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Le texte du code
d’éthique et de déontologie de la FNAIM.
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Nos commentaires
et nos questions
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" La conformité
à la loi.
Le professionnel FNAIM
exerce son métier dans le strict respect de la loi.
Il n’applique, en particulier, jamais de discrimination sous
quelque forme que ce soit vis-à-vis- de ses clients ".
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Le rappel à la
loi est le bienvenu. Est-ce à dire que le professionnel
syndic s’engage à respecter toute la loi de 1965 sur
la copropriété et le décret d’application
du 17 mars 1967 et qu’à défaut il s’engage :
- à corriger ses erreurs ;
- à réparer les conséquences
de celles-ci ?
Les copropriétaires
pourront-ils - si ce n’est pas le cas - saisir le comité
de Déontologie dont il est parlé plus bas ?
Pourquoi n’évoquer
dans ce code que le problème - certes important, mais
très particulier - de la non-discrimination ?
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" La nécessité
de l’éthique et de la déontologie.
Pour que vous lui conserviez
votre confiance, le professionnel FNAIM est convaincu du nécessaire
respect de règles éthiques et déontologiques,
vous donnant des garanties de service et de moralité
élevées ".
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De telles professions
de foi sont-elles vraiment nécessaires ?
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" L’obligation
de confidentialité.
Parce qu’il vous doit
la protection des informations personnelles que vous lui confiez,
le professionnel FNAIM se tient à une obligation de
confidentialité et de discrétion ".
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Bravo pour la confidentialité.
Le professionnel s’engage donc à ne transmettre aucune
information à une filiale ou un prestataire quelconque
aux fins de démarchage. Pas de vente de " fichiers " ?
Ça serait parfait, si c’était plus explicite.
Par ailleurs espérons
que ce souci de confidentialité n’entraîne pas
le professionnel à refuser la communication de la " feuille
de présence aux assemblées générales "
à ceux copropriétaires qui en font la demande.
Là encore nous souhaiterions que cela soit précisé.
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" L’implication
des collaborateurs.
Parce que ses équipes
sont à votre service, le professionnel FNAIM est le
garant du respect du Code d’Ethique et de déontologie
par l’ensemble de ses collaborateurs ".
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Ethique ou rhétorique ?
La FNAIM n’en fait-elle pas un peu trop ?
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Un comité
d’Ethique et de Déontologie pour garantir la pérennité
de la démarche.
Parce que la démarche
éthique et déontologique est une préoccupation
permanente, la FNAIM s’est dotée d’un Comité
d’Ethique et de déontologie chargé, notamment,
de veiller à la bonne application du Code d’Ethique
et de Déontologie ".
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●" Notamment "
dit le texte ; il aurait été intéressant
de savoir ce que comité fera d’autre ? Par ailleurs,
nous nous posons de nombreuses questions pratiques :
- comment ce comité est-il composé ?
comment ses membres sont-ils choisis ? qui le préside ?
combien de fois se réunit-il par an ? comment
le saisit-on ? etc.
●Par ailleurs, la
FNAIM nous apprend, dans un communiqué disponible sur
son site, que ce comité de déontologie est paritaire,
à savoir qu’il est composé de cinq membres de
la FNAIM et de quatre personnalités ou organismes,
dont l’ANIL (Association Nationale pour l’Information sur
le Logement). Là aussi nous nous posons des questions :
- pourquoi - si ce comité est
paritaire - est-il composé de cinq personnes côté
FNAIM et de seulement quatre " en face " ?
- qui sont les trois autres personnalités
ou organisations, en plus de l’ANIL ?
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" Des
sanctions en cas de manquement.
Tout professionnel
FNAIM qui ne respecterait pas les dispositions du Code d’Ethique
et de déontologie est susceptible de faire l’objet
de sanctions disciplinaires ".
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Très bien, mais
nous souhaiterions savoir précisément comment
les statuts de la FNAIM ont été modifiés
pour intégrer ces sanctions possibles.
Nous avons, en effet,
déjà joué le jeu de la " médiation "
avec certaines chambres de la FNAIM, il y a quelques années
et nous nous sommes aperçus que - faute de sanctions
prévues par les statuts de la FNAIM - les professionnels
ne déferaient à aucune injonction. Voilà
pourquoi nous nous demandons ce qui a changé
dans les statuts de la FNAIM.. À défaut, aucune
sanction ne sera possible (si ce n’est de vagues rappels à
l’ordre).
