ARC ,DOSSIER DU MOIS DE FEVRIER
2004 ©
Diagnostics immobiliers :
lancement de la campagne
" Sécurité
Santé Sans Excès "
-
diffusion auprès des
Journalistes, du grand public, des administrations et des responsables
politiques, d’un argumentaire complet relatif à ces exagérations
et aux moyens de les combattre ;
-
diffusion auprès des
copropriétaires et syndics de copropriété
d’une " charte " de modération.
-
Nous communiquons ci-dessous
ces deux textes en comptant sur vous, chers internautes, pour transmettre
par courriel à un MAXIMUM de personnes -copropriétaires,
syndics, élus, Web masters etc. - ces documents, en espérant
des effets modérateurs rapides. Bien cordialement.
Fernand
CHAMPAVIER
Le
Président.
1- Diagnostics immobiliers :
pourquoi et comment agir contre les exagérations ?
2- Charte : Santé
Sécurité Sans Excès.
Diagnostics -
immobiliers :
pourquoi et comment
agir contre
les exagérations ?
|
-
Présentation
générale du problème
Depuis quelques temps nous constatons
avec consternation qu’un nombre croissant de syndics (insuffisamment
informés, mais aussi peut-être volontairement inquiétés
par certains professionnels ou même parfois agissant de concert
avec ces professionnels) utilisent le déferlement actuel d’obligations
sécuritaires ou sanitaires pour imposer aux copropriétaires
des charges supplémentaires, en particulier :
Tout est bon : les termites,
les peintures au plomb, le plomb dans l’eau, la présence de légionelles,
la sécurité des ascenseurs, l’amiante, la sécurité
électrique, les risques au travail des employés d’immeuble,
l’information des intervenants extérieurs, demain la sécurité-gaz,
la qualité intérieure de l’air, les mérules, le
radon, les émanations de monoxyde de carbone, etc.
Ce que nous remarquons souvent,
dans ces cas, est ceci : certains syndics, au lieu d’appliquer
les textes avec le discernement requis et avec le souci de gommer les
aspects les plus bureaucratiques de cette réglementation (qui
confine parfois à l’absurde) ont tendance à aller " au-delà " de
ce que prévoient réellement ces textes :
-
ils les interprètent de
façon maximaliste ;
-
ils inventent parfois des obligations
nouvelles ;
-
ils augmentent jusqu’à
la caricature les risques non pas physiques mais judiciaires.
Bref, au lieu d’aider les copropriétaires
à faire face dans la sérénité à
ces obligations, ils accroissent ou créent la panique et poussent
à des dépenses non seulement en partie inutiles mais
souvent importantes.
II - La
situation actuelle : dans tous les domaines, des exagérations
nombreuses et inquiétantes
Ainsi, aujourd’hui, de nombreux
copropriétaires constatent que leurs syndics sont souvent préoccupés
d’appliquer les textes non pour garantir une meilleure sécurité
des personnes concernées mais pour justifier des interventions
de tiers extérieurs qui vont souvent, comme on l’a dit, bien
au-delà des textes.
Prenons les exemples concrets les
plus fréquents, domaine par domaine.
-
Les termites :
Alors que la loi n’oblige pas à
faire des détections ou repérages sur parties communes,
ces syndics prétendent que c’est de leur DEVOIR de faire
procéder à des états suivis pour prévenir
toute infestation.
A priori, cela peut d’ailleurs
paraître plutôt opportun et intelligent. Le problème
est que la plupart du temps le syndic se contente - uniquement pour
couvrir sa propre responsabilité - de signer un contrat avec
un pseudo-spécialiste du repérage.
Conséquence :
alors qu’il n’y a aucune obligation, le syndic arrive à imposer
par la peur un contrat (plus ou moins coûteux) à ses copropriétés ;
mais ce contrat pouvant parfois être exécuté par
des personnes peu compétentes, ne constitue pas une vraie garantie
de repérage précoce des termites pour la copropriété
mais uniquement une protection (judiciaire) pour le syndic.
