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Le décret du 9 septembre 2004 concernant
la sécurisation des ascenseurs prévoit que les nouveaux
contrats d’ascenseurs doivent inclure obligatoirement une clause
précisant :
" Les garanties apportées par
les contrats d’assurances de l’entreprise d’entretien "
(article R. 125-2-1 du Code de la construction et de l’habitation).
Suite à plusieurs lettres d’adhérents
reçues à ce sujet et nous demandant comment l’on devait
interpréter cette disposition (" Quel niveau
de détail les ascensoristes doivent-ils fournir ? ").
Nous avons :
- recenser et étudier les principales
clauses qui existent aujourd’hui.
- demander au Ministère du Logement
de nous faire savoir s’il estimait que le nouveau décret
était bien respecté.
I - Les
principales clauses
Nous avons extrait les clauses-types,
relatives aux assurances, des contrats des quatre plus grands ascensoristes.
Nous les avons classé de la plus contestable à la
moins contestable en faisant quelques commentaires.
Voici les textes de ces clauses
et nos commentaires :
II. KONÉ
- " La police d’assurance souscrite
par KONÉ est conforme à la législation, ses
références sont portées sur les factures
d’entretien. Une attestation de l’assureur sera fournie à
la personne signataire du contrat de maintenance sur simple demande ".
- Cette clause est, de toute évidence
non légale et par ailleurs trompeuse : " conforme
à la législation " ne veut, en effet,
RIEN dire. Nous espérons que le ministère réagira.
III. OTIS
- " OTIS a souscrit une assurance
couvrant sa responsabilité civile en cas de dommages corporels,
matériels et immatériels consécutifs causés
aux tiers y compris le client, survenant au cours ou à
l’occasion de l’exécution de son activité ".
- Cette clause reste trop vague ; d’abord
on ne connaît ni les montants garantis, ni les franchises ;
par ailleurs l’étendue des couvertures restent incertaines ;
exemple : y a-t-il garantie pour " pertes indirectes ? ".
- Par ailleurs OTIS ne précise pas s’il
est possible (et comment) d’obtenir des précisions sur
les garanties évoquées (la société
évoque simplement une " attestation ").
III. THYSSEN
- " THYSSENKRUPP Ascenseurs est
titulaire d’un contrat d’assurance garantissant les conséquences
pécuniaires de sa responsabilité civile en cas de
dommages corporels et matériels causés aux tiers
et au propriétaire dans le cadre de la mise en œuvre de
ses prestations.
- THYSSENKRUPP Ascenseurs s’engage à
produire sur demande une attestation de sa compagnie d’assurance
précisant la nature, le montant et la durée de garantie
ainsi que les conditions d’une éventuelle franchise ".
- Cette clause est, comme celle d’OTIS, très
vague. Néanmoins le deuxième paragraphe précise
ce que recouvre l’attestation et comment on peut se procurer le
détail des garanties. C’est déjà mieux, bien
que - en principe, selon nous - ce détail devrait être
fourni systématiquement avec la clause.
IV. SCHINDLER
- " SCHINDLER a souscrit un contrat
d’assurance garantissant les conséquences pécuniaires
de sa responsabilité civile qu’elle peut encourir en cas
de dommages corporels et matériels causés aux tiers
et au propriétaire de l’ascenseur à l’occasion de
l’exécution des prestations.
- SCHINDLER est couvert par sa compagnie
d’assurance à concurrence de 25.154.090 euros par événement
et par année d’assurance.
- SCHINDLER s’engage à produire à
toute demande du signataire du contrat une attestation de son
assureur indiquant la nature, le montant et la durée de
la garantie ainsi que le montant d’une éventuelle franchise ".
- Mêmes remarques que pour la clause
précédente. SCHINDLER rajoute néanmoins un
paragraphe sur le niveau d’indemnisation (sans parler de franchises
cependant), ce qui est mieux.
CONCLUSION
Globalement, comme on le voit,
on n’apprend pas grand-chose, on va de la tromperie pure et simple
(KONÉ) à l’invitation faite au propriétaire
de demander le détail. Mais est-ce vraiment suffisant ?
.
II - Intervention auprès
du ministère
Nous pensons que les clauses citées - même
celles de SCHINDLER - ne respectent pas vraiment la lettre ni l’esprit
du nouveau dispositif.
Nous avons donc saisi les responsables du Ministère
du Logement en charge de ces problèmes. En attendant, n’hésitez
pas à demander à votre ascensoriste le détail
des garanties et leurs limites et faites-nous connaître le
résultat de vos investigations.
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