L’ARCEP
- Agence de Régulation des Communications
Electroniques et des Postes - s’occupe activement
de mettre en place des conditions d’installation
de la fibre optique dans les immeubles qui
garantissent les droits et intérêts des usagers
ainsi qu’une véritable concurrence entre les
opérateurs.
L’ARC
est en relation permanente avec l’ARCEP qui
a apprécié nos actions et initiatives pour
imposer des contrats-type aux opérateurs (après
ORANGE, bientôt un accord de contrat-type
avec FREE et un accord avec NEUF-Cegetel).
L’ARCEP
travaille d’ailleurs aussi dans ce sens et
a donc - suite à concertation - lancé une
enquête auprès des différents « acteurs » de la fibre (dont l’ARC) concernant un projet de convention-cadre
qui pourrait s’imposer à TOUS les opérateurs
(y compris lorsqu’une convention aura déjà
été signée, rassurez-vous…).
Nous
donnons ci-dessous le texte de cette « consultation »
et nos premières réponses.
N’hésitez
pas à nous faire part de vos propres réactions
ou contre-propositions susceptibles d’aider
les copropriétés et les copropriétaires à
mieux défendre leurs intérêts et faire jouer
la concurrence.
Voici le texte de cette « consultation » :
CONVENTION RELATIVE A L’INSTALLATION,
LA GESTION ET LA
MAINTENANCE DE LIGNES A TRES HAUT DEBIT EN
FIBRE OPTIQUE DANS L’IMMEUBLE
Entre les soussignés
Le
syndic dûment autorisé par la copropriété
lors de l’Assemblée Générale datant du (…)
ci-après la
Copropriété d’une part (coordonnées,
adresse…)
ET
la société X ci-après dénommée #Opérateur d’immeuble#
d’autre part (coordonnées…)
Il est convenu ce qui suit :
Question 1.
Est-il
préférable que la convention-type soit signée
par l’Assemblée Générale directement, ou par
le syndic, après autorisation de l’Assemblée
Générale ? Ce ne peut être QUE le syndic.
Question 2.
Quels
seraient les éléments à modifier dans cette
convention pour qu’elle puisse régir les relations
entre les bailleurs sociaux et les opérateurs ?...
Préambule
En vue de permettre l’installation,
la gestion et la maintenance des lignes à
très haut débit en fibre optique dans l’immeuble
et de garantir aux occupants le raccordement
de ces lignes à un réseau à très haut débit
et la liberté de choix entre les offres commerciales
de différents opérateurs commerciaux, il y
a lieu de fixer les droits et obligations
des parties.
Article 1 - Définitions
Ligne à très haut
débit en fibre optique : lien optique installé par l’Opérateur d’immeuble pour
véhiculer des signaux de données à très haut
débit entre un occupant de l’immeuble et un
ou plusieurs réseaux à très haut débit.
Raccordement à un
réseau à très haut débit : opération par laquelle les lignes à très haut
débit en fibre optique sont physiquement raccordées,
par l’opérateur d’immeuble ou par un tiers,
à un réseau ouvert au public au sens de l’article
L. 33‑1 du code des postes et des
communications électroniques (ci-après CPCE).
Mutualisation :
principe par lequel les lignes à très haut
débit en fibre optique de l’immeuble peuvent
être raccordées par tout opérateur de communications
électroniques. Dans l’hypothèse où les lignes
ne sont raccordées que par un seul réseau
à très haut débit, la mutualisation peut prendre
la forme d’un accès d’opérateurs tiers à ce
réseau.
Engagement de mutualisation :
engagement de l’Opérateur d’immeuble de mettre
en œuvre la mutualisation dans des conditions techniques et tarifaires
raisonnables, c’est-à-dire offrant une garantie
raisonnable de raccordement des lignes et/ou
de la fourniture de services de communications
électroniques aux occupants par plusieurs
opérateurs commerciaux.
Point de raccordement : point d’extrémité des lignes à très haut débit en
fibre optique, où s’effectue le raccordement
à un ou plusieurs réseaux à très haut débit
dans le cadre de la mutualisation. Le point de raccordement peut se
situer à l’intérieur ou à l’extérieur de l’immeuble.
Opérateurs commerciaux :
opérateurs de communications électroniques au sens
de l’article L. 33‑1 du CPCE susceptibles
de fournir aux occupants de l’immeuble des
services de communications électroniques.