D’autres voies sont cependant souhaitables :
-
Si l’immeuble n’est pas en zone
termitée, le syndic peut se contenter d’une part de diffuser
des consignes (concernant l’entrepôt de cartons, bois et chiffon)
et d’autre part de traiter toutes les sources d’humidité.
-
Le conseil syndical peut se renseigner
régulièrement en Mairie pour savoir si des déclarations
ont été faites dans la zone.
-
Si la zone est déjà
déclarée comme étant infestée, le syndic
peut chercher à savoir précisément OÙ
des termites ont effectivement été repérés,
faire appel à un VRAI spécialiste qui va - après
approbation par l’assemblée générale - faire
un VRAI état parasitaire COMPLET, même si cela doit
coûter un peu plus cher que ce que peut demander un pseudo-spécialiste
du repérage vite-fait, mal-fait.
2 - Les peintures
au plomb
Là non plus la législation
n’oblige à aucun repérage sur parties communes. Mais les
bons apôtres de la santé publique n’en ont cure : face
au danger que le plomb peut représenter pour les enfants, ces
cœurs soudainement sensibles commandent d’urgence des diagnostics chers
et parfois des travaux encore plus chers, effectués sans vote
en invoquant l’urgence et la santé publique. Là encore,
sont mis en avant des arguments incontournables :
-
la sécurité judiciaire
pour la copropriété (et le syndic) ;
-
le drame sanitaire que représente
le saturnisme (alors que chacun sait que ce sont uniquement les
peintures au plomb des parties privatives qui présentent
un réel danger) ;
-
l’urgence (alors que les situations
durent souvent depuis dix ans !).
Là encore une attitude plus
adaptée est indispensable.
-
Si l’immeuble est insalubre,
occupé par des familles modestes en sur occupation, que l’état
des peintures est très généralement dégradé,
il est également bien inutile de faire ce diagnostic :
-
d’abord parce qu’il n’apprendra
rien (il y a vraisemblablement du plomb dans les peintures) ;
-
ensuite parce qu’il y a, dans
ces immeubles, une quasi-impossibilité de faire les travaux
très coûteux permettant d’éradiquer le plomb ;
-
enfin parce qu’il y a souvent
des problèmes PLUS importants (toitures qui fuient ;
électricité dangereuse, etc.).
-
informer les familles concernées ;
-
éventuellement confiner
les parties les plus dégradées ;
-
surtout : mettre en place
un processus de redressement financier de la copropriété
qui ne passe certainement pas par le fait de jeter 1.000 à
1.500 €uros par la fenêtre mais par la relance ou la mise
en place de procédures judiciaires concernant le paiement
des charges…
3 - L’évaluation
des risques au travail des employés du syndicat de copropriété
Depuis qu’un décret du 5
novembre 2001 a rendu obligatoire une étude des risques au travail
et la mise en place de mesures préventives,
nos braves crocodiles ont découvert l’immense importance de faire
faire (évidemment par des bureaux très spécialisés)
des études de risques très complètes.
Faire l’étude des risques
au travail d’une femme de ménage intervenant quatre heures par
semaine dans un immeuble
de 20 logements est en effet nécessaire, mais faire croire que
le syndic professionnel est quasiment OBLIGÉ de passer
par un bureau d’études
spécialisé pour y parvenir montre bien que l’on se moque
des copropriétaires. Pourquoi ?
-
d’abord, parce qu’une commission
spéciale (la Commission Paritaire Nationale des Gardiens
et Employés d’Immeuble)
a établi une liste exhaustive des risques encourus
par les employés et gardiens d’immeuble et qu’il suffit de
s’y reporter et de
trouver ce qui correspond à la situation sur son immeuble ;
-
ensuite, parce qu’un syndic est
mieux placé qu’un généraliste de la sécurité
pour savoir
précisément les risques que court, dans l’immeuble
qu’il gère, le personnel d’entretien ou de gardiennage.
Dès lors, le syndic qui affirme
de façon dramatique qu’il est indispensable pour la sécurité
judiciaire (toujours) de la copropriété de passer par
des bureaux d’études :
4 - Le plomb dans
l’eau
Fin décembre 2003 le taux
maximum de plomb dans l’eau est passé de 50 microgrammes par
litre à 25 microgrammes.
