Dans
le deuxième dossier
du mois de mai 2011, nous indiquons qu’on
ne parviendra à engager des rénovations énergétiques
et « énergiques »
des copropriétés, que si l’on met en place de façon
parallèle des fonds travaux et des plans pluriannuels
de travaux, autrement dit des plans pluriannuels de
rénovation.
C’est
pourquoi il est particulièrement intéressant de constater
que les adhérents de l’ARC sont de ceux qui - spontanément
et sans attendre des modifications législatives, réglementaires
ou fiscales - mettent en place ces deux instruments
de préparation de l’avenir.
Nous
avions déjà parlé du cas de la copropriété Elysée
II à La
Celle Saint Cloud (78) (1 500
logements gérés sous forme coopérative par un syndic
bénévole) qui a mis en place des plans « quinquennaux »
et des fonds travaux en partie alimentés par les économies
d’énergie.
Cette
semaine c’était au tour du conseil syndical d’une
autre énorme copropriété Résidence du Parc
à Meudon (2 600 logements) de présenter aux copropriétaires
un plan de rénovation pluriannuel énergétique ambitieux
assis sur un fonds travaux.
A
Paris les conseils syndicaux des IGH (Immeuble de
Grande Hauteur) d’habitation les plus hauts comme
Super-Montparnasse - également adhérents à l’ARC -
ont engagé des études et des mobilisations auprès
des copropriétaires pour - eux aussi - asseoir leur
rénovation sur les deux socles que sont :
-
le fonds travaux ;
-
le plan pluriannuel.
Comme
on le constate, l’ARC et ses adhérents montrent la
voie, la bonne voie.
Pour
que ce qui est possible dans un certain nombre de
copropriétés (grâce à la ténacité et à l’intelligence
de nos conseils syndicaux) se développe dans toutes
les copropriétés il faudra néanmoins des modifications :
-
fiscales ;
-
législatives ;
-
réglementaires.
Celles-ci
devraient permettre le développement des fonds travaux
et des plans pluriannuels :
·
en aménageant la fiscalité
(exonération des intérêts) ;
·
en rendant obligatoires
les comptes séparés, seul moyen de rassurer les copropriétaires
sur l’utilisation de leurs fonds ;
·
en affectant ces fonds
aux lots et non aux personnes ;
·
en supprimant les frais
de syndic liés à la garantie des sommes correspondantes
à ces fonds travaux (il est absurde de payer 0,5 %
voire 1 % des sommes placées sur des comptes sécurisés).
N’oubliez pas de lire le deuxième dossier
du mois de mai 2011