ARC, ASCENSEURS / 05 11 03 / ©

Ascenseur : la fédération CGT des ascenseurs demande " pourquoi la loi sécurité des ascenseurs n'est-elle pas appliquée " ?


 

  • Dans un récent communiqué la fédération CGT des ascenseurs s’inquiète du retard pris par la publication des arrêtés " sécurité des ascenseurs ".

 

  • Pour une fois nous pouvons témoigner que ce n’est pas l’inertie de l’administration qui en cause. Au contraire l’administration avait rédigé les décrets AVANT même le vote de la loi et la puissante fédération des ascenseurs piaffait d’impatience à l’idée de pouvoir adresser des milliers de devis aux copropriétaires.

  • La raison du retard - excusez du peu - vient en partie du fait que l’ARC, représentant les millions de copropriétaires concernés par ces travaux se bat depuis un an avec l’énergie du désespoir pour éviter que ces décrets ne tournent pour les copropriétaires au cauchemar.

  • Notre action est claire : persuader les hauts fonctionnaires, les hommes politiques, les responsables ministériels qu’un certain nombre d’exigences prévues dans les projets de décret n’ont RIEN à voir avec la sécurité et ont été glissées adroitement par le lobby des ascensoristes (quatre grands groupes captent 98 % du marché) pour gonfler leur carnet de commande.

  • Vous trouverez sur ce site-même nos explications concernant ces exigences anormalement élevées, en particulier celle concernant une précision d’arrêt de la cabinet de 1 cm (au lieu de 2 cm que nous demandons) et qu’on oblige à équiper les ascenseurs de variateurs de fréquence coûtant au moins 10.000 € l’unité !

  • Oui, l’ARC fait de la RÉSISTANCE et cette résistance explique en grande partie le retard.

  • Une deuxième raison est que l’ARC en profite aussi des négociations en cours pour obtenir des améliorations sur l’arrêté " maintenance des ascenseurs ".

Un arrêté spécial doit en effet définir les obligations des ascensoristes en matière de maintenance. Squelettique au départ, cet arrêté suite à nos interventions et demandes multiples (dont une partie a été reprise par le Ministère du Logement à notre grande satisfaction) est en train d’être beaucoup plus présentable.

Quand on sait que les problèmes de mauvaise maintenance sont la cause principale des accidents, on comprend l’importance qu’il y améliorer cet arrêté.

  • Notre action, là encore destinée à préserver les intérêts des usagers, explique donc, elle aussi, le retard pris.

 

Conséquence :

Le retard pris l’est en grande partie parce que l’ARC - seule association d’usagers présente dans la négociation - cherche à éviter le PIRE pour les copropriétaires et à négocier des meilleures conditions de maintenance, on aura vu des raisons moins nobles pour expliquer un retard.

Comme disait notre Jean de la Fontaine : " Rien ne sert de courir……….. "

 

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