Voici
l’article que La TRIBUNE consacre à l’ARC
et au prêt collectif à taux zéro que nous réclamons
depuis deux ans.
« Les copropriétés en mal d’un prêt à taux zéro « écolo »
adapté
Phillipe
Pelletier, président du Plan Bâtiment Grenelle,
propose des pistes pour mettre en place un "éco-PTZ"
collectif. Pour l'Association des responsables
de copropriétés, ce n'est pas suffisant.
Bruno Dhont,
directeur général de l'Association des responsables
de copropriétés (ARC), ne cache pas son énervement
concernant "l'effet d'annonce" sur l'éco-prêt
à taux zéro collectif, ce prêt à taux zéro destiné
à financer les travaux liés aux économies d'énergie.
En effet, Philippe
Pelletier, président du Plan Bâtiment Grenelle
et chargé par le gouvernement de dynamiser ce
dispositif, a publié depuis juin toute une série
de recommandations, dont une qui prévoit de combiner
le crédit d'impôt développement durable, accordé
individuellement, et un éco-PTZ qui serait accordé
collectivement (à la copropriété).
Tel qu'il est aujourd’hui ,
l'éco-PTZ individuel n'est pas adapté aux copropriétés.
« Philippe Pelletier semble découvrir l'étendue
du problème aujourd'hui. Cela fait deux ans que
nous réclamons des mesures pour mettre en place
efficacement un éco-PTZ collectif. Là, il ne propose
que des pistes de réflexions. Il va encore falloir
attendre", se désole Bruno Dhont. D'après
lui, rien ne bougera avant au moins deux ans,
cette refonte étant freinée par l'obligation d'être
inséreé dans la prochaine
loi de Finances et sûrement retardée par les prochaines élections présidentielles.
L'Agence nationale de l'habitat est, elle, moins catégorique.
En effet, l'Anah reconnaît
que "l'éco-PTZ est compliqué à mettre en
place pour une copropriété. Cela prend du temps.
Il existe d'autres solutions pour permettre aux
copropriétés en difficultés de faire face aux
dépenses, comme les subventions de l'Anah ou les préfinancements".
Pourtant pour l'Arc,
une adaptation l'éco-PTZ aux copropriétés serait
facile à établir. "Il suffit que la copropriété
établisse un plan pluriannuel de travaux. Les
fonds seront ensuite votés en assemblées générales
et débloqués en fonction de ce plan. Le prêt n'est
accordé qu'à ceux qui le demandent. Pour les autres,
qui ont les moyens de faire les travaux sans le
prêt, il n'y a aucune obligation. Par ailleurs,
le prêt est affecté au lot donc cessible.
Et une caisse de garanties sera créée, en cas de défaillance,
cela ne retombe pas sur la copropriété".
Bruno Dhont rappelle que pour mettre en place
ce dispositif, il faudrait modifier l'article
26 de la loi du 10 juillet 1965 qui fixe le statut
de la copropriété. Mais cela n'a toujours pas
été évoqué »