I.
Le système des CEE : de quoi s’agit-il ?
C’est
simple : une loi de 2006 contraint les vendeurs
d’énergie (EDF, GDF, les fioulistes,
etc.) à participer aux efforts nationaux concernant
les économies d’énergie.
Pour
cela, la loi a fixé à chacun de ces fournisseurs des
objectifs impératifs d’économies qu’ils peuvent atteindre
directement (en faisant des travaux) ou indirectement
(en finançant les travaux entrepris par d’autres).
En
effet lorsque des travaux d’économies d’énergie sont
engagés (par un particulier ou un syndicat des copropriétaires),
un décret permet de calculer les économies théoriques
engendrées par ces travaux. Cela permet d’émettre
des attestations (ou Certificat d’Economie d’Energie, dits CEE) que les
fournisseurs peuvent donc acheter
pour remplir leurs objectifs à ceux qui payent les
travaux.
Un
bilan est fait tous les trois ans. Si les fournisseurs
ne peuvent pas attester qu’ils ont atteint les objectifs
fixés (directement ou en achetant des certificats),
ils doivent payer une amende très lourde.
II. Le marché des CEE
Aujourd’hui
lorsque quelqu’un fait des travaux il peut donc -
théoriquement - « vendre » à un fournisseur
le certificat d’économie correspondant à ces travaux.
Il est alors nécessaire non seulement de trouver un
fournisseur qui soit intéressé, mais de trouver un
fournisseur qui vous l’achète à un bon prix.
Le
problème est que, de leur côté, les fournisseurs vont
essayer d’acheter des certificats le moins cher possible.
Pour
cela ils vont chercher des « rabatteurs » : des bureaux d’études thermiques, des
architectes, des syndics, etc. et passer des conventions
avec eux pour qu’ils leur apportent des « opérations » dont ils pourront
acheter les certificats au prix le plus bas.
Ces
rabatteurs sont d’ailleurs payés pour ce travail.
Ainsi FONCIA a signé avec EDF une convention par laquelle
FONCIA va apporter à EDF « ses » copropriétés. Ce que ne
dit pas FONCIA c’est qu’il va accepter des prix bas
et toucher - pour ce service - une commission d’apporteur
d’affaires.
Dès
qu’un syndic ou un bureau d’études vous dit :
« Je peux vous trouver un acheteur pour vos CEE »,
méfiez-vous : il s’agit, en général, d’un rabatteur
qui va « brader »
vos certificats et toucher sa commission.
III. La mise en concurrence
Pour
échapper à cette situation il faut éviter de tomber
dans les mains d’un rabatteur et tenter de mettre
soi-même en concurrence les fournisseurs, ce qui n’est
pas facile pour diverses raisons.
C’est
ce que nous essayons de faire à l’ARC. Au lieu de
« vendre » nos adhérents, nous les
aidons à se vendre en leur permettant de faire jouer
la concurrence. Il faut savoir, en effet, comme on
l’a déjà indiqué, que si les vendeurs d’énergie n’arrivent
pas à atteindre les objectifs qui leur sont fixés
par la loi ils devront payer des pénalités importantes.
Dès lors ils ont « besoin »
de ces certificats et peuvent donc - parfois - accepter
de surenchérir sur un concurrent pour les obtenir.
IV. Conclusion pratique
Si
vous envisagez de faire des travaux d’économies d’énergie,
il faut essayer de vendre vos « certificats »
futurs au meilleur prix, ce qui va vous permettre
de financer une partie de vos travaux.
-
Pour cela ne laissez
pas faire tout seul vos syndics et bureaux d’études.
-
Faites jouer la concurrence,
et comme vous ne savez sans doute pas comment vous
y prendre, venez nous voir pour que nous vous aidions
à savoir à
qui vous adresser pour obtenir des contre-propositions
intéressantes.
NB : vous êtes concernés même
si votre projet est uniquement de changer la chaudière
pour mettre une chaudière à condensation... ou
des robinets thermostatiques !