ARC, Actualité /21 07 10/ ©

Recommandation N° 26 sur la

 « Procédure d’alerte en copropriété »

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La Commission Relative à la Copropriété (C.R.C.) vient - quelques semaines après la publication du décret du 20 avril 2010 - de rédiger une nouvelle « Recommandation » consacrée à la procédure d’alerte que l’on peut déclencher dans les copropriétés où il y a un taux d’impayés égal ou supérieur à 25 %.

I. Retour sur la procédure d’alerte

Il s’agit d’une procédure qui permet de faire désigner par le juge un « expert » (ou mandataire « had hoc », expression latine qui signifie « adapté à la situation ») lorsque les impayés dépassent 25 % des sommes exigibles.

Cet expert va :

-          rechercher les causes de cette situation catastrophique ;

-          faire des préconisations.

II. Pourquoi la C.R.C. (Commission Relative à la Copropriété) a-t-elle rédigé une Recommandation à ce sujet ?

Si la CRC a émis une Recommandation sur ce sujet très particulier, c’est pour une raison très simple : elle a souhaité attirer l’attention des personnes qui saisiront le juge sur le fait qu’il fallait - pour éviter d’avoir un « expert » inefficace - expliquer au juge quelles étaient les causes supposées de la situation, ceci afin que le juge puisse désigner un expert vraiment adapté à la situation.

On peut, en effet, avoir plusieurs types de causes à une situation d’impayés :

a)     carence ou inefficacité du syndic en matière de recouvrement ;

b)     charges trop élevées ;

c)     contentieux juridiques concernant la répartition des charges ;

d)     problèmes sociaux graves.

Il faut donc pré-diagnostiquer les causes initiales principales pour que le juge puisse nommer :

-          soit un spécialiste des procédures ;

-          soit un spécialiste des charges et des comptes ;

-          soit un juriste ;

-          soit une personne plus spécialisée dans l’approche sociale des problèmes.

Par ailleurs la Commission a aussi souhaité attirer l’attention des juges, dans sa Recommandation, sur le fait que les « administrateurs judiciaires » n’étaient pas forcément les experts qu’il fallait désigner à ce stade, ceux-ci pouvant être tentés de demander au juge - pour résoudre les problèmes - de leur confier une mission de « redressement » de la copropriété dans le cadre de l’article 29-1.

 

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