- L’article 79 renvoit à un décret,
ce décret (décret du 9 septembre 2004) détaille
et précise ces obligations (il a été visé
par le Conseil d’État).
- Enfin 4 arrêtés vont compléter
le décret et en approfondiront certains aspects :
- un arrêté sur les travaux
de sécurité ;
- un arrêté sur l’entretien
et les contrats d’entretien ;
- un arrêté sur le contrôle
technique ;
- un arrêté sur les contrôleurs
techniques.
A noter : tant
que les quatre arrêtés ne seront pas sortis, le
décret n’est pas applicable.
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2ème
clef : A quoi est-on désormais contraint et
dans quels délais ? (résumé)
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Les obligations
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Les délais
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- Si ce n’est déjà fait,
il faudra mettre en place des dispositifs permettant d’assurer
des objectifs précis de sécurité
dans chaque ascenseurs sur les 17 points.
Nous détaillons
dans la " 3ème clef "
les points concernés.
- Il faudra renégocier un nouveau
contrat d’entretien conforme aux nouvelles dispositions.
- Il faudra enfin faire faire un contrôle
technique spécifique pour assurer que les mesures
obligatoires sont respectées.
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- 3 juillet 2008 selon
- 3 juillet 2013 les
- 3 juillet 2018 points
- Avant le 30 septembre 2005 pour
les contrats qui se terminent avant cette date ou avant
l’échéance du contrat en cours pour les
autres.
- Avant le 3 juillet 2009 (et non
2008…)
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3ème
clef : Que sont et d’où viennent les 17 points
de sécurité
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- Les points de sécurité à
assurer dans les quatorze ans qui viennent, (lorsque l’arrêté
relatif aux travaux visés par le décret sera sorti)
sont les points principaux qui ont été déterminés
par une commission " d’experts "
mise en place début 2002 ; ces experts n’étaient
d’ailleurs pas tous réellement indépendants selon
nous puisque certains étaient des représentants
des ascensoristes.
- Nous pensons que la liste de ces points
n’est pas toujours judicieuse, que les experts ont parfois confondu
sécurité et confort, et parfois surestimé
les problèmes ; ainsi :
- empêcher tout contact avec
une porte qui se referme relève du confort ;
- obliger à mettre en place des
" parachutes " en montée
pour éviter les effets de la survitesse dans ce sens,
est tout à fait excessif.
- La liste des points est la suivante :
- verrouillage sécurisé des
portes battantes palières
- dispositions anti-vandalisme concernant
le déverrouillage des portes battantes
- système anti-contact sur les portes
coulissantes
- protection satisfaisante des gaines d’ascenseurs
(grilles assez hautes, etc.)
- protection en cas de survitesse en descente
des ascenseurs électriques (parachute)
- protection contre la chute en gaine des
usagers (en cas de désincarcération entre deux
étages)
- existence d’un système permettant
d’arrêter la cabine depuis la cuvette, la gaine ou le
toit de la cabine
- sécurisation de l’accès à
la machinerie
- protection du personnel lorsqu’il pénètre
en gaine ou en cuvette
- précision d’arrêt suffisante
de la cabine aux paliers (deux centimètres maximum)
- protection des usagers bloqués dans
l’ascenseur (téléphone main libre et lumière
de secours)
- vitre palière suffisamment résistantes
- protection contre la survitesse des ascenseurs
hydrauliques en descente (parachute)
- protection contre l’électrocution
du personnel de maintenance
- protection en machinerie du personnel de
maintenance
- éclairement suffisant en local machinerie
- protection contre la survitesse en montée.
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4ème
clef : Comment satisfaire au meilleur coût aux
nouvelles obligations ?
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Le problème essentiel
et trop peu mis en évidence jusqu’ici est celui-ci :
pour satisfaire à chacune des obligations évoquées
il pourra y avoir des systèmes ou mesures très différentes
et surtout plus ou moins coûteuses (du simple au quadruple).
- Les professionnels vont vouloir
placer les systèmes le plus coûteux.
- Les usagers doivent pouvoir assurer ces
obligations au meilleur coût.
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EXEMPLES
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- Pour assurer l’obligation de précision
d’arrêt à 2 centimètres, les prestataires
vont tenter de vendre des " variateurs de
fréquence " ; coût :
12.000 Euros environ.
- En ce qui concerne la protection
anti-vandale des serrures, certains ascensoristes vont
essayer de faire peur aux usagers des zones difficiles
en faisant valoir les risques (judiciaires) qu’ils courent
s’ils ne mettent pas en place certains équipements
anti-vandales coûteux.