Tout le monde sait que le taux applicable
jusque là (50 microgrammes) - qui n’était d’ailleurs pas
toujours respecté, sans que l’on
s’en aperçoive ni que l’on s’en préoccupe… - était
largement suffisant et que les problèmes éventuels
de saturnisme ne commencent que si les
taux sont trois ou quatre fois supérieurs.
Le Ministère de la Santé
lui-même est aujourd’hui obligé de dédramatiser
le problème et de préciser que, s’il ne faut pas négliger
ce problème,
il faut aussi rappeler que les cas de saturnisme liés
à l’eau sont RARES et ne concernent que des situations où
le taux de concentration est beaucoup plus élevé.
Qu’importe : là encore
de nombreux syndics - véritables gardiens du temple sanitaires
- nous ont asphyxiés ou vont nous asphyxier
sous des analyses, contrats, travaux divers permettant d’atteindre des
taux ridiculement bas.
Sur ce point également les
excès sont faciles à repérer : tel syndic
soi-disant très préoccupé par le taux de plomb
dans l’eau
qui circule dans tel immeuble va se précipiter pour commander
des analyses coûteuses, ceci :
-
sans savoir qu’il n’y a aucune
norme actuellement pour effectuer des " prélèvements " sûrs
;
-
sans même s’être
renseigné auprès du " service public "
local sur la teneur en plomb de l’eau qui circule dans le réseau ;
-
sans même savoir si - sur
le réseau public - il n’y a pas encore de canalisation en
plomb, voire des branchements en plomb pour raccorder l’immeuble
au réseau.
C’est à ces détails
qu’on reconnaît les GRANDS professionnels.
5 - La sécurité
des ascenseurs : le pire est devant nous
Les textes (décrets et
arrêtés) concernant la sécurité des ascenseurs
ne sont pas encore sortis que - déjà - certains syndics
transmettent aux copropriétaires des devis de " mise
aux normes " pour des montants défiant l’imagination :
alors qu’on nous annonçait
des coûts de mise aux normes en moyenne de 20.000 Euros par
appareil, les devis que nous voyons circuler s’établissent
à 40, voire 50.000 Euros…
Les mises en concurrence sont
souvent insuffisantes ou factices (on met en concurrence deux sociétés
qui appartiennent au même groupe).
Pire : certains incitent les copropriétés à
choisir l’ascensoriste le plus cher, prétextant une qualité
de matériel meilleure.
Par ailleurs on propose des travaux non seulement peu utiles mais
dont on ne sait pas encore s’ils seront rendus obligatoires.
Certes les syndics sont submergés
par les sollicitations commerciales des grands ascensoristes, auxquelles
il n’est pas facile de résister.
On peut tout de même penser
que certains non seulement ne font pas grand chose pour résister
à ces sollicitations mais ont plutôt
tendance à se transformer en agents commerciaux…
Et cela n’est rien à côté
de ce qui nous attend : prix extravagants sous prétexte
d’obligations
légales mais aussi d’urgence ; travaux en partie superflus
imposés au nom de la sécurité juridique (toujours) ;
à quoi s’ajoutera
certainement des offres de prêts très intéressantes
(pour les banquiers) pour permettre de financer ces folies.
Le problème de l’amiante
c’est d’abord le problème du repérage, ensuite le problème
de l’éventuel désamiantage.
Actuellement nos adhérents
nous remontent des " histoires " très
inquiétantes concernant des pseudo-études relatives
à l’état de
dégradation supposée de certains matériaux et
des coûts abracadabrants de désamiantage.
Certains bureaux d’études
n’hésitent pas à voir des matériaux en amiante
(exemple : matériaux composant certains tuyaux) beaucoup
plus dégradés qu’ils ne sont et donc à forcer
à faire des
travaux dont on sait combien ils peuvent être particulièrement
coûteux.
Là encore nous ne constatons
pas que les syndics concernés
écartent vraiment ces charlatans, la difficulté pour
nous étant, comme toujours, de savoir si ces syndics sont naïfs,
franchement incompétents ou complices.
