Ø
De
nombreux opérateurs de « fibres
optiques » sollicitent nos adhérents pour faire
des travaux dans leur immeuble.
Ø
Les
« protocoles » proposés sont souvent
TRÈS insuffisants et ne prévoient pas tout.
Voici donc :
1.
Un
article qui fait le point.
2.
Un
modèle de protocole élaboré par l’ARC.
*
L’ARC et le développement de l’accès
au très haut débit via la fibre
optique
1-
La fibre optique, un enjeu économique
Chacun
le sait : le développement économique de notre
pays comme de tous les pays développés passe actuellement
par une diffusion maximum de l’accès d’un grand nombre
de personnes au très haut débit.
Ou,
pour dire autrement : il apparaît indispensable
que le maximum de foyers ait accès à des infrastructures
leur assurant de très hauts débits.
Or,
il se confirme que la « fibre
optique » est, à ce jour, est
la seule technologie capable de répondre aux
exigences nouvelles d’accès à de très hauts débits.
2-
L’ « ouverture » des copropriétés à la fibre optique
Pour
les raisons que nous venons d’exposer il est donc de
l’intérêt de tous de faire en sorte que les copropriétés
puissent offrir à leurs occupants l’accès au très haut
débit.
Il
est de notre responsabilité à nous, Association Nationale
de Copropriétaires, de faire en sorte que cet accès
se fasse dans les meilleures conditions d’installation
et d’exploitation.
3-
Les conditions nécessaires
Pour
favoriser le développement de l’accès au très haut débit
tout en évitant les déboires que nous avons connus avec
la mise en place du câble, trois conditions doivent
être satisfaites :
1-
Il
faut tout d’abord éviter la multiplication des cheminements
des câbles dans les immeubles,
à la fois source de coûts de déploiement importants
(investissements multiples et redondants), consommatrice
d’espace, génératrice de travaux récurrents dans les
parties communes et donc de gêne pour les habitants
tout en dégradant l’esthétique.
2-
Ensuite
il faut que les infrastructures mises en place garantissent
l’accès à la concurrence pour le client final ;
il faut donc éviter la constitution de monopoles locaux.
3-
Il
faut, enfin, prévoir la gestion simple, sécurisée et
peu coûteuse des infrastructures dans les immeubles
(connexion, déconnexion, maintenance…) qui est assurée
par l’exploitant.
4-
Organiser l’installation et l’exploitation :
des cadres types
Pour
parvenir aux objectifs définis plus haut, il faut,selon
nous :
a)
qu’un
seul opérateur mette en place une infrastructure unique
qui sera ensuite mutualisée (entre les différents opérateurs) ;
b)
qu’un
cadre contractuel et opérationnel type soit défini pour
la mise à disposition de ces infrastructures à d’autres
opérateurs ;
c)
que
l’exploitation soit également confiée à un seul opérateur
(de préférence celui qui a installé le câblage) là aussi
selon un cadre contractuel type.
5-
Actions et propositions de l’ARC
Voilà
pourquoi l’ARC a mis au point et négocié avec certains
opérateurs un document-type que vous trouverez ci-dessous
au point 6.
Au
cas où votre syndic souhaiterait mettre à l’ordre du
jour le problème de la fiche optique assorti d’autorisation
donnée à des opérateurs d’installer ses câbles, nous
vous conseillons de lui adresser ce texte et d’exiger
qu’il impose ces conditions à l’opérateur.
À
défaut, appelez l’assemblée générale à refuser toutes
autorisations.
6-
Protocole (ou charte de qualité) mis
au point par l’ARC
Charte qualité
de prestation
Réseau fibre
optique Très Haut Débit
Préambule
Cette présente charte, essentielle et non négociable
décrit les engagements pris par l'opérateur quel qu’il
soit auprès des professionnels de l'Immobilier, Syndics et
Administrateurs de Biens dans le cadre de l'installation
du réseau fibre optique Très Haut Débit. (On
entend par OPERATEUR le ou les fournisseurs d’accès
au réseau fibre optique)
Relation client : On entend par CLIENT
le Syndicat des Copropriétaires
Des équipes sont dédiées pour répondre aux besoins des correspondants
immobiliers.
Ø Un interlocuteur unique est nommé durant
la phase chantier,
Ø Une hot line dédiée et gratuite pour répondre
à toutes questions,
Ø Un numéro ou plusieurs numéros vert gratuit
:
Ø
Un
site web :
L'opérateur assure directement ou par l'intermédiaire
de prestataires référencés et dûment mandatés, tout
ou partie de la négociation et de l'installation du
réseau fibre optique à l'intérieur des immeubles.