Il s’agit des opérateurs raccordés aux lignes
à très haut débit en fibre optique au point
de raccordement, ainsi que des opérateurs
tiers à qui ils auront donné accès à leur
réseau plus en amont.
Equipements : boîtiers,
câbles optiques, coupleurs optiques et autres
équipements passifs mis en place par l’Opérateur
d’immeuble ou par un tiers sous sa responsabilité
pour l’installation, la gestion et la maintenance
des lignes à très haut débit en fibre optique
de l’immeuble, ainsi que pour le raccordement
des lignes à un ou plusieurs réseaux à très
haut débit lorsque le point de raccordement
se situe dans l’immeuble.
Infrastructures d’accueil
: locaux, espaces dédiés, gaines, goulottes,
tubes et autres infrastructures intérieures
à l’immeuble ou en limites de propriété, permettant
d’installer les équipements. Les infrastructures
d’accueil peuvent être mises à disposition
par la copropriété ou établies par l’Opérateur
d’immeuble.
Question 3.
Les
acteurs sont invités à formuler d’éventuels
commentaires sur l’exhaustivité et le contenu
de ces définitions
Article 2 - Objet de la convention
Article 2.1 - Conditions
générales
La
présente convention a pour objet de définir
les conditions générales, techniques et financières
relatives à l’installation, la gestion et
la maintenance de lignes à très haut débit
en fibre optique par l’Opérateur d’immeuble,
suite à sa désignation par la Copropriété.
L’autorisation donnée par la Copropriété à l’Opérateur d’immeuble d’installer
des infrastructures d’accueil et des équipements
dans les parties communes ne fait l’objet
d’aucune contrepartie financière, ni ne contient
de dispositions relatives aux conditions commerciales
de l’exploitation. Les parties peuvent, le
cas échéant, s’accorder dans un document distinct
de la présente convention, sur les conditions
techniques et financières de la fourniture
de services de communications électroniques
au bénéfice du gestionnaire de l’immeuble
ou de l’ensemble de ses occupants.
[Les parties peuvent convenir que :
l’établissement,
la gestion et la maintenance des lignes à
très haut débit en fibre optique se font aux
frais de l’Opérateur d’immeuble ;
l’Opérateur d’immeuble bénéficie d’une mise à disposition
des infrastructures d’accueil préexistantes
susceptibles d’accueillir ses équipements]
Question 4.
Le
fait de séparer les éventuels contrats de
services collectifs de la présente convention
vous parait-il pertinent ?
Cette question soulève plusieurs points
: réaffirmer le principe de gratuité de toute
opération de fibrage et bien différencier
la fourniture d'infrastructure de celle de
contenu… principe même de la mutualisation….
Engagement de raccordement des lignes à un
réseau très haut débit
L’Opérateur d’immeuble s’engage
à ce que les lignes à très haut débit en fibre
optique soient raccordées à au moins un réseau
très haut débit dans l’année qui suit la date
de l’autorisation donnée par l’assemblée générale.
Lorsque l’engagement porte sur la réalisation
du raccordement par un tiers, une lettre d’engagement
du tiers concerné est annexée à la présente
convention.
Question 5.
Le
délai mentionné pour le raccordement effectif
à un réseau très haut débit vous semble-t-il
raisonnable, et adapté ? Un an parait
bien long et risque de provoquer des litiges
si un opérateur concurrent offre de fibrer
plus vite que l'opérateur choisi…. A partir
du moment où un opérateur fait une offre,
il doit s'engager à fibrer sous six mois maximum…
sinon, il ne fait pas d'offre pour ne pas
"bloquer le marché"….
Article 2.2 - Engagement
de mutualisation
L’Opérateur d’immeuble s’engage
à mettre en œuvre la mutualisation dans
des conditions techniques et tarifaires raisonnables,
c’est-à-dire offrant une garantie raisonnable
de raccordement des lignes et/ou de la fourniture
de services de communications électroniques
aux occupants par plusieurs opérateurs commerciaux
Sous réserve de la mise en
œuvre de la mutualisation dans des conditions techniques et tarifaires
raisonnables, l’Opérateur d’immeuble
ne peut être tenu pour responsable de l’absence
de raccordement effectif par tel opérateur
tiers.
