I.
FONCIA est à vendre ! qui l’aurait cru ?
La BPCE (Banque Populaire Caisse
d’Epargne) veut vendre « FONCIA ».
Nous
disons « bonne
nouvelle ». Car nous avons toujours dit qu’il
était malsain que les banquiers soient maîtres des cabinets
de syndics, le métier de la finance étant - jusqu’à preuve
du contraire - non seulement très éloigné de celui de
la gestion immobilière, mais souvent antagoniste.
II.
FONCIA c’est 1.040.000 logements gérés en copropriété
FONCIA
est un gros, très gros syndic et un français sur six environ
est géré par FONCIA. Il n’est donc pas indifférent de
se demander qui va « acheter » FONCIA et ses copropriétés
(nous revenons en fin d’article sur le scandale que constitue
la vente des copropriétés sans leur accord, comme si les
copropriétaires étaient des marchandises).
Il
n’'y a - à ce prix là - que trois types de repreneurs possibles :
- une autre
banque ;
- un fonds
de pension (européen ou non) ;
- un autre
« gros syndic ».
III.
Nous refusons d’être vendus avec les meubles
Sans
doute ces trois types de repreneurs sont-ils déjà en train
de préparer chacun leur énorme tirelire pour acquérir
le groupe FONCIA et
se préparent déjà à l’affrontement entre eux.
Pour
l’instant nous attendons de voir, mais avons envie de
dire aux Pouvoirs publics ceci :
« Considérez-vous normal que des copropriétaires
qui ont choisi un cabinet FONCIA parce qu’ils voulaient
du « FONCIA » (même si ce choix paraît contestable
à certains) se retrouvent avec :
-
soit la banque « tarte-mole » ;
-
soit le fonds de pensions « truc-muches » ;
-
ou encore le syndic « machin-chose » ?
Où sont les garanties des copropriétaires
de pouvoir « choisir » leur syndic et de ne
pas être considérées - en cas de vente du cabinet choisi - comme de
simples chaises qu’on vend avec le reste?
Où est ce que les juristes appelent
le nécessaire « intuitu personnae »,
c’est-à-dire, en bon français, le droit de choisir en
« fonction de la personne » et de
partir libre si la « personne » change ou est « rachetée » ?
La
vente de FONCIA repose une nouvelle fois ce problème important
et une nouvelle fois nous allons faire remonter ce problème
aux autorités, en nous aidant, cette fois-ci d’une proposition
de loi récente déposée par quelques parlementaires, dont
l’ex Sénateur CHARASSE devenu un des super-sage de la République, nous voulons dire un des membres du
« Conseil Constitutionnel ». (voir abus numéro 2243).