ARC © 13 05 03 L'eau

Plomb dans l'eau
La préparation d'une vaste campagne d'intoxication, euh….
d'information confirme nos analyses



Le Gouvernement s'apprête à lancer d'ici quelques mois une campagne d'information sur le problème du " plomb dans l'eau ".

Les pouvoirs publics ont en effet constaté que nous (habitants de France en général et copropriétaires en particuliers), étions insuffisamment réceptifs aux problèmes posés par les obligations futures en matière de plomb dans l'eau (que, rappelons-le, nous jugeons en ce qui concerne excessives et source de travaux en partie inutilement coûteux).

Dès lors le Gouvernement a décidé d'engager une campagne de longue durée qui doit :

- sensibiliser les habitants au problème du plomb dans l'eau ;
- les amener à mieux accepter les obligations en matière du taux de plomb dans l'eau et donc les conséquences financières qui découleront de la mise en œuvre de ces obligations (travaux lourds dans les immeubles).

Ce qui est intéressant dans la préparation de cette campagne, c'est qu'elle apporte de l'eau à notre moulin (c'est le cas de le dire) pour des raisons que nous allons préciser. Avant cela, résumons notre position.

I - La position de l'ARC en matière de plomb dans l'eau

Notre position est la suivante :

1) les normes actuelles (50 micro-grammes par litre maximum) sont bien suffisantes ; ce qui veut dire qu'à 50 micro-gramme il n'y a aucun risque de saturnisme d'origine hydrique ;

2) puisque les pouvoirs publics sont persuadés du contraire, nous pensons qu'il faut d'abord que le plomb soit éradiqué sur le réseau public. Tant que cela n'est pas fait, il est inutile d'obliger les particuliers à agir sur les réseaux internes ;

3) l'intervention sur les installations intérieures aux immeubles doit se faire sur les dix ans qui viennent sans précipitation et avec le souci de rationaliser et d'améliorer la gestion de l'eau autant (sinon plus) que de satisfaire à des obligations sanitaires excessives.


II - La position de l'ARC renforcée

Nous allons citer quelques extraits d'un document préparatoire à la campagne d'information et intitulé : " Campagne nationale d'information sur le plomb d'origine hydrique. Réflexion stratégique ". Ces extraits montrent que notre position est non seulement raisonnable mais partagée….

Nous citons :

a) Sur les objectifs (10 micro-grammes par litre).

Le rapport dit ceci :

" La valeur fixée pour 2013 est particulièrement basse.

· Compte tenu du contexte européen, la valeur de 10 miicro-grammes adoptée pour 2013 est très basse ; cela peut laisser penser à certains que la France aurait, jusqu'ici, été abusivement laxiste sur ce sujet alors même que la valeur 50 est déjà un bon niveau de protection.

· Certains experts considèrent même que l'objectif 10 est exagérément inutile car infiniment trop prudent par apport à la réalité du risque.

Il faudra donc veiller à désamorcer cet aspect ".

Sauf la dernière phrase, nous ne pouvons rien redire à ce qui précède…

b) Sur les problèmes concernant les travaux sur le domaine public.

Le rapport note des situations disparates et des retards importants :

· " En ce qui concerne la partie publique des branchements, (…), dans un même département, certaines Villes ont un plan d'action sur dix ans engagé déjà depuis plusieurs années et s'étalant jusqu'en 2008, 2010 ou 2013 ; d'autres n'ont rien engagé encore ; ailleurs, des plans existent mais certains s'étalent jusqu'au-delà de 2013, etc. ".

Et surtout :

· " Il n'existe, semble t-il, aucun état exact d'avancement du remplacement de la partie publique des branchements et un grand nombre de ces travaux ne seront très vraisemblablement pas terminé d'ici 2013. certains considèrent qu'il en reste de l'ordre de 40 % en plomb ; on ne peut exclure que la réalité soit bien supérieure. En Ile de France, le plan prévoit que les branchements de plus de treize mètres devraient avoir été remplacés d'ici la fin 2003, ceux de moins de treize mètres d'ici 2013 ".

Conclusions :

- Nos conclusions sont toujours les mêmes, confortées par ce document pour suspect de partialité :

· Ne nous laissons pas impressionner par un problème qui - dès lors que le seuil de 50 micro-grammes est respecté - est marginal voir inexistant.

· Attendons pour agir dans les immeubles (lorsque les valeurs sont égales ou inférieures à 50 micor-grammes) que l'éradication soit achevée sur la partie publique du réseau, est LOIN d'être le cas.

· Intervenons lentement mais sûrement sur les réseaux privés (intérieurs aux immeubles) dans le souci de rationalisation de la distribution d'eau plus que dans le souci d'éradication quasi totale et inutile du plomb dans l'eau.

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