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ARC © copropriété en difficulté : 02 04 03 Le service public de la Justice
a) tout le monde fait le constat qu'une meilleure prise en compte des
problèmes judiciaires est essentielles pour redresser les copropriétés
; La raison invoquée : " Indépendance de la Justice ". Cette réponse n'est, selon nous absolument , pas recevable puisque le problème n'est pas d'interférer sur les jugements mais d'améliorer le service public. Ayant de nouveau dû assister à une réunion sur la " justice et les copropriétés en difficulté " organisée par le Conseil général de Seine Saint-Denis, les responsables du Conseil général nous ont appris que le Président du Tribunal de Grande Instance avait refusé de se faire représenter. Aussi nous avons décidé, face à cette nouvelle manifestation de refus : - de saisir (une nouvelle fois) le Garde des Sceaux ; Nous donnons copie de : - la lettre à Monsieur PERBEN
A l'occasion du travail remarquable engagé par le Conseil Général de la Seine Saint Denis sur le thème des petites copropriétés en difficulté (moins de 50 lots) nous avons pu constater une nouvelle fois l'absence regrettable du service public de la justice, absence d'autant plus mal ressentie par l'ensemble des organismes qui participent à ce travail qu'elle est volontaire, comme nous l'a précisé le responsable de l'habitat au logement au Conseil général, fort étonné par le refus qui lui a été adressé par le Président du TGI. Vous ne pouvez ignorer - au moins parce que notre association vous a directement saisi à ce sujet et avait déjà saisi vos prédécesseurs - que le redressement des copropriétés en difficulté bute sur de nombreux problèmes qui concernent le service public de la justice et votre ministère, à savoir : - problème de l'application de l'article 29-1 de la loi du 10
juillet 1965 ; Mais au-delà de ces problèmes se pose plus généralement celui de l'inadaptation des moyens mis à la disposition des départements qui subissent massivement le phénomène de la copropriété dégradée : - difficulté à obtenir dans des délais raisonnables
des jugements ;
Or, de façon répétitive le service public de la Justice refuse non seulement la moindre mise en cause mais aussi le moindre contact avec les personnes concernées. Toutes les communes se voient refuser la présence d'un membre de ce service public dans les commissions dites " plan de sauvegarde ". La raison invoquée est à chaque fois la même : indépendance de la Justice. Naturellement cette raison est irrecevable puisque ce n'est pas au " juge " que nous voulons avoir à faire, mais aux responsables de la bonne administration de la justice et du bon fonctionnement du service public. Nous pensons que la fin de non recevoir opposée aux demandes incessantes de chacun (concernant la participation de votre administration à la recherche de moyens permettant de mieux traiter le problème) doit trouver un terme et qu'il est urgent que vous puissiez adresser à vos services des instructions permettant de surmonter cette situation. Étant donné le blocage qui semble exister sur ces problèmes, vous comprendrez Monsieur le Ministre, que nous ne puissions en rester là. Non seulement nous allons tenter de sensibiliser le maximum de parlementaires et d'élus à cet impératif, mais nous allons aussi saisir Monsieur le Premier Ministre de ce qui pour nous reste une situation incompréhensible. Espérant que cette nouvelle intervention pourra, enfin, trouver un écho et une suite favorable et vous remerciant de l'attention que vous aurez portée, nous l'espérons, à ce problème important, nous vous prions de recevoir, Monsieur le Ministre, l'assurance de notre haute considération.
En effet nous pensons que la fin de non recevoir opposée par la Chancellerie aux demandes incessantes des personnes ou organismes concernés par les problèmes des copropriétés en difficulté doit trouver un terme. Nous nous permettons d'attirer votre attention sur ce problème afin d'user de votre haute autorité pour que satisfaction soit donnée à l'ensemble des organismes. Vous remerciant de la suite que vous voudrez bien donner à notre démarche, nous vous prions de recevoir, Monsieur le Premier Ministre, l'assurance de notre haute considération.
Paris, le 26 Mars 2004
A plusieurs reprises déjà notre association s'est vue contrainte - sur des problèmes graves et face au silence du Gouvernement en place - de faire appel à la représentation parlementaire. Le problème qui nous conduit aujourd'hui à solliciter votre intervention est le suivant : Depuis plusieurs années chacun peut constater le développement d'un phénomène que l'on appelle " copropriété en difficulté " et qui mobilise chaque jour un peu plus les élus et acteurs de terrain ; mais chacun s'entend également pour dire qu'une des sources du problème de ces copropriétés réside dans les dysfonctionnements du service public de la Justice : - inadaptation de certaines procédures (procédure d'ordre
par exemple) ; Personne ne prétend que ces problèmes sont simples à résoudre. Ce que l'on prétend, par contre, c'est que si l'on n'essaye pas de les résoudre, on ne voit pas bien comment la situation pourrait l'améliorer. Or la réalité à laquelle nous sommes confrontés au même titre que TOUS les élus et personnes en charge de ces problèmes est la suivante : alors que TOUTES les administrations (DDE, DDASS, Police en particulier) acceptent de réfléchir à ces problèmes et de trouver des solutions nouvelles pour affronter ce fléau, le service public de la Justice refuse de façon continue voire obstinée de participer à la moindre réflexion collective sur ce fléau et encore moins de répondre aux mille et une questions qui lui sont posées par tous ceux que préoccupent ces problèmes. La raison invoquée est administrable : les responsables de la justice estiment qu'ils risqueraient - en s'engageant dans ce travail collectif - d'écorner le sacro-saint principe de l'indépendance de la justice. Ainsi au nom d'une indépendance louable que personne ne veut mettre
en cause, les responsables du service public de la Justice se permettent
- sans réaction du Gouvernement - de rester sourds aux sollicitations
incessantes dont ils sont l'objet. Voilà pourquoi, Madame la Député, Monsieur le Député, encore une fois nous faisons appel à vous pour interpeller les hauts-responsables de ces problèmes et leur demander de bien vouloir intervenir en vue de débloquer la situation. Nous nous permettons de vous adresser la lettre écrite à Monsieur PERBEN à ce sujet et dans l'espoir que - une fois encore - la mobilisation de votre assemblée (toutes tendances confondues) permettra de surmonter les pesanteurs que nous subissons, nous vous prions de recevoir, Madame la Député, Monsieur le Député, l'assurance de nos salutations distinguées.
P.J : lettre adressée à Monsieur PERBEN. |