ARC, Actualité /20 05 09/ ©

Pourquoi la pérennisation de la  mise en conformité des règlements de copropriété à la majorité simple est-elle si importante ?

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Entre autres dispositions nouvelles introduites dans la loi BOUTIN du 25 mars 2008 publiée au Journal Officiel du 27 mars 2009, nous venons d’obtenir la pérennisation définitive de l’article 49 de la loi du 10 juillet 1965 qui concerne la mise en conformité (à la majorité de l’article 24) des règlements de copropriété.

Cette disposition est importante pour au moins une raison fondamentale : depuis quelques mois la Cour de Cassation considère, en effet [ce qui est une aberration !] que les dispositions d’un règlement de copropriété  - mêmes contraires aux dispositions légales d’ordre public en vigueur - s’appliquent tant qu’elles n’ont pas été annulées (par l’assemblée générale ou par le juge).

D’où l’importance désormais incontournable qu’il y a de repérer les dispositions illégales d’un règlement et de les supprimer, en utilisant l’article 49. C’est d’ailleurs ce qu’ont fait de nombreux adhérents depuis huit ans, et ceci fort heureusement pour eux.

Mais toutes les copropriétés qui n’avaient pas saisi l’occasion étaient prises au piège, passé le délai de l’article 49 [13 décembre 2008].

C’est la raison pour laquelle nous étions à plusieurs reprises intervenus auprès du Ministère de la Justice et du Logement pour demander la pérennisation de la mesure et que nous sommes particulièrement heureux d’avoir fini par obtenir gain de cause, même si ce genre de victoire ne fait pas la une des journaux.

À titre « historique » purement informatif, voici d’ailleurs un des nombreux courriers adressés par notre valeureux président pour sensibiliser nos dirigeants à nos petits problèmes et faire évoluer les textes :

Ministère de la Justice
Madame DATI

Ministre de la Justice

Objet : Fin du délai prévu(13 décembre 2008) par l’article 49 de la loi du 10 juillet 1965 pour la mise à jour des règlements de copropriété et nouvelle jurisprudence de la Cour de Cassation.

 

Madame la Ministre,

L’article 49 de la loi du 10 juillet 1965 donne jusqu’au 13 décembre 2008 aux syndicats de copropriétaires pour mettre à jour leur règlement de copropriété de façon simple (vote à l’article 24).

Passé cette date, les copropriétés auront donc beaucoup de mal à mettre leur règlement en harmonie avec la loi de 1965 et le décret du 17 mars 1967.

Or cette situation - suite à une récente décision de la Cour de Cassation – risque de générer de nombreux problèmes pour les raisons qui suivent. En effet, la Cour de Cassation estime désormais que, tant qu’une clause illicite d’un règlement de copropriété n’a pas été déclarée nulle par un juge, cette clause DOIT s’appliquer, quelle qu’elle soit.

Aujourd’hui, les syndicats de copropriétaires arrivent facilement à régler cette situation grâce à l’article 49 qui permet une « mise en conformité » sans intervention du juge.

Mais après le 13 décembre 2008, comment feront-ils ?

Pour résoudre cette difficulté nous proposons :

-          soit de pérenniser l’article 49 ;

-          soit de modifier l’article 43 de la loi du 10 juillet 1965 concernant les « clauses réputées non écrites » en prévoyant que - hors les clauses concernant la répartition des charges - la clause d’un règlement non conforme à une disposition d’ordre publique est réputée non écrite même en l’absence de constatation par un juge ».

Nous vous remercions vivement de bien vouloir faire examiner ce problème par les spécialistes de votre ministère pour qu’une solution simple soit mise en place avant le 13 décembre 2008.

Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire concernant ce problème et vous prions de recevoir, Madame la Ministre, l‘assurance de notre haute considération.

 

                                                                                  Fernand CHAMPAVIER

                                                                                  Le Président ».

 

Ce courrier et d’autres semblables ont été adressés non seulement à plusieurs reprises au Ministère de la Justice et à celui du Logement, mais à de nombreux parlementaires.

Belle illustration de la (fière) devise de l’ARC : « On n’enfonce pas un clou avec un SEUL coup de marteau » qui pourrait être complété par cette non moins fière devise : « Il n’y a pas de petits clous et de gros clous : il y a des clous ».

 

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