Ø
Voilà
que l’on reparle de la loi sur l’eau qui est revenue
en discussion au Parlement le 11 mai.
Ø
Après
plus de quatre ans de mise sous le boisseau (en raison
essentiellement du fait que le projet initial prévoyait
de faire payer les pollueurs, entendez : nos chers,
très chers agriculteurs, éleveurs de porcs et autres-usines-à-déverser-des-nitrates-dans-les-rivières-et-nappes-phréatiques),
après plus de quatre ans, donc, revoici - coucou - la
loi sur l’eau…
Ø
Une
loi sur l’eau bien tiède puisqu’en effet le principe
« pollueur-payeur » dont chacun
réclamait l’application en a été supprimé (le Ministère
de l’Ecologie préférant faire de la « pédagogie »
avec le monde paysan plutôt que de la répression ;
comme si l’on disait qu’il faut faire de la « pédagogie »
avec les chauffards qui roulent à 160 km/heure sur les
routes nationales...).
Ø
Ainsi
les citadins continueront-ils à payer 80 % des redevances
de dépollution alors qu’ils ne sont responsables que
de … 20 % et les agriculteurs pourront continuer à polluer
sans payer… Cela n’empêche pas notre aimable gouvernement
de nous faire savoir qu’il gouverne, qu’il réforme et
qu’en plus il faut dire « merci ».
Ø
De
notre côté nous serons attentifs - lors des débats qui
vont animer le vote de cette loi - aux quelques mesures
(trop rares et trop maigres) concernant les économies
en matière d’eau :
-
obligation
de poser des compteurs d’eau dans les immeubles neufs
(cela ne fait que quinze ans que nous le demandons) ;
-
amélioration
du dispositif d’individualisation des contrats d’eau
(actuellement très décevant - nous reviendrons dessus -) ;
-
encouragement
(mais comment ?) à la récupération des eaux de
pluie dans l’habitat collectif (ce que nous demandons,
là aussi, depuis de nombreuses années dans l’indifférence
générale).
Ø
Voilà.
Nous reviendrons naturellement sur le sujet au cours
de la discussion au Parlement qui vient de commencer.