- Il est même probable que des
ascensoristes vont chercher à inciter les copropriétés
à procéder au remplacement des portes battantes
par des portes coulissantes.
Etc. Etc.
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- Or cette obligation peut, dans de
nombreux cas (moteur bi-vitesse), être assurée
par un bon réglage et un entretien correct !
- Or, dans beaucoup d’immeubles des
quartiers difficiles, aucune protection anti-vandales
n’est nécessaires ou des protections bon marché
seront suffissantes (exemple : alarmes sonores en
cas d’ouverture d’une porte en l’absence de l’ascenseur).
Il suffira d’une " étude de risques "
le démontrant pour éviter des investissements
coûteux.
- Si les usagers se laissent impressionner,
les coûts de mise en sécurité seront
prohibitifs.
Etc. Etc.
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Pour chaque point de sécurité,
il y aura donc :
- La solution chère, voir excessive ;
- La solution raisonnable.
Tout le problème sera
de savoir comment imposer la solution raisonnable (voir clef numéro 11).
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5ème
clef : Qui sera responsable de la sécurité
du personnel d’entretien ?
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Cette question est d’importance.
En effet, jusqu’à présent les ascensoristes étaient
responsables de cette sécurité.
- Or le nouveau décret transfert
cette responsabilité sur les propriétaires d’appareil,
mais - il est très important de le préciser
- progressivement, puisque ceux-ci ont de quatre à
neuf ans pour faire les travaux.
- D’ici là, les ascensoristes resteront
entièrement responsables de cette sécurité,
même si les copropriétaires refusent de faire
les travaux avant l’échéance.
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6ème
clef : Pourquoi un nouveau contrat d’entretien ?
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- Le décret abroge l’arrêté
du 11 mars 1977 sur les contrats d’entretien.
- Il fixe de nouvelles règles :
- des clauses obligatoires doivent être
insérées dans les contrats (exemple : une
clause de pénalité en cas de retard ou d’inexécution
DOIT être introduite) ;
- des obligations nouvelles pèsent
sur l’ascensoriste (exemple : il doit faire un état
des lieux au démarrage du contrat ; il doit assurer
un dépannage 7 jours/7, 24 h sur 24 heures, etc.) ;
- l’ascensoriste doit assurer des opérations
d’entretien minimum (liste élargie par rapport à
l’ancien arrêté) ;
- l’ascensoriste doit assurer la réparation
ou le changement de certaines pièces (liste élargie
par rapport à l’ancien arrêté).
- Enfin, le décret oblige à
mettre tous les contrats en conformité avec ces nouvelles
règles dans un délai précis (voir 7ème
clef).
A noter : là
encore une arrêté est attendu pour que le décret
soit applicable.
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7ème
clef : Quand devront être signés les nouveaux
contrats ?
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- Si le contrat arrive à échéance
AVANT le 30 septembre 2005, un nouveau contrat devra être
établi conformément au nouveau décret.
Néanmoins
- ceci est très important - il sera possible de signer
un avenant prolongeant le contrat actuel jusqu’au 30 septembre
2005, ce qui laissera à certains plus de temps
pour mieux négocier.
- Si le contrat arrive à échéance
après le 30 septembre 2005, un nouveau contrat devra
être signé à l’issue de ce contrat.
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8ème
clef : Comment ne pas devenir victimes des nouveaux
contrats ?
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Drôle de question, dira
t-on. Comment peut-on être victime de contrats plus contraignants
pour les ascensoristes ?
De plusieurs façons :
- exemple : parce que certains
vont s’appuyer sur ces nouvelles obligations pour justifier
des augmentations de prix (environ 20 %, disent-ils…) ;
- autre exemple : parce que
ceux qui avaient un contrat " complet "
risquent de perdre le bénéfice des sommes versées
pour le remplacement des grosses pièces ;
- enfin : parce que les ascensoristes
vont essayer de glisser des clauses-type qui soient moins
favorables aux usagers que ce qu’il serait possible de négocier.
Pour échapper à
ces situations, il faudra réagir :
- pour refuser l’augmentation on fera valoir
que les nouvelles dispositions réduisent les visites
d’entretien obligatoires à huit visites par an
au lieu de douze ;
- pour éviter de perdre le bénéfice
de son ancien contrat complet il faudra reprendre dans le
nouveau contrat la liste des grosses pièces incluses
dans l’ancien contrat ;
- pour échapper aux clauses-type
des ascensoristes, il faudra leur opposer d’autres clauses-type
élaborées par des associations telles l’ARC…
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9ème
clef : Qu’est-ce que le contrôle technique
obligatoire ?