7 - Les légionnelles
Ces petites bactéries qui
se promènent dans les circuits d’eau chaude mal entretenus
ou présentant des défauts (bras morts),
donnent également à certains professionnels des idées
lumineuses pour faire de l’argent - beaucoup d’argent - facilement
en faisant
céder rapidement les copropriétés les plus méfiantes
et les moins riches :
-
" on "
affole les copropriétaires aussi bien au nom de la santé
publique que de la santé " judicaire " ;
-
" on "
soumet des devis hors de prix concernant des travaux qui ont deux
particularités :
De toute façon la mise en concurrence
- si elle a eu lieu - vient trop tard, le bureau d’études ayant
DÉJÁ décidé de ce qu’il fallait faire, c’est-à-dire,
DÉJÁ fait les préconisations souvent excessives
qui vont engager la copropriété dans des programmes de
travaux insensés
(exemple : modification complète d’un circuit pour 117.000
Euros alors que quelques travaux d’un montant global
de 8.500 Euros s’avèrent - suite à une nouvelle étude
- très suffisants).
Là encore redisons-le, au risque
de lasser, il y a une autre façon de procéder :
-
faire analyser les causes réelles
de l’infestation ;
-
informer les usagers ;
-
engager des actions progressives,
convergentes (nettoyage des ballons ; suppression des bras
morts, etc.) et peu coûteuses.
III Les
syndics peuvent-ils devenir agents de modération ?
Pour le moment les syndics sont, très
souvent, des agents d’amplification, ceci pour de bonnes ou de moins
bonnes raisons :
-
pour éviter toute complication
judiciaire (largement fantasmatique, d’ailleurs) en cas de problèmes ;
-
parce qu’ils ont des difficultés
à apprécier eux-mêmes certains problèmes
techniques, pratiques, juridiques ;
-
par simple FACILITÉ ;
-
voire aussi - même si certains
disent que c’est très marginal, ce qui reste difficile à
apprécier - en raison d’une collusion avec les entreprises
qui profitent de cette " manne "..
Or, ce que nous demandons aux syndics
c’est d’être des agents de modération.
Face aux obligations, mais aussi face
aux problèmes, nous leur demandons non pas d’ouvrir grand un
immense parapluie, mais :
-
de ne pas imposer de solutions
inutiles ;
-
d’aider à trouver la bonne
solution, sachant que celle-ci doit passer par un bon compromis
technico-financier ;
-
enfin de donner des informations
JUSTES et non de véhiculer des fantasmes, voire des " bobards ".
La difficulté est de savoir
COMMENT inciter les syndics à jouer ce rôle de modérateur
et donc à quitter le rôle (beaucoup plus reposant) d’entremetteur.
Voyons cela :
-
Le rôle des syndicats
professionnels
-
des précisions sur certains
dispositifs ;
-
des améliorations des
textes en cours ;
-
et intervenir auprès
des pouvoirs publics pour signaler des excès d’obligations.
On s’aperçoit, cependant,
que malheureusement les syndicats professionnels, d’une part ne
jouent pas ce rôle modérateur vis-à-vis de leurs
adhérents d’autre part restent frileux vis-à-vis des
pouvoirs publics.
Mais cela peut évoluer… ?
2 - Le rôle des " grands
syndics "
-
Les syndics savent bien en effet
- au fond d’eux mêmes - que beaucoup d’obligations sont soit
excessives, soit appliquées de façon excessive ;
ils savent aussi qu’il serait souhaitable qu’on allége les
charges financières que cela induit pour les copropriétés ;
ils savent enfin qu’il serait préférable que les copropriétaires
puissent compter sur les syndics comme des alliés modérateurs
et non comme des accélérateurs ennemis. Mais là
encore, il leur est difficile de se lancer seuls dans une croisade
anti-réglementation tatillonne.
-
d’abord parce qu’ils ont les
épaules " assez larges ", comme
on dit, pour le faire ;
-
ensuite parce qu’ils peuvent
se lancer dans l’aventure efficacement (c’est-à-dire en
faisant vraiment bouger le paysage…), parce qu’ils représentent
de très nombreux lots.
