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ARC Actualité, ascenseurs/ 23 03
05 / © Le contrôle technique des ascenseurs : l’ARC à pieds d’oeuvre
Nous avions attendu pour en parler que le travail soit bien avancé et que le but soit presque atteint. Cela étant le cas, nous abordons donc enfin ce problème en précisant ce que nous faisons et où nous en sommes.
I. Rappel sur le " contrôle technique " quinquenal : discrimination et distorsion de concurrence.
Le contrôle technique quinquennal obligatoire des ascenseurs a été institué par le décret du 9 septembre 2004 et les arrêtés du 18 novembre 2004 et du 13 décembre 2004.
Nous revenons sur le contenu de ces contrôles un peu plus loin.
Les textes réglementaires ont prévu que ces contrôles pourraient être fait soit par des grands bureaux de contrôles actuels soit par des contrôleurs, mais à condition qu’ils soient " certifiés ".
Voici ce que nous en disons dans notre guide : " Ascenseur : comment éviter le pire ? " :
" Il y a actuellement deux types de bureaux spécialisés :
Les grands bureaux de contrôle sont, le plus souvent, des " monstres " qui ont souvent une logique de " grands groupes ". Nous préférons souvent les petits bureaux, plus proches des copropriétés ainsi que, selon nous, plus " indépendants " des ascensoristes, y compris naturellement des grands ascensoristes. Par ailleurs, ces bureaux d’études accueillent souvent des personnes qui connaissent bien les ascenseurs pour les avoir entretenus, ce qui est plus rarement le cas dans les bureaux de contrôle.
Hélas, le décret ne met pas sur le même pied d’égalité ces deux types de bureaux. Le décret prévoit en effet :
Or, le problème est que le référentiel de " certification " que devront respecter ces techniciens n’existe pas encore…
En gros : si vous voulez faire faire un contrôle technique aujourd'hui, vous ne pouvez passer que par un grand bureau de contrôles.
Naturellement, à l’ARC, nous avons dénoncé cette double situation : d’abord nous avons dénoncé le fait que les techniciens des grands bureaux de contrôle soient considérés comme aptes à effectuer ces contrôles uniquement parce qu’ils appartenaient à un de ces bureaux, alors que les techniciens des petits bureaux devaient être personnellement certifiés ; ensuite, nous avons dénoncé le fait le Ministère du Logement pouvait faire paraître un texte impossible à appliquer dans l’immédiat (même si un bureau d’études voulait se faire certifier, il ne le pourrait pas avant de nombreux mois !).
Nous n’avons, malheureusement, pas pu faire entendre " raison " (c’est le cas de le dire) à nos interlocuteurs. Dommage.
Aujourd’hui, nous sommes donc dans la situation où aucun bureau d’études - même très compétent - ne peut faire de contrôle, faute de " référentiel " de compétence ".
II . Il y aura contrôle et contrôle, contrôleur et contrôleur.
Le contrôle aura DEUX objectifs :
Le contrôleur pourra ainsi être autre chose que le gendarme de la sécurité et devenir un allié essentiel des copropriétaires en matière de contrôle des ascensoristes si on le choisit bien. En effet non seulement il devra dans le cadre de son contrôle repérer les défauts d’entretien, mais de plus ses remarques qui - auparavant - étaient simplement des observations dont la plupart des ascensoristes se moquaient éperdument deviendront maintenant des prescriptions impératives pour les ascensoristes.
Il faut en effet préciser que nous avons fait introduire dans le décret du 9 septembre 2004 une disposition qui prévoit très précisément que l’une des obligations de base de l’ascensoriste sera de suivre les prescriptions du contrôleur en ce qui concerne l’entretien.
Le problème est que pour pouvoir repérer des défaillances en matière d’entretien, il faut une bonne expérience en ce domaine. D’où l’intérêt de faire appel à des contrôleurs qui ne sont pas QUE des contrôleurs " sur papier " et d’avoir affaire à des bureaux d’études expérimentés et de confiance aptes à répondre aux vraies demandes des copropriétés, comme on l’a vu plus haut.
III . L’action de l’ARC et de ses partenaires.
Partant du principe qu’on n’est jamais mieux servir que par soi-même et qu’il était important pour les copropriétaires de disposer de BONS contrôleurs proches des préoccupations des copropriétaires, nous avons donc décidé, avec d’autres partenaires et en concertation avec les pouvoirs publics de mettre au point sans attendre un VRAI et BON " référentiel de contrôleur ".
Nous avons travaillé :
Nous avons naturellement travaillé avec l’un des plus grands organismes de certification - à savoir SGS - qui est un des rares organismes non seulement à pouvoir certifier des compétences mais aussi à pouvoir mettre en place une certification aussi rigoureuse.
Le travail avance vite et bien et d’ici le mois de mai (au bout d’une dizaine de séances de travail) nous pensons que le référentiel sera prêt.
Dès lors les contrôleurs indépendants pourront demander à être certifiés et nous pourrons faire appel à ce moment, à des contrôleurs dont nous serons sûrs non seulement qu’ils feront parfaitement leur travail, mais qu’ils le feront dans le sens des copropriétés, ceci en assurant :
Conclusion :
Comme vous le voyez, nous ne chômons pas et nous espérons que ce partenariat multiple (syndics - bureaux d’études - ascensoristes - certificateur - pouvoirs publics) nous garantira rapidement les " contrôleurs " dont nous avons besoin. |