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ARC Actualité, ascenseurs/ 07 09
05 / © Ascenseurs : les vraies causes de l’insécurité enfin reconnues
L’affaire de STRASBOURG (mort d’un enfant en 2002 victime d’une chute dans la cage d’ascenseur du quartier de la MEINAU) a été à l’origine de la loi sur la sécurisation des ascenseurs. Or, depuis trois ans nous disons : dans cette affaire, ce n’est pas l’équipement de l’appareil qui était insuffisant, mais la maintenance qui était mal assurée. Plus généralement nous disions ceci : " Les ascensoristes entretiennent de plus en plus mal les appareils, d’une part pour éviter de passer trop de temps sur chaque appareil, d’autre part pour facturer des changements de grosses pièces ; les accidents sont dans la plupart du temps le fait des défauts de maintenance ". Aujourd’hui, le procès en cours contre l’ascensoriste montre que nous avions raison. Le " MONDE " daté du 7 septembre permet de s’en persuader. Voici quelques extraits de l’article : " Ce qui s’est passé n’est pas un accident, c’est tout le contraire, a considéré le Procureur, dénonçant " l’incurie " de la société et " la faute inexcusable " de son agent, Augustin I……. " Cet ascenseur n’était pas entretenu, a-t-il poursuivi. Ce n’est pas moi qui le dis mais le prévenu, qui déclare aux enquêteurs : " Il y avait tellement de pannes sur les 144 machines dont je devais m’occuper que je n’avais pas le temps de tout vérifier "… ". Et l’article continue : " Soulignant la responsabilité de la société d’ascenseurs, l’accusation a énuméré une série de " manquements graves " ; formation sommaire du personnel, charges de travail trop lourdes, absence de planning, etc.. ". Pour sa part, l’avocate du technicien de maintenance a confirmé que son client était en charge de 144 ascenseurs au moment du drame. " Il devait à la fois veiller à l’entretien et assurer le dépannage de 144 ascenseurs, mais cela représentait une charge de travail trop importante. Dans la pratique, il ne faisait pratiquement que des dépannages et il n’avait pas le temps de se consacrer à l’entretien courant ". 144 Ascenseurs ! Voilà bien le problème, alors que l’entretien correct d’un ascenseur prend une heure à chaque visite (hors déplacement) et que la " norme " devrait être de l’ordre de 80 ascenseurs par technicien. Or, la loi DE ROBIEN ne permettra PAS de traiter ces problèmes. En effet, ce qui est incroyable est ceci :
Conclusion :
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