| ARC, les actions / 01 10 03 / ©
L'aide judiciaire pour les copropriétés
en difficulté :
L'article 22 de la loi Rénovation Urbaine (1er août 2003) prévoit que peuvent bénéficier de l'aide juridique les " copropriétés qui font l'objet d'un plan de sauvegarde ". · Le problème est que lorsqu'une copropriété est en plan de sauvegarde, il y a deux phases : 1) élaboration du plan ; · Que veut dire l'expression : " faire l'objet d'un plan " ? Est-ce le cas d'une copropriété en phase d'élaboration de plan ? · Comme il y a dernière cette interprétation des problèmes d'argent il est important d'avoir une position claire et satisfaisante. C'est la raison pour laquelle nous venons de demander à Dominique PERBEN Ministre de la Justice et Jean Louis BORLOO, Ministre de la Ville, qu'ils veillent bien préciser ce point (dans le bon sens, naturellement).
Monsieur le Ministre, L'article 22 de la loi du 1er août 2002 sur la Rénovation Urbaine a explicitement élargi le bénéfice de l'aide juridique aux copropriétés en difficulté, mesure que nous appelions de nos vux depuis des années et dont nous vous félicitons. Nous avons néanmoins besoin d'une interprétation exacte de ce que recouvre - dans l'article de loi - l'expression : " Copropriété faisant l'objet d'un plan de sauvegarde ". Il y a en effet deux étapes dans ce processus :
Naturellement l'aide juridique qui est surtout nécessaire dans la phase première, puisque c'est à ce moment là que le redressement financier de la copropriété est déterminant, aucun plan ne pourra se mettre en place si les procédures judiciaires à l'encontre des débiteurs n'ont pas été activées. Nous vous serions donc particulièrement reconnaissant d'une
part, de bien vouloir nous rassurer sur ce point, en nous confirmant que
les copropriétés éligibles à l'aide juridique
sont celles pour lesquelles une commission d'élaboration d'un plan
de sauvegarde a été nommée par décret, d'autre
part de faire en sorte qu'une circulaire conjointe de votre ministère
et celui de la Justice vienne éclairer les services instructeurs
des Tribunaux de Grande Instance. Fernand CHAMPAVIER
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