La
loi Grenelle I qui définit les
engagements « généraux »
de l’Etat français en matière
de réduction des émissions de
gaz à effet de serre, donc en
matière de réduction des consommations
d’énergie fossile (gaz, fioul,
charbon), a été promulguée le
3
août 2009.
Cette
loi reste très générale et sera,
comme nous l’avons déjà souvent
expliqué, suivie par la loi dite
Grenelle II qui devra préciser
de très nombreux points concernant
le logement, les transports, l’urbanisme,
l’industrie, etc.
Rappelons
qu’en ce qui concerne la Copropriété, l’ARC est et sera au premier rang non
seulement en tant que principale
association de conseils syndicaux
et de syndics bénévoles, mais
aussi en tant que co-pilote du
« Chantier copropriété »
mis en place par le Comité Stratégique
Bâtiment Grenelle, lui-même institué
par les pouvoirs publics.
Nous
préciserons dans les semaines
qui viennent le rôle et les objectifs
qui seront ceux du « Chantier copropriété » co-animé par l’ARC et nous expliquerons
le travail concret qui a déjà
été entrepris et qui va être amplifié.
En
attendant, nous allons citer les
quelques paragraphes de la loi
Grenelle I qui concernent la
Copropriété et
les commenter rapidement.
o
CHAPITRE IER
: REDUCTION DES CONSOMMATIONS
D'ENERGIE DES BATIMENTS
Article
3
Le
secteur du bâtiment, qui consomme
plus de 40 % de l'énergie finale
et contribue pour près du quart
aux émissions nationales de gaz
à effet de serre,
représente le principal gisement
d'économies d'énergie exploitable
immédiatement. Un plan de
rénovation énergétique et thermique
des bâtiments existants et de
réduction des consommations énergétiques
des constructions neuves, réalisé
à grande échelle, réduira durablement
les dépenses énergétiques, améliorera
le pouvoir d'achat des ménages
et contribuera à la réduction
des émissions de dioxyde de carbone.
Cette amélioration implique le
développement et la diffusion
de nouvelles technologies dans
la construction neuve et
la mise en œuvre d'un programme
de rénovation accélérée du parc
existant, en prenant systématiquement
en compte l'objectif d'accessibilité
aux personnes présentant un handicap
au sens de l'article L. 114 du
code de l'action sociale et des
familles.
(…)
Article 5
L'État se fixe comme objectif de réduire les
consommations d'énergie du parc
des bâtiments existants d'au moins
38 % d'ici à 2020.
À cette fin, l'État se fixe comme
objectif la rénovation complète
de 400 000 logements chaque année
à compter de 2013.
(…)
III. - Afin de permettre une rénovation accélérée du parc résidentiel et tertiaire
existant en matière d'économie
d'énergie, l'Etat mettra en place
des actions spécifiques incluant
un ensemble d'incitations
financières destinées à encourager
la réalisation des travaux. Ainsi
:
a)
L'État favorisera la conclusion d'accords avec le secteur des banques et des assurances, tout en mobilisant
les établissements financiers
publics, pour développer le financement
des investissements d'économie
d'énergie ; ces accords auront
pour objet la mise en place de
prêts aux particuliers dont les
caractéristiques financières permettront
le remboursement des annuités
d'emprunt au moyen des économies
d'énergie réalisées ; de même,
l'État encouragera la simplification
et l'aménagement des contrats
de performance énergétique
en
vue de faciliter leur diffusion,
notamment dans les copropriétés,
et s'assurera de l'élaboration
de modèles de contrats de performance
énergétique adaptés aux différents
secteurs (résidentiel, tertiaire,
industriel) ; il incitera le secteur des assurances à développer une offre de produits
visant à garantir le bon résultat
des travaux d'amélioration énergétique
des bâtiments résidentiels
;
b)
Les modalités d'application du
crédit d'impôt sur le revenu en faveur
des économies d'énergie et de
l'utilisation des énergies renouvelables
seront réformées, afin de favoriser
la rénovation des logements donnés
en location et la réalisation
de travaux ou l'acquisition des
équipements les plus performants
;
L'État
incitera les
bailleurs et les associations
de locataires à engager une
concertation pour déterminer les
modalités de partage des économies
d'énergie réalisées par ces investissements.
Dans un délai d'un an à compter
de la promulgation de la présente
loi, le Gouvernement rendra compte
au Parlement de l'état de la concertation.
En
complément des mesures précitées,
l'Etat prévoira des dispositifs
d'incitation financière visant à encourager
les propriétaires et les syndicats
de copropriétaires à réaliser
des travaux de rénovation lourde
destinés à accroître la performance
énergétique de logements anciens
aux caractéristiques thermiques
et énergétiques très dégradées.
Ces dispositifs privilégieront
les financements qui tirent parti
des gains réalisés par les économies
d'énergie. Une étude analysera
par ailleurs les possibilités
de mettre en œuvre à terme des
obligations
de travaux de rénovation.
Le
diagnostic de performance énergétique
sera adapté à l'outre-mer afin
de tenir compte des caractéristiques
propres à ces territoires.
L'État
encouragera la constitution d'un
groupement de l'ensemble des acteurs
du plan de rénovation des bâtiments
pour suivre et adapter les chantiers
de rénovation en matière d'économie
d'énergie dans les secteurs résidentiel
et tertiaire.
*
La loi Grenelle I et la Copropriété
Que
dit la loi ? En résumé, ceci :
1.
D’ici
2020 les copropriétés devront
avoir abaissé leurs consommations
énergétiques de 38 %.
2.
À
partir de 2013 il faudra pouvoir
améliorer thermiquement 400.000
logements existants par an (ce
qui est considérable).
3.
Pour
y parvenir, l’État va :
a)
inciter
les banques à signer des accords
pour développer les financements
adaptés ;
b)
inciter
les assurances à développer un
produit nouveau : la garantie
de résultat en matière d’économies
d’énergie ;
c)
inciter
au développement des contrats
de Performance Energétique ;
d)
adapter
le crédit d’impôt ;
e)
envisager
des aides spéciales pour les copropriétés
dont les professionnels sont les
plus médiocres en termes énergétiques ;
f)
favoriser
la concertation bailleurs/locataires ;
g)
envisager
à terme certaines obligations
en matières de travaux d’économies
d’énergie.
De
notre côté à l’ARC, nous avons
commencé à travailler de façon
approfondie sur deux points avec
de nombreux partenaires :
-
le
Contrat de Performance Energétique ;
-
la
garantie de résultat en matière
de travaux.
Dès
que possible nous exposerons les
résultats déjà obtenus et attendus
dans ces deux directions.