ARC, Actualité /14 01 09/ ©

La loi GRENELLE 2, l’ARC, le CPE

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I-                   La Loi GRENELLE 2 et la Copropriété

 

La Loi GRENELLE 2 est la loi d’application de la Loi GRENELLE 1, qui est une loi cadre (voir dossier du mois de novembre 2008).

Le projet de cette deuxième loi a été présenté au Conseil des Ministres du 7 janvier 2009. Il pourrait être discuté au printemps et en été puis être voté (au mieux) en automne.

Seules trois dispositions concernent directement la copropriété pour le moment (ce qui n’empêchera pas, naturellement, de déposer des amendements) :

 

  1. Une obligation pour toutes les copropriétés dotées d’un chauffage collectif de  faire procéder à un Diagnostic de Performance Énergétique (D.P.E.) concernant TOUT l’immeuble.
  1. L’obligation pour ces mêmes copropriétés de se prononcer sur plusieurs propositions de Contrat de Performance Énergétique (C.P.E.).
  1. Enfin, la possibilité de voter à la majorité de l’article 25 certains travaux concernant des parties privatives (exemple : fenêtres) dès lors que ces travaux auront pour conséquence d’améliorer le bilan thermique des bâtiments.

 

II-                L’aboutissement du travail de l’ARC

 

Ces innovations législatives à venir sont essentiellement dues au travail de longue haleine effectué par l’ARC auprès des pouvoirs publics depuis quatre ans.

 

  1. Diagnostic de Performance Energétique collectif : « Quel intérêt, disions-nous, d’imposer un DPE (Diagnostic de Performance Energétique) par logement en cas de chauffage collectif ? Ce DPE coûte cher, n’a aucun intérêt et ne permet pas d’analyser  ni de traiter les problèmes collectifs qui sont seuls important dans ce cas ».

 

Heureux d’avoir été entendus. Evidemment nous agirons pour que ces DPE soient « sérieux » et faits par des gens « sérieux » pour un prix raisonnable.

 

  1. Contrat de Performance Energétique : là encore, voilà des années que nous agissons pour que ce dispositif, qui existe de façon développée dans le secteur HLM (et explique en partie les bonnes performances du secteur en HLM) se mette davantage en place dans les copropriétés.

Le principe est simple : on fixe avec un chauffagiste des objectifs de consommations concernant sa copropriété (en fonction de ses caractéristiques, de ses installations, des améliorations apportées, etc.).

 

On signe ensuite un contrat par lequel le chauffagiste accepte de n’être payé QUE pour cette consommation d’objectif. S’il dépasse la consommation, il prend en charge le dépassement ; s’il est en deçà de cette consommation (suite à une gestion rigoureuse) il bénéficie de cette « économie » supplémentaire.

 

Il y a des variantes à ce contrat (avec « intéressement » ou non, par exemple), mais le principe reste toujours le même : fixer un objectif garanti qui oblige le chauffagiste à gérer rigoureusement le chauffage, donc à assurer des économies au bénéfice des copropriétaires.

 

L’ARC a déjà beaucoup travaillé sur ces contrats et de nombreux adhérents de l’ARC ont négocié, avec notre aide,  de tels contrats.

Ceux qui veulent en savoir plus sans attendre peuvent lire avec profit le chapitre 6 de notre guide LIEN : « Copropriété : le temps des économies d’énergie et du développement durable ».

 

Dans ce chapitre - intitulé :  « L’amélioration des performances énergétiques de votre installation de chauffage et la renégociation des contrats » - nous consacrons une dizaine de pages (pages 70 et suivantes) à ce type de contrat du Contrat de Performance Energétique.

 

Nous reviendrons bientôt et longuement sur le CPE (Contrat de Performance Energétique), car il y a de bons CPE et de moins bons CPE et il faut donc absolument savoir comment négocier un bon CPE.

           

            En attendant, nous nous réjouissons de ce que notre action déjà ancienne à ce sujet trouve une première traduction législative.

 

  1. « Travaux d’intérêt commun réalisés sur parties privatives » : là encore nous sommes heureux de voir avancer ce « vieux » problème ; dans un immeuble avec chauffage collectif il est, en effet, parfois impossible de pouvoir engager certains travaux d’intérêt commun (en matière de chauffage), parce qu’ils concernent des parties privatives (comme les fenêtres).

 

Or, si la moitié des fenêtres d’un immeuble sont changées (par des fenêtres isolantes) et pas l’autre, le gain thermique collectif est très faible, la conséquence étant surtout la SUR-CHAUFFE des logements équipés de fenêtres isolantes, ce qui est aberrant d’un point de vue énergétique et économique. Il s’agit donc - avec la Loi GRENELLE 2 - de faire sauter ce « verrou » dans le respect des droits et intérêts de chaque copropriétaire (les travaux seront votés à la majorité de l’article 25 et les frais répartis sur les copropriétaires concernés ; ainsi ceux qui auraient déjà changé leurs fenêtres - pour prendre cet exemple - n’auraient rien à payer ; par ailleurs l’entretien resterait à la charge de chacun).

Naturellement nous serons très vigilants sur les décrets d’application correspondants et avons d’ores et déjà demandé aux ministères concernés de pouvoir négocier ces décrets (avant même le vote de la loi !).

Espérons cependant que la Loi GRENELLE 2 sera votée le plus vite possible car des milliers d’opérations concernant l’amélioration de l’efficacité énergétique des copropriétés seront impossibles tant que cette mesure n’aura pas été votée.

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