En l’absence de texte législatif
ou réglementaire définissant les conditions
de mutualisation raisonnables, l’Opérateur
d’immeuble s’engage à mettre en œuvre les
recommandations édictées le cas échéant par
l’Autorité de régulation des communications
électroniques et des postes (ARCEP), et à
solliciter cette Autorité et à suivre ses
conclusions en cas de litige avec un opérateur
tiers.
Les parties conviennent que
la présente convention n’a pas pour objet
de définir les conditions de mutualisation
répondant à l’engagement de l’Opérateur d’immeuble,
mais doit traiter des conditions d’installation,
de gestion et de maintenance des lignes nécessaires
à la mise en œuvre de cet engagement.
Question 6.
Cette
définition de l’engagement de mutualisation
vous semble-t-elle adaptée, en vue de garantir
la concurrence des opérateurs de services
dans l’immeuble ? Le principe de gratuité réciproque des opérations
de mutualisation est essentiel si l'on ne
veut pas freiner ces opérations de mutualisation…
et pénaliser une fois de plus les usagers…
Article 2.3 - Caractère
« Intuitu personae » de la convention
La présente convention est
conclue « intuitu personae ». Les
opérations effectuées se font sous la seule
responsabilité de l’Opérateur d’immeuble.
Lorsque le point de raccordement
se situe sur l’immeuble, l’Opérateur d’immeuble
fait son affaire et est responsable des opérations
nécessaires au raccordement des autres opérateurs
nécessitant une intervention dans les parties
communes de l’immeuble.
Question 7.
Les
acteurs sont invités à faire d’éventuels commentaires
sur cet article, en particulier sur la responsabilité
de l’Opérateur d’immeuble vis-à-vis des opérations
de raccordement initial des autres opérateurs,
lorsque le point de raccordement est situé
sur le domaine privé de l’immeuble. Quelles
sont d’autre part les contraintes liées au
caractère « intuitu personae » de
la convention ? Est-il nécessaire de
le prévoir ? Autre question primordiale : l'intervention
de mutualisation doit être EXCLUSIVEMENT réservée
à l'opérateur contractuel afin d'éviter les
introductions multiples dans l'immeuble (comment
pourrait-on laisser les opérateurs circuler
librement dans une copro alors qu'il faut
une autorisation à l'art. 25 pour laisser
pénétrer la police… aberrant…)
Article 3 - Infrastructures d’accueil
mises à disposition de l’Opérateur d’immeuble
Article 3.1 - Description
des Infrastructures d’accueil
La copropriété s’engage à
mettre à disposition de l’Opérateur d’immeuble,
les infrastructures d’accueil de l’immeuble
strictement nécessaires à l’installation,
à la gestion et à la maintenance des lignes
à très haut débit en fibre optique, tel que
décrits à l’article 4 « installation
des lignes par l’Opérateur d’immeuble »
et 6 « conditions générales relatives
à la gestion et à la maintenance des lignes
et à l’information des tiers».
Les parties de locaux et
infrastructures mises à disposition de l’Opérateur
d’immeuble sont détaillées et représentées
dans un document joint en annexe 2 de la présente
convention.
Article 3.2 - Droit
d’utilisation des infrastructures d’accueil
mises à disposition
Les infrastructures sont
mises à disposition de l’Opérateur d’immeuble
ou des personnes mandatées par lui pour l’installation,
la gestion et la maintenance des lignes à
très haut débit en fibre optique pour la durée
de la
convention. Il doit les utiliser
pour les besoins stricts de son activité.
Question 8.
Les
conditions relatives à la mise à disposition
des infrastructures d’accueil vous semblent-elles
exhaustives et convenables ? A partir
du moment où le principe de l'opérateur unique
est garanti, pas de remarque particulière….
Article 4 - Installation des lignes
par l’Opérateur d’immeuble
Article 4.1 - Principes
directeurs
Article 4.1.1 - Lignes optiques
et extrémités
L’Opérateur d’immeuble installe
pour chaque occupant une ou plusieurs prises
optiques dans ses locaux et au moins un chemin
optique continu jusqu’au Point de raccordement.
L’Opérateur s’engage à respecter dans ce cadre
les standards techniques définis le cas échéant
par le secteur, notamment par l’association
Q2C.