3 - Une "charte "
-
leur trop grand degré
de généralité ;
-
la difficulté qu’il
y a d’une part à prouver que celui qui s’est engagé
à la respecter ne le fait - le cas échéant
- pas, d’autre part à obtenir des sanctions lorsque l’on
peut montrer que les professionnels n’ont pas respecté
leurs engagements.
IV - Une
charte de modération baptisée : " Santé-
Sécurité Sans excès " (les 4 " S ")
Le principe de cette charte est
simple :
-
Le syndic s’engage d’abord à
remplir une fiche par copropriété permettant de récapituler
les seules obligations RÉELLES.
-
Ensuite le syndic s’engage à
ne commander des diagnostics ou études :
-
Enfin le syndic s’engage à
ne pas agiter inutilement le spectre " judiciaire "
et à ne faire procéder qu’à des diagnostics
nécessaires.
Nous donnons en annexe le texte
de cette charte.
Conclusion
-
à la fois les obligations
sont trop nombreuses ;
-
à la fois nous subissons
une application excessive, voire parfois abusive de ces obligations.
-
Il est néanmoins possible
de concilier sécurité-santé ET modération
financière, ce qui requiert de trouver un juste équilibre
dont seuls auront à pâtir les intérêts
commerciaux d’entreprises trop promptes à utiliser à
leur seul profit les bonnes intentions sanitaires et sécuritaires
des pouvoirs publics.
ARC
- Janvier 2004
Annexe : la charte " Sécurité
Santé Sans excèS ".
|
Santé
- sécurité sans excès
|
Le syndic remplit le tableau joint
qui précise:
-
la liste des obligations effectives
qui pèsent réellement sur la copropriété
à la date où le questionnaire est rempli ;
-
la liste des études et
travaux éventuellement obligatoires, en distinguant ce qui
a été fait et ce qui reste à faire ;
-
la liste des dispositions non
obligatoires que le syndic pense néanmoins judicieux de satisfaire.
Le syndic veille à ne pas inclure
des obligations qui ne soient pas issues de textes législatifs
ou réglementaires ; en particulier
il écartera les " recommandations "
ou autres vœux issus de " circulaires ".
-
Le syndic soumet cette liste
au Conseil Syndical pour validation ou correction.
-
Le syndic fera délibérer
l'assemblée générale sur le choix des prestataires
et des solutions préconisées, dans la limite
de ce qui aura été retenu dans la liste validée
pour le Conseil syndical. Il aura préalablement soumis au
Conseil Syndical les
projets complets des contrats.
-
Le syndic veille à ne
faire appel qu'à des professionnels qui présentent
toutes les garanties de compétence et d'expérience
requise.
Il justifie ses choix.
-
Le syndic s'engage à ne
pas transférer à des tiers des obligations qui le
concernent en tant que mandataire professionnel du syndicat
des copropriétaires.
-
Le syndic s'engage à ne
pas invoquer l'urgence ou ses responsabilités ou même
les éventuelles responsabilité du syndicat pour
commander des études ou signer des contrats sans autorisation
de l'assemblée générale.
-
Le syndic s'engage à respecter
l'article 39 du décret du 17 mars 1967 : information précise
concernant ses liens éventuels avec un
prestataire et autorisation spéciale demandée à
l'assemblée générale.
-
Le syndic s'engage à ne
pas contractualiser avec une entreprise qui organiserait une dépendance
à l'égard du syndicat, par exemple :
Le
Syndic.
La CHARTE :
Santé
Sécurité Sans excèS
|
Préambule :
Face aux obligations nombreuses
qui pèsent sur les copropriétés en matière
sanitaire et sécuritaire et face aux risques judiciaires que
ces obligations
font peser, on constate une tendance forte aux pratiques " inflationnistes ":
-
diagnostics effectués
sans obligation mais aussi parfois sans réelle utilité
et sans forcément l'assentiment de l'AG ;
-
mise en place de contrats préventifs
discutables;
-
appel intempestif à des
bureaux d'étude extérieurs etc.