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Il s’agit d’un contrôle effectué
tous les cinq ans :
- pour vérifier que les propriétaires
respectent bien les dispositions du décret ;
- plus généralement pour
vérifier le bon entretien des organes de sécurité ;
- effectué par des organismes agréés
ou des techniciens certifiés.
Le premier contrôle
devra être effectué AVANT le 31 juillet 2009. il
n’y a donc pas le feu au lac.
A noter : il y
aura plusieurs types de contrôleurs possibles, ceux appartenant
aux grands bureaux de contrôle et qui auront peut-être
la main lourde ; ceux appartenant aux petits bureaux d’études ;
ces derniers pourront être plus proches des préoccupations
des copropriétés et plus capables de trouver des
solutions " fines ". Tous les contrôleurs
ne se vaudront donc pas.
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10ème
clef : Quels sont les principales difficultés
et problèmes auxquels les copropriétaires
vont être confrontés ?
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sans revenir sur le problème
des nouveaux contrats (voir la 8ème clef) disons
qu’une mise en conformité peut coûter 20.000 Euros
OU 50.000 Euros (pour le même appareil) en fonction de ses
interlocuteurs et de la façon de réagir ou de négocier.
Faisons une liste non exhaustive
des difficultés, qui montre qu’il faudra réagir
:
Première difficulté :
savoir si son ascenseur est vraiment concerné par telle
ou telle mesure, ce qui n’est pas toujours simple :
Exemple :
comment savoir si les serrures ne sont pas déjà
aux normes ?
comment savoir
si les vitres des portes palières ne sont pas
déjà suffisamment sécurisées ?
comment savoir
si, avec un simple réglage, on ne peut pas atteindre
une précision de 2 centimètres à
l’arrêt ? etc, etc.
Deuxième difficulté :
savoir si les travaux proposés sont les travaux les mieux
adaptés (solution préconisée et coût) :
Exemple :un
rideau électrique est-il indispensable pour empêcher
tout contact avec les portes coulissantes ou une simple
cellule suffira t-elle ?
quel type de garde-pieds
faut-il mettre sous l’ascenseur ? etc.
Troisième difficulté :
savoir résister aux chantages conjugués de certains
ascensoristes et de certains syndics concernant :
- les risques judiciaires pris en ne
faisant pas le MAXIMUM mais simplement ce qui est nécessaire
et OBLIGATOIRE ;
- les risques financiers pris en ne faisant
pas TOUS les travaux et tout de suite.
En effet ascensoristes
gourmands plus syndics gourmands (honoraires) et/ou incompétents
= pressions difficiles à éviter :
" Attention,
si vous ne faites pas çi et çà
et s’il y a un accident… ".
" Attention,
si vous faites faire çi et ça par telle
entreprise (électricité, serrurerie),
nous ne répondons de rien, etc ".
La solution ? voir 11ème
clef.
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11ème
clef : Avec qui et comment assurer une mise en sécurité….
sécurisée ?
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Trouver des " bons
partenaires " et des bons outils sera essentiel pour
éviter que la mise en sécurité et la renégociation
des contrats ne tournent au désastre financées.
Quelques conseils :
- il ne faudra pas accepter les devis des
ascensoristes ;
- il faudra faire appel à un bureau
d’études de confiance à qui seront fixées
trois missions :
- rechercher ce que la copropriété
est exactement obligée de faire (NI plus Ni
moins) ;
- vous faire des propositions avec variantes
de solution (PLUS ou MOINS chères) ;
- être capable de faire appel directement
à des professionnels spécialisés (électricien,
serrurier) pour certains travaux ;
- il faudra mettre les ascensoristes en
concurrence sur un contrat-type incluant les travaux concernant
la sécurité du personnel ;
- enfin il faudra écarter les syndics
qui - plutôt que d’aider à mettre en place un
processus rationnel de mise en sécurité - vont
relayer les " chantages " judiciaires
et financiers de certains ascensoristes ;
A noter : comme
on l’a déjà dit les grands bureaux de contrôle
ne sont pas forcément les mieux placés pour vous
aider ; les petits bureaux d’études proches des copropriétés
pourront souvent mieux vous conseiller.
Pour trouver les bureaux d’études
de confiance, ascensoristes jouant le jeu, syndics " écran "
et non " passoire ", l’ARC a mis en
place des partenariats divers qui garantissent à ses adhérents
une certaine … sécurité. Ceci dit, rien ne se fera
sans que les copropriétaires eux-mêmes remontent
leurs manches.
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