I.
Des adhérents en colère
Chacun
sait que beaucoup de syndics ont mis en place - avec
les opérations de recouvrement des charges - un système
très lucratif pour eux :
-
relance simple à 15 € ;
-
deuxième relance simple
à 30 € ;
-
lettre recommandée avec
accusé de réception à 50 ou 100 € ;
-
mise à huissier à 250
€ ;
-
mise à l’avocat à 300
€ ;
-
etc.
Mais
voilà : l’article 10-1 prévoit que les frais engagés
doivent être « nécessaires » et les
tribunaux estiment en plus qu’ils doivent être justifiés,
c’est-à-dire correspondre à un vrai travail.
C’est
la raison pour laquelle lorsque des copropriétaires
de bonne foi sont assignés devant le tribunal et que
le juge constate le poids souvent exorbitant de ces
frais en partie inutiles et excessifs, le juge enlève
du compte du copropriétaire une partie parfois importante
des frais.
Or,
dans ce cas QUI paye ces frais rejetés par le juge ?
Le syndic ? Non, les autres copropriétaires. Ainsi
les syndics - désavoués par le juge - continuent à prospérer
et ce sont les copropriétaires dans leur ensemble qui
assument ces honoraires excessifs rejetés par le juge !
Nos
adhérents sont de plus en plus « scandalisés » de cette situation - ceci à juste raison -
et nous le font savoir.
II.
Un bouclier contre les mauvaises surprises
Ils
nous ont demandé comment agir ou réagir. Une des solutions
imaginée en commun est ce qu’on peut appeler la mise
en place d’un « bouclier ».
Ce
bouclier est très facile à mettre en place. Il s’agit
tout simplement d’une clause à rajouter au contrat ou
à faire voter à part par l’assemblée générale et qui
peut prendre la forme suivante :
« L’assemblée générale décide que
- au cas où le juge estimerait non nécessaires ou non
justifiés des frais imputés en charges privatives à
un copropriétaire au titre du recouvrement des charges
impayées, ces frais ne pourront en aucun cas être mise
en charge commune, le syndic devant faire son affaire
des frais correspondants ».
Comme
vous le voyez c’est très simple.
Et
si votre syndic vous dit qu’il prend des risques en
acceptant cette disposition, dites-lui que si ses facturations
ne sont NI
excessives NI intempestives, il n’y a - pour lui
- AUCUN risque.
A défaut c’est lui qui fait courir un risque à la copropriété
et aux copropriétaires.