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" Un parcours
formalisé pour les nouveaux adhérents.
Pour que l’appartenance
à la FNAIM soit durablement pour vous un gage de qualité,
tout nouvel adhérent suit un parcours d’intégration,
qui permet à la Fédération de s’assurer
de ses compétences et de ses qualités morales ".
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Là aussi, il aurait
été intéressant d’en savoir plus. Comment
la fédération s’assure-t-elle des compétences
de ses adhérents et de leurs qualités morales ?
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" L’exigence
de compétence et de formation.
Parce que l’immobilier
est un domaine de plus en plus complexe, le professionnel
FNAIM mobilise les compétences nécessaires pour
répondre à vos besoins en toute sécurité
et transparence. Il suit un cycle de formation annuel minimum
obligatoire et met en œuvre un parcours individualisé
de formation de ses collaborateurs ".
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Bien, mais rappelons que
l’exigence de formation annuelle minimum obligatoire est valable
pour tous, désormais, et qu’il est un peu curieux (pour
ne pas dire exagéré) d’insérer ce point
dans un " code d’éthique et de déontologie ".
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" La carte
professionnelle, garantie de professionnalisme.
Parce que ses activités
sont strictement réglementées, le professionnel
FNAIM et, le cas échéant, ses collaborateurs
sont détenteurs d’une carte professionnelle délivrée
par les Pouvoirs Publics. Une copie de ces documents est affichée
dans chacun de ses locaux ouverts au public ".
" La direction
effective des entreprises par le détenteur de la carte
professionnelle.
Parce que vous voulez
avoir affaire à un interlocuteur reconnu, le professionnel
FNAIM assure la direction effective de ses cabinets et agences ".
" La transparence
dans l’affichage des services proposés.
Pour recourir à
ses services en pleine connaissance de cause, le professionnel
FNAIM vous donne une information fidèle et complète
de l’ensemble des services qu’il propose et des honoraires
à votre charge ".
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Trois paragraphes sous
le titre " devoir de transparence "
qui reprennent des obligations de base de la profession.
Laisser entendre que l’affichage des prix (obligatoire par
ailleurs) est un élément important du code d’éthique
et de déontologie de l’agent immobilier, est-il vraiment
rassurant pour le consommateur ?
Nous avions l’impression
que ces grands mots (éthique et déontologie)
renvoyaient à autre chose… C’est un peu comme si le
code d’Ethique et de Déontologie des femmes de ménage
intégrait le serment solennel de se servir d’un balai.
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" Des
rémunérations clairement prévues.
Parce que les honoraires
à votre charge doivent être clairement prévus,
le professionnel FNAIM ne perçoit aucune rémunération
en l’absence de mandat ou de document contractuel, préalable
et écrit, stipulant les conditions de sa mission et
la rémunération associée ".
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Là encore, il ne
s’agit que du rappel d’une des obligations légales
élémentaires de la profession. Par ailleurs,
le problème n’est pas tant d’obtenir que les rémunérations
prévues fassent l’objet d’une information, mais que
ces rémunérations soient :
- légales ;
- non abusives dans leur principe.
Pourquoi le code d’éthique
et de déontologie est-il muet sur ce point ?
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" Le respect
du libre choix du client.
Parce que vous devez
pouvoir choisir librement un professionnel immobilier, le
professionnel FNAIM s’interdit d’entreprendre toute démarche
restrictive d’une libre, saine et loyale concurrence ".
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Il aurait été
bien instructif, pensons-nous, pour les clients que nous sommes,
que la FNAIM nous explique ce que sont - aujourd’hui - ces
" démarches restrictives d’une libre,
saine et loyale concurrence ". Un client averti
en vaut… deux.
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" La prise
en charge de l’intérêt du client.
Parce qu’il a le souci
permanent de la protection de vos intérêts, le
professionnel FNAIM respecte des obligations strictement contrôlées
en matière de responsabilité civile et de garantie
financière. Il vous informe par écrit de la
possibilité d’un conflit d’intérêt et
refuse toute mission qui irait à l’encontre de votre
intérêt ".