Question 9.
Est-il
nécessaire de mentionner une référence plus
précise pour la définition des standards techniques ?...Il
serait opportun de s'assurer que le texte
règle tout problème éventuel de mutualisation
entre des architectures "point à point"
et "point à multipoint", tant dans
le cadre de la mutualisation que dans le cadre
où un opérateur reprendrait la propriété d'un
réseau d'architecture différente de la sienne…
Orange reprenant un réseau Free par exemple….
Article 4.2 - Cas
d’une installation progressive de l’extrémité
des lignes situées dans les locaux des occupants
et à proximité
Les prises optiques ainsi
que la fibre optique interne aux locaux de
l’occupant ou à proximité immédiate (câbles
d’étage) peuvent ne pas être mises en place
dès l’installation initiale : ils peuvent
n’être installés qu’au moment où l’occupant
en fait la demande auprès de l’opérateur commercial
qu’il choisit pour lui fournir des services
de communications électroniques sur sa ligne
à très haut débit en fibre optique.
L’Opérateur d’immeuble est
responsable de la mise en place de ces équipements
et s’engage à assurer la continuité optique
jusqu’au point de raccordement dès lors qu’elle
est demandée, dans les conditions de l’Article
8.
Question 10.
Les
acteurs sont invités à réagir sur le schéma
proposé pour l’installation des lignes, dans
le cas où elle s’effectue de façon progressive
dans le temps. Question évidente :; une installation
ultérieure sera-t-elle toujours gratuite ?....
Article 4.3 - Cas
où le point de raccordement est situé sur
le domaine privé de l’immeuble
Lorsque le point de raccordement
est situé sur l’immeuble (entendu comme les
parties externes et internes de la propriété
privée), l’Opérateur d’immeuble s’engage à
laisser ou à aménager l’espace suffisant au
raccordement d’autres opérateurs qui souhaiteraient
amener leurs câbles jusqu’au point de raccordement.
La notion d’espace disponible porte notamment
sur la pénétration des câbles dans l’immeuble
(adduction) et l’installation de coupleurs
optiques ou d’autres équipements au niveau
du point de raccordement.
La mise à disposition des
lignes au point de raccordement doit permettre
à tout opérateur tiers de raccorder ses câbles
en fibre optique à cette interface. Le raccordement
se fait par aboutement de câbles en fibre
optique et permet de raccorder tous les occupants
de l’immeuble.
Question 11.
Le
fait de laisser un espace disponible en prévision
du raccordement de trois autres opérateurs
au point de raccordement, lorsque celui-ci
est situé sur l’immeuble vous semble-t-il
raisonnable, afin de garantir l’ouverture
effective des lignes installées à la concurrence ?
Trois opérateurs semblent suffisants
pour le moment mais après ?.... Il est certain
que la question ne se poserait pas si, comme
le dit fort justement Free, la mutualisation
se faisait au niveau du NRO… d'où l'avantage
du "point à point"….
Article 4.4 - Détermination
du Plan de câblage
Le plan de câblage est établi
par l’Opérateur d’immeuble en prenant en compte
les infrastructures d’accueil mises à disposition
par la copropriété, décrites dans la partie
3.2.
Le plan de câblage fait clairement
apparaître le point de raccordement lorsqu’il
est situé sur le domaine privé de l’immeuble.
Le Point de raccordement,
s’il est situé sur l’immeuble, fait l’objet
d’une représentation détaillée faisant apparaître
la conformité aux exigences de mutualisation
décrites dans la présente convention.
Le plan de câblage est soumis
au syndic pour validation lors de la signature
de la présente convention, et joint en annexe
à la présente convention après validation.
Question 12.
Les
acteurs sont invités à formuler d’éventuels
commentaires sur l’existence, la réalisation
et les caractéristiques du plan de câblage
Ceci soulève la question du passage
des fibres au niveau des paliers et des appartements
si les fourreaux FT ou TV ne peuvent pas être
utilisés – notamment faute de tire-fils ou
suite à écrasements – ce qui est souvent le
cas
Article 4.5 - Propriété
du réseau déployé par l’opérateur d’immeuble
Les équipements et, le cas
échéant, les infrastructures d’accueil déployés
par l’Opérateur d’immeuble sont sa propriété.
