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ARC, Actualité /15
02 06 / ©
La
Seine-saint-Denis ne veut pas monter les escaliers à pieds
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Le 7 février dernier,
la Mairie de BOBIGNY organisait une soirée sur le thème
des ascenseurs. Sur le plateau : les offices HLM, l’ARC,
la Fédération des Ascenseurs, des techniciens
de maintenance, des élus, dont le Maire de Bobigny,
ancien ouvrier de maintenance chez… OTIS.
I . Les questions
- Les questions centrales étaient :
" Pourquoi la situation se dégrade ?
Pourquoi les ascenseurs tombent-ils de plus souvent en panne
et sont-ils immobilisés de plus en plus longtemps ?
Que faire pour que cette situation cesse ? ".
- On le constate, des questions de fond…
II. Les réponses
- Grâce à l’expérience
des " débateurs ", un
diagnostic approfondi de la situation a pu être dressé.
On trouve en vrac :
- Les sociétés d’ascenseurs
n’assure plus vraiment de maintenance ; dès
lors faute de réglage, d’entretien préventif,
de changement de certaines petites pièces, les
appareils finissent par mal vieillir, ce qui entraîne
des pannes à répétition ; les
ouvriers se contentent trop souvent de " dépanner ",
ce qui trop souvent signifie simplement mettre les appareils
à l’arrêt.
- Les sociétés d’ascenseurs
ne constituent plus de stocks de pièces pour des
simples raisons de rentabilité : dès
lors, des délais de trois ou quatre semaines ne
sont pas rares en cas de panne, ceci uniquement pour faire
venir la pièce.
- Face à un parc d’appareils
de plus en plus diversifié, les ouvriers ne sont
pas assez formés.
- En raison du " verrouillage
technologique " qui se développe,
lorsque la société d’entretien des ascenseurs
change, la nouvelle se retrouve dans l’impossibilité
d’assurer un entretien correct, ne disposant pas des schémas...
- Les sociétés d’ascenseurs
ont des carnets de commande tellement chargés qu’elles
se moquent de perdre tel ou tel marché pour cause
de pannes trop fréquentes ou de clients mécontents.
- Les propriétaires d’appareil
ont beaucoup de difficulté non seulement à
imposer des obligations contraignantes aux ascensoristes,
mais surtout à les faire respecter, ceci pour deux
types de raisons :
- la complexité technique
(origine des pannes ?) ;
- la difficulté qu’il y
a suivre la maintenance et à contrôler
le travail fait .
g. Enfin la qualité actuelle
des appareils installés dans les immeubles d’habitation
a tendance à baisser (portes coulissantes trop fragiles,
par exemple, etc) ; les participants ont tous relevé
que les ascenseurs de moins de dix ans ou les ascenseurs
entièrement rénovés étaient
beaucoup plus souvent en panne que les vieux appareils construits
pour durer.
- Ce bilan ne vous étonnera peut-être
pas, mais la convergence des analyses et des constats impressionna
néanmoins fortement les participants de cette soirée
et sont ressortis assommés par l’ampleur des difficultés
évoquées.
III. Des solutions ?
- Les solutions évoquées
ne furent, évidemment, pas à la hauteur des
problèmes relevés.
- Certes, il faut que les bailleurs
exigent que les ascensoristes constituent des stocks,
mais comment ?
- Certes, il faut que les contrats
incluent des obligations de moyens (personnel ; durée
des visites de maintenance, etc), mais comment les faire
respecter ?
- Les idées simples de l’ARC retinrent
particulièrement l’attention des participants :
- faire travailler de vrais bureaux
d’études capables d’auditer la qualité de
l’entretien réalisé par l’ascensoriste (des
bureaux d’études et non des bureaux de contrôle) ;
- assurer simplement un contrôle
continu de la maintenance en exigeant pour cela :
- un carnet d’entretien sur support
" papier " dont on vérifiera
le " remplissage " en temps
réel ;
- de pouvoir contrôler tout
simplement à chaque visite que le technicien
reste une heure sur l’installation et non pas cinq minutes.
- En sommes, obliger les sociétés
d’ascenseurs à rester un peu plus dans les ascenseurs
pour éviter que les usagers ne montent à pieds.
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