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Sur ce point, également,
il serait intéressant qu’une " traduction "
nous soit donnée de ces propos un peu sibyllins. À
quoi pense la FNAIM en matière de " conflit
d’intérêts " ?
En ce qui nous concerne
nous aurions souhaité que la FNAIM en profite pour
aborder des problèmes souvent passés sous silence ;
exemple, en matière de conflits d’intérêts :
- est-il normal qu’un syndic soit aussi
le courtier d’assurance de ses copropriétés ?
- est-il normal que de plus en plus de
syndics aient des filiales de type " bureaux
d’études ", " bureau de
contrôle ", entreprises de travaux ?
- est-il normal que ces " filiales "
travaillent si souvent sans respect des dispositions de
l’article 39 du décret du 17 mars 1967 (autorisation
expresse des assemblées générales) ?
- que ferait la FNAIM si on lui soumettait
(immédiatement) les nombreux problèmes relevés
dans ce domaine ? Réunirait-elle son comité
de déontologie ?
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" L’information
au cœur des services proposés.
Parce que toutes ses
actions sont guidées par l’écoute et la recherche
de votre satisfaction dans l’intérêt mutuel des
parties, le professionnel FNAIM a un devoir de conseil et
vous donne l’ensemble des informations dont vous avez besoin ".
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Nous ne pouvons que prendre
acte, encore une fois, de ces belles et vagues promesses.
Nous pensons néanmoins qu’un CODE de déontologie
se devrait d’être plus précis. Le " il
vous donne l’ensemble des informations dont vous avez besoin ",
n’est-il pas un peu… téméraire ?
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" Des
comptes rendus réguliers.
Parce que vous avez
besoin de savoir comment votre demande est traitée,
le professionnel FNAIM vous rend compte régulièrement
de l’exécution de sa mission. Il vous avertit des difficultés
rencontrées et des retards éventuels ".
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Cela vaut-il aussi pour
les conseils syndicaux ?
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" Un traitement
des réclamations formalisé.
Parce qu’en cas d’éventuel
litige vous attendez qu’une solution soit recherchée,
le professionnel FNAIM est doté d’une procédure
formelle de traitement des réclamations écrites ".
" Cette
procédure prévoit notamment :
- L’accusé de réception
par écrit de la réclamation dans un délai
maximum de quinze jours ouvrés ;
- La fourniture de l’identité
d’une personne avec laquelle vous pouvez entrer en relation ;
- En cas de persistance du différend,
le professionnel FNAIM vous fait une réponse écrite
circonstanciée ;
- Une réclamation déposée
auprès de la Chambre FNAIM dont relève le
professionnel donne lieu à instruction aux fins de
médiation ;
- Si, à cette occasion, la
Chambre constate un éventuel manquement au Code,
elle saisit les instances disciplinaires compétentes,
qui examinent les suites à donner ".
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Nous avons bien noté
l’existence de ce nouveau protocole de traitement des litiges
et en prenons acte. Il serait souhaitable, cependant, que
le dispositif de " médiation "
évoqué soit rapidement précisé
(comment est composée, par exemple, cette instance
de médiation).
Nous notons avec regret
que la médiation est conduite par la chambre " seule ",
qui se fait seule juge du " manquement
au code " et saisit seule ses instances
disciplinaires. Comme on peut le constater, en quelques lignes
le " comité d’Éthique "
paritaire visé plus haut a déjà disparu...
Mais sans doute est-ce un simple oubli. Nous souhaiterions
être rassurés sur ce point. Nous notons, par
ailleurs, dans le commentaire fait par la FNAIM sur son site,
cette remarque :
" En cas
de manquement au code, des sanctions disciplinaires seront
appliquées. Elles seront mises en oeuvre à l’automne
2006, lorsque l’appropriation du code par les professionnels
sera entrée dans les faits ".
Ainsi, on constate que
la FNAIM lance un code de déontologie dans le public
avant de s’être assurée que ses adhérents
se le soient bien appropriés. Du coup, il n’y aura
pas de sanction avant l’automne 2006…
Déontologie règne
avec parcimonie.
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