Article 5 - Conditions générales
d'exécution des travaux
Article 5.1 - Méthode
de pose des câbles et équipements connexes
La méthode de pose des câbles
est laissée à la discrétion de l’Opérateur
d’immeuble, mais doit être conforme aux exigences
de la présente convention, notamment les parties
relatives aux modalités des travaux. L’Opérateur
d’immeuble utilise en priorité les infrastructures
mises à disposition par la copropriété pour
la pose de ses installations
Si les travaux sont de nature
à entraîner une gêne particulière (bruit,
restrictions d’accès temporaires à certaines
parties de l’immeuble…), l’Opérateur d’immeuble
en informe le syndic.
Article 5.2 - État
des lieux avant et après travaux
Le démarrage des travaux
doit être précédé d’un état des lieux contradictoire.
A l’issue desdits travaux
un état des lieux contradictoire de sortie
sera réalisé. S’il est constaté lors de l’état
des lieux contradictoire des dégradations
sur les parties communes de l’immeuble du
fait de ces travaux, l’Opérateur d’immeuble
devra assurer l’intégralité de leur remise
en état dans le délai d’un mois à compter
de la date du constat.
Article 5.3 - Installation
des lignes par l’Opérateur d’immeuble
Article 5.3.1 - Principes
Si les infrastructures d’accueil
existent et sont disponibles, l’Opérateur
d’immeuble met en place les équipements à
l’intérieur de ces infrastructures.
Si les infrastructures d’accueil
n’existent pas ou ne sont pas disponibles,
l’Opérateur d’immeuble met en place des infrastructures
d’accueil, en laissant un espace de manœuvre
équivalent à celui dont il a besoin pour l’installation
des lignes, depuis la limite de propriété
de l’immeuble jusqu’aux locaux de chaque occupant.
Article 5.3.2 - Application
du règlement intérieur et des règles de l’art
L’Opérateur d’immeuble prend
connaissance du règlement intérieur de l’immeuble
auprès du syndic et s’y conforme.
L’Opérateur d’immeuble s’engage
à respecter les règles de l’art, normes et
standards, pour l’établissement du câblage
et la mise en place des différents équipements
associés.
Article 5.3.3 - Respect de l’environnement et des parties
communes
Les travaux devront se dérouler
dans le respect des règles en vigueur et notamment
dans le respect de l’environnement et conformément
au document d’urbanisme opposable.
Lorsque de nouvelles infrastructures
d’accueil sont mises en place par l’Opérateur
d’immeuble, celui-ci envoie les éléments de
recette au syndic des travaux qu’il a été
amené à faire.
L’Opérateur
d’immeuble s’engage à dissimuler les parties
de câbles en attente au niveau des étages
ou des paliers, dans des conditions qui doivent
être validées par la Copropriété.
Question 13.
Sur
les conditions générales d’exécution des travaux,
les acteurs sont invités à se prononcer sur
le schéma proposé dans cet article et sur
le contenu des conditions générales d’exécution
de travaux proposées. Voir question 12
Article 6 - Conditions générales
relatives à la gestion et à la maintenance
des lignes, et à l’information des tiers
Article 6.1 - Gestion
L’Opérateur d’immeuble assure
la gestion des lignes à très haut débit en
fibre optique établies sous sa responsabilité.
Il est responsable du bon
raccordement des occupants qui en font la
demande. Il met à jour le
plan de câblage communiqué au syndic de façon
régulière.
L’Opérateur d’immeuble est
responsable de la mutualisation. Lorsque
le point de raccordement se situe sur l’immeuble,
les opérations nécessaires à la mutualisation,
notamment les opérations de raccordement et,
le cas échéant, de brassage (notamment lorsque
le client change d’opérateur) au point de
raccordement, s’effectuent sous la responsabilité
de l’Opérateur d’immeuble.
Question 14.
Cette
définition du rôle de l’Opérateur d’immeuble
vis-à-vis de la gestion des lignes installées
vous semble-t-elle adéquate ?
Le principe de confier la mutualisation
à l'opérateur d'immeuble doit être absolu
mais il faut le compléter d'une obligation
de gratuité réciproque afin de ne pas décourager
la mutualisation… au détriment des usagers….