L'opérateur est seul responsable de la négociation
et de l’installation du réseau fibre optique à l’intérieur
des immeubles.
L'opérateur fera son affaire des conséquences
pécuniaires, des accidents corporels ou incorporels,
dommages matériels ou immatériels, consécutifs ou non,
résultant directement de son fait ou indirectement par
l'intermédiaire de ses prestataires référencés et mandatés.
Fourniture d’une documentation didactique :
Un dossier d'information Syndic à destination
de la copropriété qui comprend :
v Une plaquette d'information,
v L'accord de principe autorisant l’opérateur
à installer le câblage sous réserve de la faisabilité
technique. Dans le cas où des travaux particuliers
sont nécessaires (percements de dalles, ou de colonnes
...), un accord spécifique
sera demandé au syndic.
Qualité de l'intervention
L'opérateur est certifié ISO………….
Les différentes phases de prise de contact,
de négociation, de conception et de construction du
réseau consistent en :
1)
Prise
de contact :
Les équipes prendront contact avec les syndics
d'un patrimoine donné, afin d'effectuer un référencement
et de présenter au syndic représentant de la copropriété,
les opportunités d'un câblage très haut-débit
dans l'immeuble référencé.
Simultanément à cette présentation, l’opérateur
informera l’ensemble des copropriétaires de ces opportunités.
Le Syndic mettra en œuvre les dispositifs nécessaires
à l'obtention des autorisations par la copropriété,
dans les règles établies par les lois en vigueur.
Pour obtenir ses autorisations l’opérateur remet au syndic
ou
à l’administrateur de biens :
-
un accord de principe rédigé,
-
la charte qualité de prestation,
-
l’identification des travaux à réaliser dans les parties
communes,
-
un engagement de délai à la signature.
Le Syndic est l'interlocuteur unique de l'opérateur
pour ce qui concerne le réseau dans les parties communes
et ce, pour toute la durée du protocole qui le lie avec
la copropriété.
Installation du réseau
·
Etude
de faisabilité :
L’étude technique de faisabilité
réalisée par l’opérateur
permet de décrire les travaux de câblage vertical dans
les parties communes de l'immeuble.
Pour cela, l’opérateur informera le Syndic,
lors de sa ou ses visites préalables à l’élaboration
de l’étude, le technicien de l’opérateur sera accompagné
d’un représentant du syndicat des copropriétaires choisi
en accord avec le syndic.
Cette étude précisera :
-
où
se situera le point de branchement ?
-
comment
ce point sera accessible aux techniciens ?
-
où
seront disposés les boîtiers de raccordements ?
-
quels
seront les parcours existants utilisés pour le passage
des câbles en fibre optique ?
-
où
sont envisagés les points de connexions optiques, comment
seront-ils installés ?
Cette étude sera soumise au syndic qui pourra éventuellement
demander des modifications – lui sera alors soumis un
nouveau projet.
L'opérateur s'engage à concevoir une installation qui
respecte les parties communes de
l'immeuble (dissimulation, utilisation des gaines techniques
existantes, respect des lieux de vie communs).
L'opérateur s'engage à demander l'accord
express de la copropriété pour tous travaux
nécessitants une modification
d'aspect, création de gaine supplémentaire, percement
de dalle etc.).
L'opérateur est l'interlocuteur unique du
syndic dans le cadre de ces
demandes.
Le réseau est installé dans les règles de
l'art définies dans le Cahier
des Clauses Techniques Générales qui
sera fourni par l’opérateur.
Pour l'ensemble des prestataires
référencés par l'opérateur, le CCTG fait référence.
L’opérateur s'engage sur le respect de l'utilisation
de son CCTG.
Au préalable, un état des lieux des parties communes
de l'immeuble concernées par les travaux est réalisé
de manière contradictoire, par le
Syndic représentant la copropriété et
par un technicien de référence de l'opérateur.
Dans le cadre de cette installation :
-
L'opérateur transmet le nom et les coordonnées du responsable de chantier au
syndic.
-
L'opérateur s'engage sur la durée du chantier dans les parties communes.
-
L'opérateur assure un affichage dans les parties communes indiquant la nature
des travaux réalisés.
En fin d'installation :
Une réception des travaux est effectuée par
le technicien de l'opérateur et le syndic de l'immeuble.
Cette réception comportera une partie « état des
lieux contradictoire entre les deux parties » sur
la base de celui réalisé avant le démarrage des travaux.
En cas de réception de travaux avec réserves, l’opérateur
s’engage à traiter les problèmes sous un délai convenu
et précisé dans le procès verbal de réception.
