L’ARC
revient sur le dossier du DAAF évoqué à de nombreuses reprises,
notamment dans notre
abus n° 2175,
qui vous mettait en garde contre les fausses informations
prétendant que cet équipement était d’ores et déjà impératif.
La
proposition de loi rendant obligatoire le détecteur
de fumées normalisé (NF) vient d’être adoptée par le
Parlement (le 23 février par l’Assemblée Nationale et le
25 février par le Sénat).
Un
décret en Conseil d’Etat doit préciser
les modalités d’application de cette loi.
I. Le dispositif légal
Tous
les occupants d’un
logement devront installer d’ici cinq ans (à compter
de la publication de la loi), un détecteur de fumées normalisé.
Cette
charge incombe donc à l’occupant de l’habitation, qu’il
soit propriétaire ou locataire.
Si
le texte se réfère exclusivement aux occupants de logements
(parties privatives), il souligne néanmoins que son futur
décret d’application fixera : « également les
mesures de sécurité à mettre en œuvre par les propriétaires
dans les parties communes des immeubles pour prévenir le
risque d’incendie. » (art. 2)
L’ARC
a immédiatement adressé une lettre au Ministre du logement,
afin d’obtenir de plus amples précisions sur cette référence
ambiguë aux parties communes, courrier dont vous aurez la
primeur la semaine prochaine.
II. Les incidences sur le contrat d’assurance
de l’occupant
La
loi oblige l’occupant du logement à notifier
à son assureur contre le risque incendie,
l’installation du détecteur de fumées (art.1er).
L’assureur
a la faculté, en contre partie de la pose effective de ce
détecteur de fumées normalisé, de prévoir dans la police
multirisques habitation une « minoration de la prime » annuelle
(art. 3).
Le
texte adopté ne contient plus aucune référence quant à la
franchise applicable par l’assureur sur le client occupant le logement,
en cas d’incendie dans un local dépourvu du détecteur de
fumées réglementaire.
III. Les conseils de l’ARC
Il
ne sert à rien de se précipiter pour équiper son appartement
d’un détecteur de fumées, alors même que le gouvernement
n’a pas encore pris
le décret fixant notamment les caractéristiques techniques
de ces appareils, les conditions de son installation, de
son entretien et de son fonctionnement.
De
plus, tous les détecteurs
de fumées ne se valent pas techniquement, et ce, à des
prix unitaires oscillant entre 10,00 et plus de 100,00 euros.
Il
convient donc de faire preuve de la plus grande vigilance,
en vous reportant entre autre au guide
gratuit sur le DAAF
en copropriété édité par l’ARC en collaboration avec la MACIF.
Cet
ouvrage concis et clair vous apportera toutes les réponses
à vos questions.
Vous
pouvez venir récupérer ce livret en nos locaux ou solliciter
son expédition contre deux timbres au titre des frais d’envoi.
Enfin,
nous vous précisons que l’ARC a négocié un détecteur
de fumées très performant pour la somme de 15,00 euros.
Cet
équipement est disponible auprès de Copropriété services
(Coopérative de l’ARC) ou de la
MACIF, si vous êtes sociétaire de cette
mutuelle.