Article 6.2 - Information
des opérateurs tiers
Dans les 15 jours suivants
la signature de la présente convention, l’Opérateur
d’immeuble porte à la connaissance des opérateurs
de communications électroniques toute information
utile concernant l’immeuble et les modalités
de raccordement aux lignes à très haut débit
en fibre optique.
Question 15.
Ce
délai d’information aux autres opérateurs,
en particulier quant à l’installation de la
fibre dans l’immeuble, vous semble-t-il suffisant
pour garantir la concurrence ?
Dans la mesure où la mutualisation
peut se faire à tous moments, il semble correct….
Article 6.3 - Accès
à l’immeuble
Le syndicat de copropriété
et l’Opérateur d’immeuble fixent ensemble
des modalités d’accès à l’immeuble compatible
avec la sécurité des biens et des personnes.
Les règles détaillées relatives à l’accès
à l’immeuble sont mentionnées en annexe 6.
En cas de modification, la Copropriété
notifie les nouvelles conditions à l’opérateur
par courrier recommandé.
L’Opérateur d’immeuble s’engage
à respecter les règles d’accès propre à l’immeuble.
Question 16.
Ces
conditions sont-elles suffisantes pour garantir
une efficacité dans l’accès à l’immeuble pour
les opérations nécessaires à l’installation,
la gestion et la maintenance des lignes ?
Article 6.4 - Maintenance
Article 6.4.1 - Maintenance
préventive
Les opérations de maintenance
préventive concernent l’entretien régulier
et prévisible des équipements et des infrastructures
d’accueil mises à disposition.
Article 6.4.2 - Maintenance
curative
Les parties peuvent convenir :
[des modalités d’accès aux équipements
en cas de panne, en particulier dans le cas
des locaux à usage professionnel]
L’opérateur s’engage à rétablir
le fonctionnement du réseau dans les meilleurs
délais conformément aux dispositions inscrites
en annexe 5.
Question 17.
Dans
le cadre des opérations de maintenance, les
acteurs sont invités à formuler leurs remarques
sur les modalités d’accès des locaux permettant
la réalisation des engagements pris par l’Opérateur
d’immeuble, en particulier dans le cadre des
locaux à usage professionnel, pour la maintenance
curative. Le texte est bien trop vague : il doit comporter
des obligations de délais, de réussite et
des pénalités en cas de carence (transfert
de propriété)….
Article 7 - Modification du réseau
ou des infrastructures d’accueil mises à disposition
Article 7.1 - Modifications
mineures
On
entend par modifications mineures des modifications
correspondant à un aménagement ponctuel des
équipements ou des infrastructures d’accueil.
Il s’agit en particulier de l’installation
des câbles d’étage et des opérations nécessaires
à la mutualisation lorsque le point de raccordement
est situé dans l’immeuble.
Pour
ces modifications mineures, l’Opérateur d’immeuble
informe préalablement le syndic et tient à
jour le plan de câblage de l’immeuble.
Article 7.2 - Modifications
structurelles
On entend par modifications
structurelles des modifications conduisant
à modifier substantiellement les infrastructures
d’accueil ou les équipements installés sur
l’immeuble dans leur nature ou leur destination.
De telles modifications structurelles
feront l’objet d’une autorisation de l’assemblée
générale.
Question 18.
Ces
dispositions sont-elles suffisantes pour garantir
la préservation dans le temps de la nature
de l’objet de la convention, et éviter des
dérives dans l’utilisation de cette convention
par l’Opérateur d’immeuble ?
On peut aussi se référer à la notion
de modifications visibles ou invisibles dans
las parties communes ainsi qu'au respect des
dispositions du règlement de copropriété,
ce dernier point me semblent légalement indispensable….
Article 8 - Dispositions financières
et comptables
Article 8.1 - Absence
de contreparties à l’installation des lignes
Ni l’autorisation d’installation
des lignes à très haut débit en fibre optique
dans l’immeuble ni la mise à disposition par
la Copropriété
d’infrastructures d’accueil ne peuvent faire
l’objet de contreparties financières de la
part de l’Opérateur d’immeuble.
Article 8.2 - Installation,
gestion et maintenance aux frais de l’Opérateur
d’immeuble
Sauf stipulation contraire,
l’installation, la gestion et la maintenance
des lignes à très haut débit en fibre optique
de l’immeuble sont à la charge de l’Opérateur
d’immeuble. Ceci inclut notamment l’installation
des câbles d’étages, lorsqu’ils ne sont pas
posés initialement par l’Opérateur d’immeuble.
