S’appuyant
sur ce qui s’est mis en place à Paris - Commune
qui a instauré une « Commission municipale ascenseur »
pour étudier les problèmes rencontrés par
les usagers en matière d’ascenseur - les associations
membres de l’UNARC viennent de saisir les
Maires des grandes Villes pour qu’ils procèdent
de la même façon.
Voici
la lettre adressée par les associations de
l’UNARC aux Maires concernés :
« Monsieur le Maire,
Comme vous le savez sans doute, la loi du 2 juillet 2003 dite loi DE ROBIEN
a traité du problème de la mise en sécurité
des ascenseurs, donnant quinze ans aux propriétaires
d’appareils (syndicats des copropriétaires,
organismes HLM) pour se mettre à niveau, par
tranche de cinq ans.
Des décrets ont défini les mesures qui - tranche par tranche - devaient
être prises et ont également précisé certaines
autres nouvelles obligations, concernant en
particulier les contrats de maintenance et
les contrôles.
Ces nouvelles obligations ont généré de nombreux problèmes comme l’ont
révélé diverses enquêtes des organisations
de propriétaires et de consommateurs, Association
des Responsables de Copropriété ; Union
Sociale de l’Habitat, Association UFC-Que-Choisir.
On peut résumer et classer rapidement ces problèmes ainsi :
1. Les problèmes qui concernent les travaux de mise en conformité :
- type
de travaux (beaucoup de travaux proposés
n’étant ni obligatoires, ni utiles) ;
- prix
élevés et non détaillés, ce qui empêche
les contrôles ;
- « ententes » entre ascensoristes
(très difficiles à établir, cependant)
;
- délais
excessivement longs de réalisation des
travaux, une fois ceux-ci commandés ;
2. Les problèmes qui concernent les contrats d’entretien des ascenseurs :
- clauses
abusives diverses (telle la « clause
de vétusté » ou la clause de
neutralisation des pénalités) ;
- prix
excessifs ;
- difficultés
de résiliation ;
3. Les problèmes qui concernent la maintenance :
- visites
périodiques non réalisées ou mal réalisées ;
- devis
adressé pour le changement d’un organe
alors que le contrat prévoit déjà son
changement ;
- non-respect
des clauses du contrat ;
- pannes
répétitives ;
4. Les problèmes concernent les travaux de gros
entretien ;
- prix ;
- absence
de détail ;
- travaux
non justifiés (ou devant normalement être
pris en charge dans le cadre du contrat) ;
- mise
à l’arrêt prolongé d’appareil pour faire
pression sur les copropriétaires, etc.
Les mises en garde des associations et les études des ministères ont permis
- dans un premier temps - de repousser l’échéance
de la première période (2 juillet 2008) au
31 décembre 2010, ce qui a permis de desserrer
l’étau.
Cette mesure est cependant vite apparue comme insuffisante car le report
de la première tranche SANS report de la
deuxième tranche et de la troisième
tranche ne permettait pas de résoudre les
problèmes.
C’est pourquoi - suite à la demande argumentée des associations - le Parlement
a allongé de trois ans le délai initial de
quinze ans et donc porté celui-ci à dix-huit
ans, (loi du 25 mars 2009).
Malheureusement les décrets initiaux n’ont - à ce jour - pas encore été
modifiés, ce qui fait que les échéances des
deuxième et troisième tranches restent TOUJOURS
fixées au 2 juillet 2013 et 2 juillet 2018.
Ainsi entre la fin de la première tranche et celle de la deuxième le délai
est aujourd’hui de deux
ans et demi au lieu de cinq ans initiaux.
Cette situation est dramatique et accentue les problèmes évoqués plus
haut :
-
surcharge
de travail en matière de gros travaux ;
-
absence
de concurrence voire entente entre ascensoristes ;
-
prix
excessifs ;
-
dégradation
de la maintenance courante (et augmentation
des pannes) ;
-
contrats
non respectés ;
-
augmentation
des clauses abusives ;
-
etc.
Aujourd’hui certaines Villes ont décidé de créer une Commission permettant :
- d’une
part de montrer les conséquences dramatiques
de l’absence de report effectif des échéances,
pourtant prévues par la loi du 25 mars 2009 ;
- d’autre
part de faire le point de certaines pratiques
locales pouvant présenter un caractère répétitif
et engendrer un préjudice collectif important
pour les occupants (propriétaires, locataires).
C’est la création d’une telle Commission municipale que nous vous demandons
de bien vouloir envisager, Commission qui
aurait pour rôle :
- d’auditionner
les associations compétentes ;
- d’auditionner
les syndics et responsables du secteur HLM ;
- de
faire le point sur la mise en conformité
des ascenseurs ;
- d’évaluer
les problèmes que pose le marché local ainsi
que les pratiques qui - localement - peuvent se révéler préjudiciables.
L’implication de la municipalité se justifie à plus d’un titre :
-
il
s’agit d’une loi sur la sécurité des usagers ;
-
il
s’agit de savoir si le marché local
est capable de répondre aux obligations légales,
dans de bonnes conditions pour les administrés.
Restant à votre disposition pour répondre à vos questions, nous vous prions
de recevoir, Monsieur le Maire, l’assurance
de nos salutations distinguées ».
Les
associations régionales suivantes participant
à cette mobilisation nationale :
A.G.R.C.
- SUD-OUEST
Aquitaine,
Charentes, Limousin,
Midi-Pyrénées
ARC
VAM
Var,
Alpes-Maritimes,
Alpes-de-Haute-Provence,
Hautes
Alpes.
ARC NANTES ATLANTIQUE
Dpts
44, 56, 85
Association
Régionale de Copropriétaires
Nantes
Atlantique (A.R.C.N.A)
ARC
Rhône-Alpes
Dpts.
01, 38, 69, 73, 74, 07, 26
(sauf dpt. 42)
ARC
PROVENCE / LANGUEDOC Est
Dpts
13, 30, 84, 34 Est
ARC
Corse
ARC
NORD - PaS de Calais
URCRC
ARC
Loire, Haute-Loire (Dpts. 42, 43)
ARC
AUVERGNE-CENTRE
Dpts :
03-18-23-36-58-63
Et
trois associations en cours d’intégration
à l’UNARC
ASIB
(Alsace)
Association
des syndics d’immeuble bénévoles.
ACAE
Languedoc Roussillon.
ARCI
(Yonne)
Association
des Responsables de Copropriété Icaunaise.
N’hésitez pas, vous aussi, à rejoindre ce
grand mouvement qui va aller en s’amplifiant
et en se régionalisant.