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ARC © 04 02 04 L'eau Une norme pour les " diagnostics plomb ", qui s’impose aux syndics et aux professionnels
Rappelons que le taux de plomb dans l’eau (autrement dit la concentration) doit être - depuis fin 2003 - situé au maximum à 25 microgrammes par litre d’eau. Bien qu’il n’y ait pas de quoi s’affoler (il était jusqu’à présent de 50 microgrammes sans que cela ait jamais entraîné le MOINDRE problème..), il va falloir commencer à s’occuper de la question. Oui, mais pas n’importe comment. Des adhérents nous adressent chaque jour des pseudo diagnostics qui sont chers et inutiles parce que mal faits. D’où l’intérêt de la NORME AFNOR (P 41-021) qui vient de sortit (début 2004) et qui permet de distinguer le bon grain de l’ivraie.
Cette norme a pour nom de baptême : Norme P 41-021
Ainsi vous serez sûr d’écarter les professionnels indésirables.
Nous allons faire le tour de quelques aspects de cette norme qui vous permettront déjà de savoir ce que vous pouvez demander et attendre.
Cela veut dire qu’il faudra exiger les justificatifs sur ces deux points. A défaut….
" Dans le cas d’une copropriété, la réalisation d’un diagnostic nécessite l’accord des copropriétaires ". Donc, pas de diagnostic sans vote préalable de l’assemblée.
" Le donneur d’ordre doit préparer tous les éléments nécessaires et disponibles préalablement à l’intervention de l’opérateur de repérage en particulier :
Si votre syndic propose un diagnostic, demandez-lui donc s’il a déjà recueilli ces éléments. Si ce n’est pas le cas, demandez-lui de les recueillir avant de donner votre accord.
" L’opérateur de repérage doit rassembler les données qualitatives sur l’eau :
En effet, à quoi bon s’occuper du réseau de l’immeuble si on ne connaît pas les caractéristiques de l’eau distribuée ? Nous pensons d’ailleurs que ces données devraient systématiquement être demandées par les syndics avant TOUTE analyse ou diagnostic. 5 - e repérage des
canalisations et des facteurs favorisant la dissolution du plomb du
l’eau
" L’inspection visuelle concerne le branchement public et le réseau intérieur de distribution d’eau potable. Lors de l’inspection visuelle, l’opérateur de repérage note sur une fiche de visite tous les facteurs de réseau favorisant la dissolution du plomb. A la suite de cette inspection, un schéma de fonctionnement est réalisé selon les conditions définies plus haut. ".
◙ type d’équipement ; ◙ nature du matériau ; ◙ la cas échéant, le diamètre " , etc.
" Ce schéma doit notamment inclure la représentation des éléments suivants :
Un numéro est attribué à chaque élément du réseau intérieur de distribution d’eau potable ". 7 - Analyse des résultats
7- Rapport
CONCLUSION Avec de telles règles vous repérerez et écarterez donc rapidement les " amateurs ". Surtout vous pourrez refuser de voter ou de payer des diagnostics simplifiés et inutiles qui ne respectent pas cette norme. Mais rappelez-vous : de tels diagnostics ne sont utiles que quand on a des doutes sur le potentiel de dissolution du plomb dans son réseau. Si vous êtes déjà sûr qu’il y a une forte dissolution potentielle (réseau entièrement en plomb) ou au contraire une très faible dissolution (peu ou pas de plomb), ce diagnostic ne doit pas être fait, car ce sera beaucoup de temps et d’argent perdu pour rien.
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