Question 19.
Les
acteurs sont invités à se prononcer sur les
conditions décrites dans cet article relatif
aux dispositions financières et comptables.
Nous n'aimons pas les termes de "stipulations
contraires" car c'est la porte ouverte
à tout… à supprimer pour éviter la négation
même du texte et les abus qui en découleraient….
Article 9 - Responsabilité
- Assurances
Article 9.1 - Responsabilité
L’Opérateur
d’immeuble est pleinement responsable du bon
fonctionnement des lignes à très haut débit
en fibre optique.
L’Opérateur
d’immeuble est responsable de tous les dommages
causés directement ou indirectement par les
travaux et opérations relatives à l’installation,
la gestion et la maintenance, tant à l’égard
de la copropriété que des personnes qui pourraient
se trouver dans les lieux au moment des travaux.
Il est également seul responsable
vis-à-vis des opérateurs raccordés des perturbations
et défauts de fonctionnement qui pourraient
apparaître lors de l’exploitation du réseau.
Article 9.2 - Assurances
Afin de couvrir les dommages
éventuels mentionnés à l’article précédent,
l’Opérateur d’immeuble déclare avoir souscrit
les assurances nécessaires.
La copropriété s’assure de
la bonne prise en compte des équipements installés
par l’Opérateur d’immeuble dans son contrat
de responsabilité civile.
Article 9.3 - Cas
des opérateurs raccordés
L’Opérateur d’immeuble est
le seul interlocuteur de la copropriété et
le seul responsable vis–à-vis de celle-ci
des dommages survenant du fait de dysfonctionnements
éventuels des lignes à très haut débit en
fibre optique. Il répondra notamment des dommages
éventuels causés par les opérateurs raccordés
au point de raccordement, ce qui ne l’empêche
pas d’exercer contre ces derniers des actions
récursoires.
Question 20.
Les
acteurs sont invités à formuler d’éventuels
commentaires sur les dispositions relatives
à la responsabilité et aux assurances.
Il serait bon de glisser un § sur la
réception des travaux….
Article 10 - Contrôle de la Copropriété
L’Opérateur d’immeuble s’engage
à fournir, sur demande expresse de la
Copropriété et en vue de
l’assemblée générale annuelle qui suit, un
état de situation comprenant : un état
d’avancement du câblage de l’immeuble, le
nombre d’opérateurs raccordés et commerciaux,
le récapitulatif des interventions préventives
et curatives.
Question 21.
Les
acteurs sont invités à formuler d’éventuels
commentaires sur les dispositions relatives
au contrôle de la Copropriété. Pourquoi
pas un état annuel rédigé à l'attention du
représentant légal du syndicat de copropriété
Article 11 - Durée de la convention
– Prise d’effet
La présente convention est
conclue pour une durée de 15 ans à compter
de la date de signature.
A défaut de respect de l’engagement
de raccordement ou de l’engagement de mutualisation
défini à l’article 2, la présente convention
pourra être résiliée. L’assemblée générale
pourra alors réexaminer toute nouvelle demande
d’implantation.
Question 22.
Sur
la durée de la convention, existe-t-il des
contraintes juridiques relatives à la définition
de la durée d’un tel contrat ? D’autre
part, quelle serait la durée minimale raisonnable
pour que l’Opérateur d’immeuble puisse amortir
l’installation des lignes ?
On est à cinq et dix ans sur le câble,
alors pourquoi dépasser dix ans sur la fibre
qui demande infiniment moins de maintenance
que la câble ?....
Article 12 - Résiliation
Article 12.1 - Initiative
de La
Copropriété
[…]
Article 12.2 - Initiative
de L’Opérateur d’immeuble
[…]
Question 23.
Quelles
devraient être les dispositions relatives
à une résiliation à l’initiative de la Copropriété,
de l’Opérateur ? Quels sont les différents
cas à envisager ? Reprendre le texte de nos conventions
Article 12.3 - Procédure
de résiliation
Toute remise en cause des
termes du contrat par l’une ou l’autre partie
devra être précédée d’une mise en demeure
écrite. Faute d’accord entre les parties dans
un délai de trois mois, la convention sera
résiliée de plein droit sans nulle autre forme.
