I-
Les accords de 2006 et les problèmes
rencontrés
Il
y a près de deux ans l’ARC et FONCIA ont
signé un accord pour tenter de résoudre
certains problèmes importants rencontrés
par les adhérents de l’ARC.
Après
un bon début il nous est apparu que ces
accords n’étaient pas toujours intégralement
respectés, ce qui explique que l’ARC « ait
vivement réagi », comme nous l’avons
expliqué dans notre
abus numéro 1174.
Une
réunion « au
sommet », longuement préparée, a donc
eu lieu entre l’ARC et FONCIA.
Celle-ci a permis à l’ARC de faire le
point sur tous les problèmes rencontrés
par nos adhérents et d’obtenir non seulement
de la part du groupe FONCIA les mesures
correctives appropriées mais également de
nouveaux engagements venant compléter les
premiers.
Voici le détail de ces accords.
II-
Points résolus et accords
Nous
allons faire le point sur les problèmes
rencontrés et les nouveaux engagements de
FONCIA ainsi que les engagements renforcés.
Premier
point : Le
contrat d’archivage ARCHIVECO.
Comme
on le sait, nous sommes hostiles au transfert,
par le syndic de la responsabilité de la
tenue des archives vers des sociétés extérieures,
transfert assorti d’un contrat au nom et
au frais du syndicat.
Nous avions donc longuement expliqué à FONCIA
que nous étions contre la signature (aux
frais des copropriétaires) du contrat d’archivage
négocié par FONCIA et proposé au vote des
assemblées.
Nous
avions ainsi très tôt fait connaître à FONCIA
notre opposition, non seulement au principe,
mais au détail du contrat ARCHIVECO.
L’accord
entre ARC et FONCIA était donc clair :
-
l’ARC
pouvait recommander à ses adhérents de
ne pas accepter le contrat d’archivage
FONCIA ;
-
de
son côté, FONCIA, évidemment, était libre
de proposer ce contrat, mais « loyalement ».
Or,
ce ne fut pas du tout le cas dans la réalité,
les gestionnaires et responsables des cabinets
de FONCIA tentant de faire accepter les
contrats d’archivage aux copropriétés en
faisant valoir de façon trompeuse que si
l’assemblée générale acceptait ce contrat,
FONCIA renoncerait « en contrepartie » à tous les frais de transmission de dossiers
au successeur. Ceci était, en effet, une
tromperie puisque les accords ARC/FONCIA
prévoyaient déjà l’abandon de ces frais,
sans aucune contrepartie.
Ainsi
de nombreuses copropriétés acceptèrent-elles
ce contrat dans ces conditions faussées,
d’où nos protestations.
ACCORD :
FONCIA vient de reconnaître que la démarche
de ses gestionnaires n’avait pas été conforme
aux accords et, en conséquence, a accepté
ceci :
1- Dans toutes les copropriétés adhérentes à l’ARC,
la question du contrat d’archivage sera
remise à l’ordre du jour dès la prochaine
assemblée générale.
2- Si l’assemblée générale refuse le contrat, FONCIA
non seulement dénoncera le contrat en
cours, mais remboursera les frais déjà
payés par la copropriété.
3- Si la copropriété n’est pas adhérente à l’ARC, tout
copropriétaire adhérent individuel de
l’ARC pourra demander à ce que la question
soit mise à l’ordre du jour.
Deuxième
point : La CNEM (Compagnie Nationale d’Expertise
et de Mesurage) et le CREP (Constat de Risque
d’Exposition au Plomb)
La CNEM est la filiale de FONCIA qui réalise les diagnostics immobiliers.
Là
aussi les choses étaient claires dès le
départ :
-
l’ARC
pense, en effet, qu’il n’est pas souhaitable
que des syndics fassent appel à leurs filiales ;
-
l’ARC
pense que, si un syndic le fait, il doit
obligatoirement le faire en respectant
intégralement les règles de la concurrence ;
-
FONCIA
avait accepté de respecter ce principe.
Or,
là encore, cet accord n’a pas été respecté
entièrement et récemment nous avons relevé
des cas où des cabinets FONCIA avaient imposé
des diagnostics CREP (Constat de Risque
d’Exposition au Plomb) effectués par la CNEM (Compagnie Nationale d’Expertise
et de Mesurages) sans mise en concurrence
et alors même que l’ARC avait négocié des
prix bien moins élevés.
ACCORD :
C’est la raison pour laquelle FONCIA
a accepté de prendre en charge tous les
diagnostics CREP qui n’auraient pas fait
l’objet d’une mise en concurrence et s’engage
à ne plus faire intervenir sa filiale
sans respect des dispositions en vigueur
(vote des assemblées générales et mise
en concurrence).
Troisième
point : ASSURIMO
ASSURIMO
est une autre filiale de FONCIA : il
s’agit d’un courtier qui met les compagnies
d’assurances en concurrence.
FONCIA
estime que - dans ce cas - le principe de
la mise en concurrence est d’emblée respecté.
Or, pour nous, ce n’est évidemment pas le
cas, puisque ASSURIMO n’est qu’un courtier
et non pas l’assureur lui-même. Dès lors
c’est donc ASSURIMO, courtier, qui doit
être mis en concurrence avec d’autres courtiers.
FONCIA
a fini par admettre que c’était le cas et
qu’il fallait aussi que son courtier puisse
être mis en concurrence.
ACCORD :
FONCIA s’est donc engagé :
-
à avertir suffisamment à l’avance le conseil
syndical, lorsque FONCIA souhaitait
faire intervenir ASSURIMO dans une copropriété
;
-
à lui permettre de mettre en concurrence
un autre courtier ;
Au cas où cela ne serait pas fait (oubli
ou faute de temps ou même nouvelle copropriété)
FONCIA devra prévoir une résolution en
assemblée générale permettant de mandater
le conseil syndical pour effectuer la
mise en concurrence.
