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ARC, Bien Gérer /29 06 05 /©
Syndic bénévole
et ascenseur :
cherchez la différence
On connaît la prétention
de certaines chambres professionnelles ou certains groupes de syndics
à incarner un professionnalisme sans faille qui en matière
de copropriété voudrait dire :
- rigueur de gestion ;
- défense exclusive des intérêts
des copropriétaires.
Cette prétention s’accompagne
la plupart du temps d’un grand mépris à l’égard des
syndics bénévoles jugés, bien entendu, inaptes à
la fonction.
Or les problèmes actuels des
ascenseurs (travaux de mise en sécurité et négociation
des nouveaux contrats) nous apportent une démonstration inverse.
Notre constat quotidien c’est au contraire une grande compréhension
à la fois technique et contractuelle des problèmes d’ascenseurs
de la part de nos syndics bénévoles, mais aussi une excellente
capacité de résistance aux pressions, voire à la
désinformation, parfois, des " ingénieurs commerciaux "
des ascensoristes.
Malheureusement (toujours d’après
le constat de nos adhérents) on ne peut pas en dire autant des
syndics professionnels.
- Connaissance des textes et des réelles
obligations
Le syndic bénévole
qui gère une copropriété avec ascenseur va lire
effectivement le décret du 9 septembre 2004 et les arrêtés
du 18 novembre 2004. Il n’a d’ailleurs aucun mérite puisqu’il
les aura découverts en lisant le guide : " Ascenseurs :
comment éviter le pire ? ".
Nous avons fait un sondage sur trente
syndics bénévoles concernés pris au hasard :
TOUS avaient lu au moins une fois ces textes essentiels.
Et maintenant, testez la connaissance
que votre syndic professionnel à de ces textes.
- Connaissance des installations
- Les syndics non professionnels connaissent BIEN
les installations.
- Ils savent où est le carnet d’entretien,
et vérifient qu’il est rempli.
- Ils posent de nombreuses questions à l’ascensoriste
sur le fonctionnement de l’appareil, la cause éventuelle des
pannes.
- Nous sommes surpris actuellement de voir à
l’ARC des syndics bénévoles non " techniciens ",
capables de tailler une bavette avec un électromécanicien.
- Au moindre signe de défaillance (ascenseur
qui bouge, bruit anormal, porte qui claque) ils interviennent.
Et votre syndic ?
3. Connaissance du contrat en cours
- Le syndic bénévole connaît
d’autant mieux son contrat :
- qu’il en a souvent négocié lui-même
certaines clauses spéciales (indexation ; clause d’amélioration) ;
- qu’il a dû, à chaque problème,
s’y reporter pour vérifier ce que devait effectivement faire
l’ascensoriste.
- Et votre syndic ? (N.B : a-t-il
seulement un exemplaire complet du contrat… ?).
4. Connaissance
des prix
- Le prix d’une serrure ou d’un boîtier de
bouton n’a souvent aucun mystère pour les syndics bénévoles.
- Quant au nombre d’heures facturées pour
une intervention hors contrat et le prix horaire, gare à l’ascensoriste
qui s’imagine que surfacturation rime avec autogestion.
- Et votre syndic professionnel ?
5. Résistance
à la désinformation
- Les syndics " bénévoles "
ce sont la bête noire des " ingénieurs commerciaux "
des grands ascensoristes.
- " C’est obligatoire ? Merci de
me donner les textes ".
- " L’ARC a tort ? Merci de me
l’écrire pour que je leur transmette ".
- " Le limiteur de vitesse est à
changer ? On va le faire vérifier ".
Rappelons qu’à ce sport,
les femmes sont les plus fortes. Tout simplement parce que quand elles
ne savent pas, elle ne font pas semblant de savoir, mais s’informent
et demandent des explications. Les hommes, eux, ont peur de se ridiculiser
en disant qu’ils n’y comprennent rien se font alors mener par le bout
du nez. Et oui ! La femme n’est pas l’avenir des ascensoristes.
Et votre syndic, dans tout ça ?
6. Connaissance
des nouvelles obligations contractuelles et des pièges
- Enfin, les syndics bénévoles ont
compris tout le danger qu’il y avait à signer les yeux fermés
les nouveaux contrats.
- Là encore, ils n’ont eu qu’à lire
le guide de l’ARC et à consulter la rubrique " abus
en VRAC ".
- " Mais, mon syndic aussi lit la rubrique
abus en vrac ". Oui, mais votre syndic serait mal placé
pour reprocher à l’ascensoriste :
- des contrats qui augmentent exagérément
et sans raison ;
- des contrats qui contiennent des clauses abusives.
- Vous vous demandez pourquoi ? Pôvres !
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