ARC, Actualité /02 0610/ ©

La prochaine loi sur les syndics

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             I.      La rencontre de l’ARC avec le ministère

Comme indiqué la semaine dernière (voir Actualité /26 05 10) nous avons été reçus par le cabinet de Madame Alliot-Marie, Ministre de la Justice, pour savoir ce que le ministère comptait faire pour empêcher les « dérives » financières en matière de copropriété, que chacun constate actuellement, l’affaire Urbania n’étant qu’un épi-phénomène.

Le Ministère de la Justice nous a confirmé qu’un projet de loi serait déposé rapidement et qu’un avant-projet serait soumis à la consultation des partenaires, dont l’ARC.  Le ministère est conscient que la situation est préoccupante et que la dégradation, continue, de l’« image » des syndics (et au-delà de l’image de certaines pratiques...) est dramatique.

Le ministère nous a fait part de ses objectifs qui - comme on va le voir - ne peuvent que recueillir notre accord.  Nous allons les présenter puis ferons part des remarques que nous avons émises, en espérant être entendu.

           II.      Les objectifs du ministère

Cinq objectifs sont poursuivis dans la loi en préparation :

  1. Améliorer la transparence de la gestion des syndics
  2. Améliorer la concurrence entre syndics
  3. Mettre en place un régime disciplinaire avec un système et sanctions
  4. Mettre au point un code de déontologie et le faire respecter
  5. Améliorer la formation des syndics

Nous n’avons pas la possibilité - pour des raisons de confidentialité - d’en dire plus et de rentrer dans les détails.

Disons que nous ne pouvons qu’être d’accord avec ces objectifs mais que nous souhaitons que les mesures prises  soient à la hauteur des ambitions affichées.

Le ministère parle d’un texte d’«équilibre ».

Espérons que le terme « d’équilibre » ne se transforme pas en terme de « compromis », dont nous savons qu’il est plus souvent défavorable aux copropriétaires qu’aux syndics comme l’a encore montré récemment l’arrêté Novelli.  

        III.      Les rappels de l’ARC

Nous avons rappelé à nos interlocuteurs - que pour résoudre  les problèmes actuels des syndics - il fallait revenir à des fondamentaux :

  1. Premièrement : seul le compte séparé obligatoire sans dispense possible peut garantir la transparence et rétablir efficacement la confiance entre copropriétaires et syndics.  Tant qu’il y aura des « comptes uniques », la gestion des copropriétés restera « financiarisée » et nous continuerons à supporter toutes les dérives possibles et inacceptables.
  1. Deuxièmement : on ne peut plus laisser les syndics continuer à « mélanger les genres » (être promoteurs, courtiers d’assurances, banquiers, diagnostiqueurs et détenir des intérêts dans toutes sortes de sociétés prestataires qui interviennent dans les copropriétés - sécurité, recouvrement des charges, expertise, travaux, etc).

       IV.      Compte séparé : le ministère un peu embarrassé

Si le ministère est - au fond - bien d‘accord avec nous sur le compte séparé, il semble néanmoins qu’il subisse les assauts répétés des syndics sur l’air de : « Le compte séparé  = moins de produits financiers pour nous, donc hausse importante des honoraires »

La bataille sera sans doute difficile mais nous sommes persuadés que le ministère finira par admettre le bien fondé de nos arguments. Il faudra, de toute façon d’abord convaincre les parlementaires.

Nous reviendrons bientôt sur tous ces problèmes.

 

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