| Dossier du mois d'avril
2002
Celui-ci : pouvoir passer une demie journée avec un spécialiste DE CONFIANCE qui puisse - pour un prix TRES MODIQUE et avec eux - faire un " bilan " et des propositions concernant le chauffage et l'eau chaude : · bilan des consommations ; - Ce rêve - grâce à la délégation Régionale Ile-de-France de l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME) - semble à portée de main. En effet, pour la première fois, une aide semble pouvoir s'appliquer efficacement à des copropriétés de moins de 50 logements. Nous allons expliquer COMMENT - en Ile-de-France - les copropriétaires (surtout s'ils sont adhérents collectifs à l'ARC, ce que nous vous souhaitons) peuvent utiliser le dispositif que nous allons vous présenter. Si votre copropriété n'est pas située en Ile-de-France vous êtes néanmoins concernés par le point II ; contactez votre délégation Régionale de l'ADEME (ademe.fr) et voyez avec les responsables " énergie-bâtiment " ce qu'ils proposent . I - Des pré-diagnostics et réglages pour les copropriétés de moins de 50 logements - Le problème des petites copropriétés est que - pour elle - les " diagnostics " sont souvent HORS prix. Le coût moyen d'un diagnostic étant de l'ordre de 900 €, presque tout le monde y renonce. Ainsi les conseillers syndicaux restent-ils avec leurs questions et leurs doutes. - Mais tout change quand le prix est divisé par . DIX ! En effet, grâce à une prise en charge à 90 % de la dépense par l'ADEME l'effort est ramené à 90 €, ce qui devient plus qu'abordable. - Un prix abordable, d'accord, mais pour QUELLES prestations et avec QUEL degré de confiance, demanderez-vous ? 1 - La prestation - La prestation est encadrée, voire normalisée. Elle consiste en ceci : · une analyse des consommations ; 2 - Les problèmes à surmonter - Les problèmes, avec ce type de diagnostic, sont de trois ordres : a) d'abord les diagnostiqueurs ont souvent la plus grande difficulté à obtenir les CHIFFRES dont ils ont besoin (nous expliquons plus loin comment surmonter ce problème) ; b) un deuxième problème est d'avoir la certitude que le diagnostiqueur fait BIEN son travail d'analyse (et, en particulier, qu'il n'hésitera pas à pointer du doigt les problèmes actuels, même si cela met en cause le chauffagiste en place) ; c) enfin le troisième problème est d'être sûr que le diagnostiqueur va préconiser les BONNES interventions et ne va pas se contenter de préconiser des travaux " passe-partout " et hors de prix. - L'ADEME a cherché à résoudre ces problèmes et l'ARC vous aide aussi à éviter les écueils.
- Sur ce point notre expérience est claire : les diagnostiqueurs ne prennent NI le temps NI n'ont l'énergie (c'est le cas de le dire) d'essayer d'obtenir les relevés exacts des consommations. Cela repose donc uniquement sur le conseil syndical. - Avant toute chose, prenez donc ABSOLUMENT le temps d'obtenir auprès du syndic une copie : · de toutes les factures de combustible sur deux ans (ou trois, c'est encore mieux) ; - Rappelez-vous : le syndic - dépositaire des archives - DOIT vous donner ces documents. S'il explique qu'il ne les a pas parce que le prédécesseur ne lui a pas fourni, il FAUT lui rappeler qu'il DEVAIT les demander et qu'il est toujours temps de le faire (articles 21 et 18-2 de la loi du 10 juillet 1965). - Un BON diagnostic repose sur des données exactes. Puisqu'on sait que le diagnostiqueur se contentera seulement de les demander, il est préférable d'aller soi-même à la pêche.
- L'ADEME a établi une liste de bureaux d'étude et de chauffagistes agréés (qui respectent une CHARTE et un cahier des charges). Cela est une première réponse. - Mais dans cette liste même, l'ARC a refait son propre choix ; ainsi les adhérents collectifs de l'ARC sont-ils sûrs d'avoir affaire à des " diagnostiqueurs " entièrement de confiance. - Ceux-ci s'engagent d'ailleurs à effectuer le travail sous le contrôle du conseil syndical et en particulier à faire les visites sur place AVEC le conseil syndical et à répondre à toutes ses questions.
- Les " professionnels " ont souvent la manie de préconiser des travaux. Néanmoins dans la mesure où le conseil syndical aura été associé au diagnostic et aura pu discuter avec le diagnostiqueur (voir plus haut), ce " risque " soit disparaît, soit devient très relatif.
3 - Les limites du pré-diagnostic Le pré-diagnostic ne concerne PAS l'analyse du " contrat " de chauffage en cours. C'est dommage, car il y a souvent des contrats dont les clauses sont très insuffisantes pour assurer une exploitation économe. Par ailleurs certains contrats sont de véritables pièges à C opropriétaires. Mais là encore, les adhérents collectifs de l'ARC pourront toujours trouver à l'ARC et à Copropriété-Services (coopérative de l'ARC) les personnes - " ressource " qui leur permettront de combler ce manque. Résumons : grâce à l'ADEME (délégation Ile-de-France) et pour moins de 100 € vous pouvez avoir une VISION très précise et un dialogue constructif avec un " diagnostiqueur " de confiance.
- de recueillir VOUS MÊMES les informations concernant les consommations ; - et (si vous êtes adhérent collectif à l'ARC) de nous demander : · les noms des " diagnostiqueurs " avec qui nous travaillons nous-mêmes en confiance ;
Sur les MÊMES principes et les MÊMES cahiers des CHARGES, l'ADEME (en Ile-de-France et aussi HORS Ile-de-France) subventionne aussi à 90 % les prè-diagnostics énergétiques pour des immeubles de plus de 50 logements.
b) PRE-DIAGNOSTIC RENFORCE : le coût peut, dans ce cas, aller jusqu'à 3.800 €, ce qui laisse un montant maximum à la charge de la copropriété de 380 € (donc 2.500 Francs). On le voit ces coûts restent très faibles. Là encore, pour obtenir tout le bénéfice de ces diagnostics, nous vous conseillons comme nous l'avons écrit plus haut de recueillir VOUS MÊME auprès du syndic les informations nécessaires (consommations de combustible et de l'eau chaude) ce qui est PLUS difficile qu'on ne pense.
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