Quatrième point : Travaux de traitement des peintures au plomb
(immeubles antérieurs à 1949).
FONCIA
a affirmé à ses copropriétés que les travaux
d’éradication des peintures au plomb devaient
être faits en urgence dans le mois suivant
le diagnostic des peintures au plomb, si
la concentration était supérieure à 1mg/m2.
Le
groupe FONCIA a donc fait voter des résolutions
autorisant les cabinets (de façon anticipée)
à procéder aux travaux nécessaire et à appeler
les fonds auprès des copropriétaires
(sans assemblée générale et sans mise en
concurrence…).
Or, le délai
d’un mois ne s’applique pas dans ce cas
et FONCIA s’est lourdement trompÉ, ce qui
a justifié des protestations très fortes
de la part de l’ARC.
ACCORD :
Là encore FONCIA a dû reconnaître le
problème et a accepté :
-
de ne pas appliquer les résolutions prises
dans ces conditions et de les considérer
comme
inexistantes ;
-
de rembourser les copropriétaires au cas
où des décisions auraient déjà été mises
en œuvre.
Cinquième
point : Résolutions
« gigognes ».
Les
résolutions « gigognes »
sont des résolutions dans lesquelles - sous
un même vote - sont prévus plusieurs points
(qui peuvent être très différents). Ces
résolutions sont non seulement illégales
mais particulièrement « incorrectes ».
FONCIA
s’était engagée à supprimer toutes
les résolutions gigognes.
Or,
l’ARC s’est aperçue que, là encore, l’accord
n’avait pas été respecté intégralement.
ACCORD :
FONCIA s’est donc engagé à ne plus jamais mettre aux voix de telles
résolutions et à ne pas appliquer les
résolutions qui, malgré tout, auraient
été adoptées dans de telles conditions.
Sixième
point : Le
remboursement du fonds de roulement.
Le
fonds de roulement - qui permettait autrefois
de payer les dépenses du trimestre à venir
- doit être remboursé aux copropriétaires
(ceci depuis 2002 !) puisque les charges
sont maintenant payables par avance.
Il y a deux exceptions possibles pour
détenir encore des fonds :
-
lorsque
le règlement de copropriété prévoit une
« avance
de trésorerie » ;
-
lorsque
l’assemblée a décidé (à la double majorité
de l’article 26) de créer cette avance.
Or,
il est apparu que certains cabinets FONCIA
avait transformé le fonds de roulement en
avance de trésorerie en faisant voter cette
transformation à la majorité simple de l’article
24 et non à la majorité 26.
ACCORD :
FONCIA s’est donc engagé à rectifier
la situation immédiatement si de tels
cas étaient signalés (il y aura remboursement
immédiat du fonds aux copropriétaires).
Septième
point : Les
frais d’ouverture de compte nouveaux copropriétaires
FONCIA
imputait (encore récemment) des frais d’ouverture
de dossiers aux acquéreurs, ce qui est totalement
illégal, comme nous ne cessons de le dire.
ACCORD :
FONCIA a donc annoncé qu’il renonçait
à ces frais mais aussi que les copropriétaires
dont le compte a été débité d’une telle
somme après le 16 juillet 2006
(date d’entrée en vigueur de la loi ENL)
soient remboursés.
Huitième
point : Remboursement,
sur demande, du « livret du copropriétaire »
FONCIA
adresse à chaque nouveau copropriétaire
un « livret du copropriétaire »
qui leur est facturé 83 euros.
Nous
avons demandé à FONCIA (voir plus bas) de
mettre fin à cette pratique. FONCIA a refusé,
mais a accepté de le rembourser à ceux qui
lui en feront la demande. N’HÉSITEZ PAS.
ACCORD :
Remboursement du « livret du
copropriétaire » à tous ceux
qui le retourneront à FONCIA en précisant
qu’ils ne sont pas intéressés.
III-
Points non encore résolus
- L’accès à une copie intégrale de la feuille de
présence (avec adresses de tous les copropriétaires).
FONCIA
continue à ne pas vouloir adresser la copie
de la feuille de présence intégrale (avec
les adresses) aux copropriétaires qui en
faisaient la demande.
Or,
après la
Cour de Cassation, la Commission Relative
à la
Copropriété a émis une
Recommandation qui prévoit que le syndic
doit bien fournir la feuille de présence
intégrale.
L’ARC
a donc demandé à FONCIA de respecter non
seulement la loi, mais la jurisprudence
ET enfin la
Recommandation de la Commission Relative
à la
Copropriété.
AUCUN ACCORD :
L’ARC continue donc son action sur le
sujet et incite les copropriétaires à
faire valoir leur droit.
- Fourniture automatique d’un « Livret du copropriétaire » aux
nouveaux copropriétaires
FONCIA
a par ailleurs décidé d’adresser systématiquement
aux acquéreurs un « livret du copropriétaire » facturé
83 €.
Face
aux réactions de l’ARC, FONCIA a - non pas
accepté de renoncer au principe, ce qui
est dommage - mais accepté de rembourser
cette somme (83 €) à ceux qui retourneraient
à FONCIA le livret, ce que nous vous incitons à faire si vous êtes
concernés.
AUCUN ACCORD :
Nous continuons, néanmoins notre action
sur ce point pour éviter que cet envoi
ne soit fait systématiquement.
On
le voit, nos discussions n’ont pas été vaines
et les négociations ont permis d’obtenir
des résultats importants.
Nous
vous invitons maintenant à vérifier que
ces accords seront bien et intégralement
respectés et ce dans les meilleurs délais
et surtout à nous faire part - si vous êtes
adhérents - de tout problème.