ARC, Actualité /17 03 10/ ©

Qui va racheter FONCIA ?

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I.                   FONCIA est à vendre ! qui l’aurait cru ?

La BPCE (Banque Populaire Caisse d’Epargne) veut vendre « FONCIA ».

Nous disons « bonne nouvelle ». Car nous avons toujours dit qu’il était malsain que les banquiers soient maîtres des cabinets de syndics, le métier de la finance étant - jusqu’à preuve du contraire - non seulement très éloigné de celui de la gestion immobilière, mais souvent antagoniste.

II.                 FONCIA c’est 1.040.000 logements gérés en copropriété

FONCIA est un gros, très gros syndic et un français sur six environ est géré par FONCIA. Il n’est donc pas indifférent de se demander qui va « acheter » FONCIA et ses copropriétés (nous revenons en fin d’article sur le scandale que constitue la vente des copropriétés sans leur accord, comme si les copropriétaires étaient des marchandises).

Il n’'y a - à ce prix là - que trois types de repreneurs possibles :

  1. une autre banque ;
  2. un fonds de pension (européen ou non) ;
  3. un autre « gros syndic ».

III.              Nous refusons d’être vendus avec les meubles

Sans doute ces trois types de repreneurs sont-ils déjà en train de préparer chacun leur énorme tirelire pour acquérir le groupe FONCIA  et se préparent déjà à l’affrontement entre eux.

Pour l’instant nous attendons de voir, mais avons envie de dire aux Pouvoirs publics ceci :

« Considérez-vous normal que des copropriétaires qui ont choisi un cabinet FONCIA parce qu’ils voulaient du « FONCIA » (même si ce choix paraît contestable à certains) se retrouvent avec :

-          soit la banque « tarte-mole » ;

-          soit le fonds de pensions « truc-muches » ;

-          ou encore le syndic « machin-chose » ?

Où sont les garanties des copropriétaires de pouvoir « choisir » leur syndic et de ne pas être considérées - en cas de vente du cabinet choisi - comme de simples chaises qu’on vend avec le reste?

Où est ce que les juristes appelent le nécessaire « intuitu personnae », c’est-à-dire, en bon français, le droit de choisir en « fonction de la personne »  et de partir libre si la « personne » change ou est « rachetée » ?

La vente de FONCIA repose une nouvelle fois ce problème important et une nouvelle fois nous allons faire remonter ce problème aux autorités, en nous aidant, cette fois-ci d’une proposition de loi récente déposée par quelques parlementaires, dont l’ex Sénateur CHARASSE devenu un des super-sage de la République, nous voulons dire un des membres du « Conseil Constitutionnel ». (voir  abus  numéro 2243).

 

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