ARC, Actualité /17 02 10/ ©

Une rénovation thermique exemplaire dans une copropriété populaire, avec l’ARC

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Les Cahiers de l’ANAH du premier trimestre 2010 rendent hommage au travail de l’ARC et du bureau d’études OZONE.

Dans ces Cahiers, en effet, un article explique comment nous sommes parvenus dans une copropriété très modeste, à engager des travaux qui vont entraîner des économies de chauffage de 44 % (mieux que l’objectif du Grenelle pour 2020).

Nous félicitons tout d’abord les salariés de l’ARC, d’OZONE et du bureau d’études thermiques ECIC qui ont - grâce aux aides financières pour travaux de l’ANAH et du Conseil Régional d’Ile de France - réussi ce petit exploit.

Voici le récit.

« L’ECO-

RENOVATION d'Épinay 11

Lancée en 2006, une OPAH Copropriété Dégradée dans le centre d'Épinay-sur-Seine a intégré en cours de route les nouvelles exigences de la rénovation thermique. Gros plan sur une résidence datant de 1969 où les aides publiques financent 80 % des travaux énergétiques.

L’immeuble situé au 2-4 rue Lacépède à Épinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) fait peau neuve ! Au terme de deux ans de montage d'un dossier complexe, les travaux ont com­mencé en novembre dernier. Ils se termine­ront début 2011. Un aménagement nécessaire pour cette résidence de 98 lots datant de 1969, une des plus anciennes du centre-ville.

Le chantier s'inscrit dans le cadre d'une OPAH Copropriété Dégradée lancée dans le centre-ville d'Épinay sur la période 2006-2011, qui concerne près de 500 logements répartis dans 7 immeubles.

"Épinay 11 " (l'autre nom de ce bâtiment) est une copropriété financièrement fragile avec 61 000 euros d'impayés de char­ges au début de l’opération, 80 % des copropriétaires percevant des revenus inférieurs aux plafonds de l'Anah et 50 % des propriétaires occupants étant clas­sés "TSO" (très sociaux).

Au terme de plusieurs mois de travail avec l’ARC et Ozone (bureau de pilotage), l'Anah et Plaine Commune (le maître d'ouvrage), les copropriétaires (68 propriétai­res occupants et 29 propriétaires bailleurs) ont voté en assemblée générale des travaux éta­lés dans le temps. Au programme : une impor­tante réhabilitation énergétique. Avant de décider de la nature des travaux, un diagnostic thermique du bâtiment a été réalisé.

Il a révélé des déperditions thermiques importantes, un chauffage au fioul inapproprié et trop onéreux et, enfin, une chaudière vétuste. "Lors du lan­cement de cette opération, le volet dévelop­pement durable n'était pas la priorité. Mais les temps ont changé et nous avons réussi à l'in­tégrer en cours de route.

 Les résultats illus­trent la bonne synergie entre les opérateurs locaux", soulignent Richard Fraszczak, respon­sable du Pôle interventions en habitat privé à la DDE du 93 et Bruno DHONT, directeur de l’ARC.

Pas de revente pour cause de travaux.

­ La facture de la première tranche s'élève à 1,3 million d'euros. Elle est financée à 80% par des aides publiques : Anah (40 %). Plaine Commune et le Conseil Général du 93 (27 %) et la région Île-de-France (13 %). Le solde est réglé par les copropriétaires.

Tous les habitants se sont endettés à hauteur de leurs possibilités financières. Malgré des revenus modestes, aucun n'a été obligé de revendre son appartement pour éviter ces dépenses. Grâce aux gains finan­ciers générés par le seul changement d'éner­gie (du fioul au gaz naturel), les habitants sont en mesure d'autofinancer le change­ment de leur chaudière.

Les travaux d'Épinay 11 ont ainsi débuté par la réfection et l'étanchéité des toitures-terrasses et le ravalement complet des faça­des (première tranche). Ils se poursuivront par une isolation thermique des murs exté­rieurs, le remplacement de toutes les fenê­tres, le changement de la chaudière et des ascenseurs (deuxième tranche). Le coût de la rénovation thermique représente ainsi 80 % de la note totale. Résultats attendus : l'éti­quette énergie va passer de E à C et celle des émissions de gaz à effet de serre (GES) va grimper de F à D. Quant au changement de com­bustible (passage du fioul au gaz naturel), il va, selon le bureau d'études thermiques ECIC, géné­rer une économie d'éner­gie de 44 % par an ! ».

 

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