complet « Gérer
soi-même sa copropriété » ;
2)
que
la cotisation annuelle de l’ARC est en effet modique ;
3)
qu’elle
ouvre droit non seulement à une assistance permanente, mais
surtout à une couverture en responsabilité civile professionnelle
qui permet de couvrir les conséquences des erreurs de gestion.