ARC, Actualité 24 11 10/ ©

Le journal « 20 minutes « 

donne la parole à l’ARC et aux syndics bénévoles

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Voici un petit article paru dans un des « gratuits » le plus diffusé, le journal 20 minutes.

 

 

Immobilier. Face aux abus, de plus en plus de copropriétaires s’organisent bénévolement.

 

« DIX mille syndics font leur loi en France »

 

« Opaques, trop chers, trop lents : les syndics de copropriété sont sous le feu des critiques. Le secteur, qui n'a pas été régulé depuis quarante ans, vit une actualité mouvementée. Il est dans le viseur du ministère du Logement, qui prépare une loi pour plus de transparence. Et deux Salons de la copropriété en rendent compte, dont le Salon « indépendant » de l’ARC et de l’UNARC.

Bruno Dhont, directeur de  l’Association des responsables de copropriété (A.R.C), défend le principe des syndics bénévoles,

Que reprochez-vous aux syndics professionnels ?

Bruno DHONT : Leur mauvaise gestion et leur opacité. L'objectif des syndics professionnels est trop souvent de générer une grosse trésorerie, qu'ils placent ensuite pour percevoir des intérêts. Avec des effets pervers sur toute la gestion : on fait traîner les travaux, pour bénéficier plus longtemps de son tapis de trésorerie. On paye les fournisseurs à 180 jours : ça coûte plus cher, c'est le copropriétaire qui paye, et cela fait plus d'argent à placer. Sans compter les  conflits d’intérêts : 85 % des syndics sont, par exemple, aussi courtiers en assurance.

 

Que pensez-vous du projet de réforme des syndics ?

Bruno DHONT : Il n'ose pas intégrer un outil indispensable : le compte séparé pour chaque copropriété. Il permettrait pourtant de mieux faire le tri dans les frais et les honoraires et d’éviter bien des abus.

C’est comme cela partout en Europe, sauf en France, où dix mille syndics font leur loi face à 8 millions de copropriétaires.

 

Comment élire un syndic bénévole ?

Bruno DHONT : C’est simple : avant la fin du contrat avec le syndic on envoie une lettre recommandée au syndic pour présenter la candidature d’un syndic bénévole et  on vote la décision en assemblée générale. Pas besoin d'avoir fait Polytechnique pour gérer une petite copropriété ! Les frais sont remboursés et des associations de syndics bénévoles comme l’ARC (la plus grande et forte association) fournissent assurances, assistance et achats groupés pour environ 150 par an. En France, 11 % des syndics sont bénévoles, le chiffre a plus que doublé en dix ans.

 

Recueilli par Gilles WALLON – (le 17.11.2010)

 

 

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