Tant que les réserves n’auront pas été levées, le réseau
restera la propriété du syndicat des copropriétaires.
Une fois effectuée la réception des travaux sans réserves
ou une fois les réserves levées, le réseau sera la propriété
de l’opérateur qui en assurera la gestion et la maintenance.
Respect de l'environnement
L'opérateur s'engage avec exemplarité :
-
À
définir avec le syndic et le conseil syndical, des horaires
de chantier durant l’installation de la fibre optique.
-
Au
respect de la propreté des parties communes en travaux.
-
Au
stockage et à l'évacuation des déchets en fin de chaque
journée de travail.
-
À
adapter, autant que faire se peuvent, les horaires de
chantier en fonction des contraintes de l'immeuble.
Ces horaires seront négociés par le syndic avant le
démarrage des travaux.
-
À
réaliser un plan de prévention générique sur les travaux
de l'immeuble avec une attention particulière sur les
points à risque.
-
À
baliser, si besoin, les parties communes sur lesquelles
subsisteraient une gêne ou un risque durant l'interruption
des travaux en heures non ouvrables.
-
À
afficher de manière pérenne, les informations liées
à la présence du réseau fibre optique dans les gaines
techniques de l'immeuble.
Assurances
L'opérateur
est assuré sans limites pour les risques
liés aux travaux d'installation de son réseau.
Les engagements de l’opérateur sur le réseau
FTTH de votre immeuble :
Ø Interopérabilité
Le réseau vertical installé dans les parties
communes est ouvert, dans le cadre de la réglementation
en vigueur, et inter opérable ou mutualisable avec tous les opérateurs « FTTH » souhaitant câbler un client dans
l'immeuble.
L’opérateur ne garantit le seul usage de
la colonne montante en fibre optique qu’à des FAI (fournisseur d’accès Internet) dûment autorisés.
Le Syndic s'engage à mettre en rapport les nouveaux
opérateurs entrants avec l'opérateur
afin qu'ils mettent en œuvre la mutualisation
du réseau installé dans les parties communes.
Ø Maintenance et
Entretien
L'opérateur s'engage :
-
À
maintenir son réseau pendant toute la durée du protocole
qui le lie avec la copropriété.
-
À
mettre à disposition du syndic un numéro de téléphone
pour joindre l'opérateur en cas de dysfonctionnement
du réseau.
-
À
mettre à disposition de ses abonnés une hot line dédiée
et gratuite pour tous problèmes de maintenance en phase
opérationnelle.
-
À
communiquer à ses abonnés un ou plusieurs numéros verts
gratuit.
Pour mémoire, les clients ont la possibilité
de joindre directement leur service client, en cas de
défaillance du service.
L'opérateur est assuré sans limites pour tous les risques
liés à son activité professionnelle.
PROPRIETE DU RESEAU
a)
Une fois effectuée la réception des travaux sans réserve
ou une fois levée les réserves, le réseau sera la propriété
de l’opérateur.
b)
Cette propriété emporte obligation de gestion et de
maintenance telle que fixée aux articles 4 et 5.
c) Comme indiqué dans
ces articles, la pérennité de cette propriété est fonction
du maintien d’une gestion gratuite.
GESTION DU RESEAU
a. L’opérateur devra
assurer la gestion du réseau selon les modalités fixées
à l’article 5.
b. Si l’opérateur
décidait de ne plus assurer gratuitement la gestion
du réseau, une information par L.R.A.R devra être adressée
au syndic, mandataire du syndicat des copropriétaires.
Cependant, l’opérateur devra poursuivre impérativement
la gestion du réseau tant que le syndicat n’aura pas
trouvé un autre opérateur.
c. Dans ce cas, la
propriété du réseau reviendrait à la copropriété qui
sera libre d’en confier la gestion à l’opérateur de
son choix.
MODALITES
DE GESTION
L’opérateur
fera son affaire
personnelle des promotions ou abonnements individuels
sans invoquer que le nombre de raccordements soit un
motif de non raccordement.
L’opérateur
est seul et unique
propriétaire de son réseau et assure seul sa pleine
et unique exploitation (entretien, gestion, réparations,
etc.) sans que le syndicat des copropriétaires puisse
en être inquiété.
RELATION
AVEC LES AUTRES OPERATEURS
L'opérateur s’engage à desservir individuellement
chaque copropriété
par une fibre directe.
L'opérateur s’engage à ne pas faire état d’une position dominante
en faisant obstruction à tout câblage privatif effectué
par d’autres opérateurs « FTTH » utilisant
le réseau fibre optique préalablement installé dans
les parties communes.