Les
Russes qui sont de plus en plus concernés par la Copropriété et la bonne gestion des copropriétés
ont voulu mieux comprendre comment cela se passait en
France et quel était le rôle d’une grande association
comme l’ARC.
Voici
une note rédigée à cette intention et qui permet de
mieux comprendre l’importance des « contre-pouvoirs »
dans une démocratie.
Nous
souhaitons longue vie à ce qui pourrait être une autre
ARC, c’est-à-dire l’Association Russe des Copropriétés.
Le rôle de
l’Association des Responsables de Copropriété
I.
Le fonctionnement de la Copropriété
en France
La
loi française prévoit que les copropriétés sont organisées
en « syndicat de copropriétaires ».
Ces
syndicats fonctionnent ainsi :
- les décisions
sont prises par les assemblées générales (tous les
copropriétaires);
- les assemblées
élisent un syndic (qui est le mandataire du syndicat) pour assurer la gestion
et appliquer les décisions de l’assemblée ;
►à noter : ces syndics peuvent
être :
- soit des
professionnels de la gestion immobilière ;
- soit des
copropriétaires non professionnels ;
- les assemblées
élisent, par ailleurs, également des conseils
syndicaux pour contrôler les syndics et les assister.
II.
Les immeubles en copropriété : une gestion très
difficile
-
Une copropriété est une
entité très difficile à bien gérer.
-
Il faut en effet :
a)
que les charges courantes
soient les moins élevées possibles pour un service de
qualité (eau ; chauffage ; gardiennage ;
assurance, etc.) ;
b)
que l’entretien courant
soit bien effectué et, là aussi, dans de bonnes conditions
financières (entretien du ménage ; petits travaux) ;
c)
que les gros travaux
soient faits, bien fait et, là encore, pour un prix
raisonnable.
-
Par ailleurs il faut
- en copropriété - respecter des règles juridiques très
strictes (convocation des assemblées générales ;
règles de prise de décision ; respect des droits
individuels, etc.) et des règles comptables non moins
strictes.
-
Enfin les syndics doivent
faire face à des évolutions complexes :
o
un certain nombre d’immeubles
vieillissent mal ;
o
les immeubles deviennent
de plus en plus complexes et sophistiqués d’un point
de vue technique ;
o
les immeubles accueillent
des populations de plus en plus hétérogènes et - souvent
- modestes ;
o
les immeubles sont la
propriété à la fois de propriétaires occupants mais
aussi de propriétaires bailleurs.
Cette
grande complexité liée au fait que la gestion doit être
à la fois efficace et doit respecter le meilleur rapport
qualité-coût explique que de nombreuses copropriétés
sont gérées souvent de façon NON
satisfaisante, surtout lorsque la population n’est pas
aisée.
III.
L’ARC, une association pour aider les conseils syndicaux
à contrôler les syndics professionnels
Pour
arriver à maîtriser cette complexité, la loi française
a prévu que, dans chaque copropriété, les professionnels
seraient contrôlés et assistés par un groupe de copropriétaires
élus par l’assemblée générale. Il s’agit du conseil syndical.
Les
conseils syndicaux sont cependant composés de simples
copropriétaires donc de personnes non spécialisées dans
le domaine de la gestion d’immeuble. L’ARC s’est donc
constituée D’ABORD
pour :
-
former,
-
aider,
les
conseils syndicaux à contrôler et assister les syndics, ceci dans
le but d’obtenir une gestion optimisée.
La
bonne gestion est ainsi le fait d’une coopération entre
un professionnel et des copropriétaires qui le contrôlent
et l’« incitent », quand cela est nécessaire,
parfois à adopter de meilleurs pratiques.
On
explique au point V comment, précisément, l’ARC forme
et aide les conseils syndicaux.
IV.
L’ARC, une association pour aider aussi ceux qui ne veulent
pas faire appel à des syndics professionnels
Comme
on l’a vu, la loi permet aussi aux copropriétaires -
s’ils ne veulent pas faire appel à un syndic professionnel
- de se gérer eux-mêmes. Un copropriétaire fait alors
office de syndic.
L’ARC,
dans ce cas, aide la copropriété à se gérer :
-
efficacement ;
-
en respectant toutes
les règles (juridiques, comptables, techniques…).
V.
Les différentes
aides, services, outils mis en place par l’ARC pour
ses adhérents
- L’ARC assure
une aide juridique et pratique sur tous les sujets
-
cette aide juridique
et pratique permanente est assurée par téléphone, mél,
fax, rendez-vous, courrier, 5jours/7.
- L’ARC assure
une aide comptable
-
une aide au contrôle
comptable du syndic professionnel est possible ;
-
une aide à l’établissement
des comptes (pour les syndics non professionnels) est
prévue.
- L’ARC assure
une aide à la gestion courante
-
formation à la négociation
des contrats ;
-
formation au contrôle
des contrats et prestataires ;
-
formation à la commande
des petits travaux ;
-
aide à la négociation
des prix ;
-
bénéfice de l’accès à
un groupement d’achat et une coopérative de négociation
des prix et service ;
-
bénéfice de l’accès à
un service de fiches de paie (pour le personnel d’immeuble).
- L’ARC garantit
une médiation et intervention
-
en cas de problèmes avec
un fournisseur ou un professionnel, l’ARC intervient.
- L’ARC met
à disposition de ses adhérents de nombreux outils
a)
formations :
o
guides ;
o
CD Rom ;
o
site Internet ;
b)
logiciels de comptabilité ;
c)
possibilité de créer
des sites Internet par copropriété ;
d)
système d’établissement
de devis par Internet.
- L’ARC met
à disposition des municipalités une « expertise » spécifique concernant les « copropriété
en difficulté ».
VI.
L’ARC en chiffres
L’ARC
est une association nationale qui regroupe 13 000
copropriétés dont :
-
10 500 qui ont des
syndics professionnels et des conseils syndicaux qui
les contrôlent et les assistent ;
-
2 500 syndics coopératifs
ou bénévoles.
L’ARC
emploie 52 salariés.
VII.
Une association reconnue
L’ARC
est aussi un partenaire officiel du monde de la copropriété
pour faire avancer les règlements, les lois et contrôler
leur application.
En
ce sens elle fait partie de nombreuses commissions officielles ;
par exemple :
Ø
Commission Relative à
la Copropriété.
Ø
Commission Paritaire
Nationale des gardiens et employés d’immeuble
Ø
ANAH (Agence Nationale
de l’Habitat).
Ø
Conseil National de la Consommation.
Ø
ANIL (Association Nationale
d’Information sur le Logement).
Ø
Conseil National du Bruit.
Ø
Fibre optique -
ARCEP (Agence de Régulation des Communications. Electroniques
et des Postes).
Ø
Commission « Ascenseur ».(Ministère
du Logement).
Ø
Commission « Répartiteurs de chaleur » (Ministère du Logement et Ministère
Industrie).
Ø
Association QUALITEL.
Ø
Association VIGIK