Nous
reproduisons ci-dessous quelques questions-réponses
rédigées par l’ARCEP (Agence de Régulation
des Communications Electroniques et des
Postes), concernant la fibre optique en
copropriété.
Nous
sommes par ailleurs en train de rédiger
un guide complet qui sera disponible, sans
doute fin janvier (au plus tard).
Copropriétaires, bailleurs, syndics :
tout ce que vous avez toujours voulu savoir
sur la fibre…
- Qu'est-ce que
la fibre optique ? Quelle différence avec
l’ADSL ?
Les
technologies ADSL utilisent les paires de
cuivre métalliques du réseau téléphonique
traditionnel. Bien quelles permettent d'en
améliorer très sensiblement les performances,
elles offrent des débits limités.
La
fibre optique, qui est une nouvelle Infrastructure,
permet d’atteindre, sur des distances relativement
longues (plusieurs dizaines de kilomètres),
des débits très Importants, supérieurs à
50 Mbit/s et pouvant dépasser 100 Mbit/s.
- Comment savoir
si je suis éligible à une offre en fibre
optique ?
La
première démarche consiste à vérifier que
votre immeuble est équipé en fibre optique
en interrogeant le syndic de la copropriété
si vous êtes propriétaire, ou bien en questionnant
le propriétaire si vous êtes locataire.
De plus, vous pouvez vérifier si des opérateurs
ou des fournisseurs seuls d'accès à Internet
proposent des services sur fibre optique
A votre domicile en les interrogeant directement
ou en consultant leur site Internet.
- Si mon
immeuble est équipé, suis-je obligé de
prendre la fibre ?
Non,
chaque habitant est libre de souscrire ou
non à un abonnement très hait débit. Le
réseau fibre est une nouvelle infrastructure
qui n’impacte en rien les réseaux existants.
En clair; si vous avez dé|à un abonnement
haut débit et que vous ne souhaitez pas
changer pour une offre de fibre, vous restez
libre de garder votre abonnement.
- Mon immeuble
a été fibré par un opérateur : suis-je
contraint de choisir son offre de services ?
Non,
vous pouvez choisir une offre concurrente.
L’opérateur qui Installe le réseau en fibre
optique dans l'immeuble (l'opérateur d'immeuble)
est tenu de l'ouvrir aux autres opérateurs.
On parle d'obligation de mutualisation.
Cela signifie que l'opérateur d'immeuble doit permettre à tout autre FAI
d'utiliser ce réseau afin qu’il puisse délivrer
ses propres services (Internet, TV, téléphone,
VOD, etc.) s’il le souhaite.
- Suis-je contraint
de laisser l’opérateur installer une prise
dans mon logement ?
Non.
L’accord de la copropriété permet à l'opérateur
de déployer son réseau de fibre optique sur les
parties communes de
l'immeuble. Cela ne contraint pas les habitants
de l'Immeuble à laisser entrer les opérateurs
pour qu'ils installent une prise optique
chez eux.
- Que se passe-t-il
si un ou plusieurs opérateurs veulent
fibrer un immeuble ?
Ils
doivent contacter le syndic pour que leurs
propositions soient inscrites à l'ordre
du jour de la prochaine assemblée générale.
Lors de celle-ci, la copropriété choisira
l’opérateur qui déploiera le réseau de fibre
optique dans l’immeuble et avec qui une
convention devra être signée. En résumé,
deux conditions sont nécessaires pour installer
de la fibre dans un Immeuble : la première,
c'est être autorisé par la copropriété et
la seconde, de signer une convention type.
Une convention type a été publiée par l’ARCEP
et est disponible sur son site Internet.
- Aucun opérateur
ne propose d’équiper mon immeuble en fibre.
Que puis-je faire ?
Depuis
1997, le déploiement des réseaux est libre.
Si un opérateur souhaite déployer la fibre
seulement dans certaines zones ou dans certains
immeubles, il est libre de le faire ;
il n’existe aucune obligation.
En
revanche, il est toujours possible d'adresser
une demande de fibrage, de préférence en
groupant les demandes des habitants de l'immeuble,
aux différents opérateurs susceptibles de
déployer de tels réseaux. Si aucun opérateur
n’est Intéressé, la copropriété peut envisager
de fibrer l’immeuble par ses propres moyens
mais attention : les équipements à déployer
ne sont pas encore normalisés et il faudra,
en tout état de cause, qu’un opérateur se
raccorde au réseau de l’immeuble et exploite
le réseau.
- La copropriété
peut-elle refuser l’offre d’un opérateur
qui souhaite fibrer l’immeuble ?
La
loi prévoit que la copropriété peut refuser
l’installation de la fibre optique par un
opérateur si elle atteste de motifs sérieux
ou légitimes, comme par exemple, la préexistence
d’un réseau de fibre optique déjà installée
dans l’immeuble. Ainsi, le cadre juridique
permet à la copropriété de n’avoir qu’un
seul opérateur responsable du réseau de
fibre optique pour les particuliers de l’immeuble
et de limiter les nuisances éventuellement
occasionnées par des travaux à répétition.
- Qui paie l’installation
de la fibre dans l’immeuble ?
La
loi est très claire À ce sujet : elle prévoit
que l’équipement d'un immeuble en fibre
optique est sans frais pour la copropriété
et à la charge de l’opérateur.
- Qui est responsable
du réseau déployé et des problèmes éventuels
d’installation ?
C'est
l'opérateur d’immeuble qui a déployé la
fibre et qui a signé la convention d’installation,
de gestion ou de maintenance avec la copropriété
ou le propriétaire de l’immeuble qui est
l'unique responsable, et ce pour toute la
durée de la convention.
- Quel intérêt
de mettre en concurrence les opérateurs
lors de l’assemblée générale si la fibre
est mutualisée et interopérable ?
Quel
que soit l'opérateur choisi, sachez que
les principales garanties apportées aux
habitants et à la
copropriété (mutualisation, gratuité de
l'installation du réseau, etc) seront les
mêmes. Mais il est toujours préférable de
mettre en concurrence les propositions
des opérateurs pour que la copropriété ait
le choix et qu'elle puisse arbitrer, par
exemple, entre les modalités de réalisation
des travaux et les délais d'équipement prévus
par les différentes offres.
- La loi s’applique-t-elle
aux réseaux câblés ?
La
loi pose un cadre s'appliquant à tout opérateur
qui déploie de la fibre optique à l’intérieur
d'un immeuble. Ainsi, si le câblo-opérateur
équipe un immeuble en fibre optique, ce
cadre s’applique bien entendu a lui (signature
d'une convention, gratuité des déploiements,
mutualisation, etc.). En revanche, la desserte
interne de immeuble en câble coaxial, support
traditionnel des réseaux câblés, n’est pas
visée par la loi, comme celle en cuivre
d'ailleurs.