Article 12.4 - Continuité
du service
En tout état de cause, l’Opérateur
d’immeuble, signataire des présentes s’engage
à assurer la continuité du service jusqu’à
ce que l’installation soit transférée à un
tiers.
Question 24.
Que
se passe-t-il à l’issue de la résiliation,
en particulier en termes de continuité de
service ? Est-il raisonnable de laisser
à l’Opérateur d’immeuble la charge de garantir
la continuité du service lorsque la résiliation
a eu lieu ? Si oui, dans quelles conditions ?
Dans quels cas pourrait-il être libéré de
cette obligation ?
Idem, voir nos conventions….
Article 13 - Terme de la convention
- Sort du réseau déployé
[…]
Question 25.
Quelles
sont les conditions à prévoir sur le sort
du réseau déployé au terme de la convention ?
En particulier, les acteurs sont invités à
se prononcer sur la propriété du réseau à
l’issue du terme de la convention. Question : comment un opérateur
peut-il rester propriétaire d'un réseau qu'il
n'entretiendrait plus et qui est situé dans
un local dont il n'est pas propriétaire ?....
Une réponse purement juridique à cette question
me semble résumer la réponse… transfert de
copropriété au syndicat…. Au demeurant, quel
est l'avantage pour l'opérateur de rester
légalement propriétaire d'un réseau si sa
prestation est gratuite ?....
Question 26.
Au
terme de la convention, dans quelles conditions
la Copropriété pourrait-elle, en particulier au vu
des réponses à la question précédente, être
amenée à conclure une nouvelle convention
(renouvellement de convention, appel à candidature… ?) En fait, il appartient à chaque opérateur de
maintenir la fidélité des copropriétés fibrées
en offrant une bonne maintenance et des offres
de contenus attracives….
Article 14 - Règlement des litiges
Article 14.1 - Dispositions
générales
[Les parties conviennent des modalités
pour le règlement des litiges.]
Article 14.2 - Conflit
entre opérateurs relatif à la mutualisation
En cas de différend entre
opérateurs sur les modalités techniques ou
tarifaires de la mutualisation, les opérateurs
saisissent l’ARCEP dans les formes et dans
les conditions prévues à l’article L. 36‑8
du CPCE.
Question 27.
Les
délais et les conditions prévues pour le règlement
des litiges vous semblent-ils convenir ?
Trois mois semble un maximum et il
doit y avoir une obligation de maintien de
service sous peine d'astreinte ou perte de
propriété du réseau….
Article 15 - Election de domicile
L’Opérateur d’immeuble et
la Copropriété
élisent domicile aux adresses indiquées en
tête des présentes. Toute notification à effectuer
dans le cadre de la présente convention sera
faite par écrit aux adresses susvisées. Toute
modification fera l'objet d'une notification
dans les plus brefs délais.
Article 16 - Procédure d’avenant
Toute modification du contenu
de la présente convention pourra faire l’objet
d’avenants, qui feront l’objet d’un vote en
assemblée générale de copropriété. Toutefois,
les signataires conviennent de placer hors
champ de la procédure d’avenant les annexes,
à l’exception de l’annexe 2 relative à la
grille tarifaire. Celles-ci seront mises à
jour par simple échange de courrier dès lors que
l’économie de cette convention n’est pas bouleversée.
Question 28.
Les
modalités décrites dans le présent article
offrent-elles un cadre satisfaisant pour les
modifications du contenu de la convention ? Art. 1134 du C.C. : "Les conventions légalement
formées…. Alors, pourquoi pas dans la mesure
où il ne s'agit pas de dispositions qui ne
seraient pas contraires au dispositions légales
et au droit à la fibre….
Article 17 - Notification
La présente convention prendra
effet à compter de sa notification par lettre
recommandée avec accusé de réception, par
la copropriété à l’Opérateur d’immeuble.
Article 18 - Annexes
annexe 1 : Liste des locaux
à desservir
annexe 2 : Description des
installations mises à disposition (liste et
plan)
annexe 3 : Plan de câblage
annexe 4 : Procédure de
recette
annexe 5 : Détermination
du contenu et des temps de GTR et de GTI applicables
aux hypothèses de maintenance curative
annexe 6 : Modalités d’accès
à l’immeuble