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Texte
de la QUESTION :
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Mme Valérie Rosso-Debord
attire l'attention de M. le ministre du
budget, des comptes publics et de la fonction
publique sur la déduction des revenus fonciers
des cotisations versées à une chambre syndicale
ou associations de propriétaires et copropriétaires.
Le ministre délégué au budget et à la réforme
de l'État avait, par courrier du 30 septembre
2005, assuré à des propriétaires que c'était
possible mais des difficultés existent dans
la reconnaissance de cette possibilité.
Aussi, elle souhaite connaître les instructions
qui sont données aux services fiscaux sur
ce point.
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Texte
de la REPONSE :
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Les
aménagements apportés aux modalités de détermination
des revenus fonciers imposables à l'impôt
sur le revenu constituent l'un des aspects
de la réforme de cet impôt issue de la loi
de finances pour 2006. Cette réforme a visé
essentiellement à alléger le poids de l'impôt
sur le revenu et à en améliorer la lisibilité
par la diminution du nombre de tranches
et des taux du barème en y intégrant les
effets de l'abattement de 20 %, supprimé
en tant que tel, qui était applicable à
certains revenus professionnels ou pensions
de retraite. Ainsi, les revenus fonciers,
qui ne bénéficiaient pas jusqu'alors de
l'abattement de 20 %, ont fait l'objet
de mesures de correction pour l'imposition
des revenus perçus à compter de l'année
2006. Le Gouvernement s'est toutefois attaché
à calibrer ces ajustements de manière à
ce que les bailleurs privés ne soient pas
pénalisés. Pour les bailleurs qui relèvent
du régime réel d'imposition, la suppression
de la déduction forfaitaire, au profit de
la déduction pour leur montant réel des
principales charges que cette déduction
était réputée couvrir, a conduit à élargir
très significativement la liste des dépenses
déductibles. Cette réforme a ainsi permis
de simplifier les modalités de détermination
des revenus fonciers en supprimant la distinction
entre frais de gestion et frais de gérance,
source de très nombreux contentieux, et
en autorisant la déduction pour leur montant
réel de l'ensemble des frais de rémunération,
honoraires et commissions versés à un tiers
pour la gestion des immeubles. Il en résulte
que, depuis l'imposition des revenus de
l'année 2006, les rémunérations, honoraires
et commissions versés à des tiers pour la
gestion des biens donnés en location, qu'il
s'agisse de propriétés rurales ou urbaines,
sont admis en déduction pour leur montant
réel, et cela en application du e du 1° du
I de l'article 31 du code général des
impôts. Parmi ces dépenses figurent, notamment,
les
cotisations versées à des chambres syndicales
ou à des
fédérations de chambres syndicales,
de
propriétaires ou de copropriétaires qui
fournissent aide et information à la gestion
des immeubles (ou logements) donnés en location
par leurs adhérents (assistance téléphonique,
délivrance de conseils personnalisés, autres
prestations de service individualisées...).
En revanche, ne peuvent être considérées
comme déductibles, les cotisations versées
à des unions ou organismes qui ont pour
objet d'assurer la défense et la représentation
de leurs adhérents, sans leur fournir aucune
prestation individualisée liée à la gestion
de l'immeuble. Ces précisions, qui
sont de nature à répondre aux préoccupations
exprimées par l'auteur de la question, figurent au
n° 8 de la fiche n° 7 de l'instruction
administrative du 23 mars 2007,
publiée au Bulletin officiel des impôts
(BOI) sous la référence 5 D.-2-07. Cette
instruction peut être consultée sur le portail
fiscal : www.impots.gouv.fr.
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