Il est souhaitable que les syndics
de copropriété - évitant de céder soit à
la panique judiciaire, soit à des informations alarmistes diffusées
par certains professionnels -puissent jouer un rôle modérateur
tout en garantissant le respect des obligations. Cette modération
doit viser :
Dans cet esprit la présente
charte fixe quelques principes généraux que le syndic
signataire s'engage à respecter et qui devraient permettre de
trouver un équilibre entre les exigences de sécurité
et leur coût ainsi qu'une méthode pour y parvenir.
|
Comment utiliser
cette charte ?
|
Pour éviter que des syndics
ne prennent des engagements trop généraux nous conseillons
aux copropriétaires de soumettre
cette charte à leur syndic pour LEUR immeuble. Vous pourrez ainsi
adresser le texte de cette charte et le tableau joint à votre
syndic avec une lettre ainsi rédigée :
" Madame ou Monsieur,
Je vous prie de bien vouloir
trouver ci-joint un projet de charte que le conseil syndical souhaiterait
que vous puissiez adopter en ce qui concerne notre immeuble.
Nous vous remercions également
de bien vouloir compléter la fiche jointe concernant les obligations
pesant sur la copropriété.
Vous en remerciant, nous vous
prions d’agréer, Madame, Monsieur, nos salutations distinguées.
Le
Conseil Syndical ".
|
TABLEAU DES OBLIGATIONS
ET SUGGESTIONS
|
|
Concerne le syndicat de copropriété
du :
|
……………………………………………
Établi le :
………………………………
Par :
…………………………………...
|
1)Termites
Rappel :
y-a-t-il aucune obligation de recherche sur parties communes,
(sauf en d’injonction municipale) même dans les zones déclarées
termitées par le Préfet.
- Y-a-t-il un arrêté préfectoral
concernant la zone
|
OUI
|
NON |
- Y-a-t-il une injonction municipale ?.
|
OUI |
NON |
| 2) PLOMB DANS L’EAU |
|
|
Rappel :
il n’y a aucune obligation de faire des analyses.
Le raccordement avec le réseau
est-il en plomb ?
.
|
OUI |
NON |
|
Quel est le taux de plomb
dans l’eau livrée en pied d’immeuble ?.................
|
................................................... |
....................................... |
| |
................................................... |
....................................... |
3) D.U.E.R.
(document unique d’évaluation
des risques)
Rappel :
ce document est obligatoire depuis le 8 novembre 2002 ; son
établissement rentre dans les tâches des syndics ;
il n’y a
aucune obligation de passer par un bureau d’études extérieur
(l’assemblée générale doit approuver toute
éventuelle sous-traitance).
Établi le :………………………………….
Mis à jour le :…………………………….
|
|
|
| 4) Peinture au plomb
Rappel :
il n’y a aucune obligation de recherche sur parties communes,
sauf injonction préfectorale. N.B : une loi, en cours
de
discussion, donnera jusqu’au 31 décembre 2010 pour le faire...
● Y a-t-il une injonction
préfectorale ?
Note :
il y a néanmoins obligation de renseignement d’une entreprise
qui doit intervenir de façon destructive sur des
mûrs revêtus de peinture
|
OUI |
NON |
|
5) AMIANTE
Rappel : obligation
de repérage avant le 31 décembre 2005
|
|
|
|
1 – Repérage
|
OUI |
NON |
|
|
................................................... |
...................................... |
| 2 - Mesures d’empoussièrement |
OUI |
NON |
|
|
................................................... |
........................................ |
|
|
................................................... |
......................................... |
|
3 - Dossier technique
|
OUI |
NON |
|
|
.................................................... |
.......................................... |
|
4 - Travaux faits :………………………..
|
.................................................... |
.......................................... |
|
5 - Travaux à faire :……………………..
|
.................................................... |
.......................................... |
|
6) Légionnelles
Rappel :
il n’y a aucune obligation d’analyse ; il n’y a qu’une sorte
de légionnelle très dangereuse.
Notre conseil :
introduire une clause dans le contrat d’exploitation d’eau chaude
concernant le respect des seuils réglementaires.
|
|
|
| 7) Suggestions du syndic |
.................................................... |
........................................... |
| ......................................................................................................................... |
.................................................... |
........................................... |
| ......................................................................................................................... |
.................................................... |
........................................... |