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ARC, Bien Gérer /07 07 04 /© Le quitus : rasibus Malgré nos conseils répétés, peu d’assemblées générales ont le " courage " de ne pas voter le quitus au syndic en expliquant simplement : " Ne pouvant connaître l’ensemble des actes de gestion du syndic, l’assemblée s’abstient de voter le quitus en précisant que cela ne constitue pas un acte de défiance vis-à-vis du syndic mais de simple prudence ". On est en effet très étonné de constater la difficulté que les assemblées générales ont à refuser une " décharge " de responsabilité qui n’a strictement aucun sens si ce n’est :
→ (vous pouvez lire utilement notre page : " Pourquoi les syndics. Quitus... ").
L’affaire était pourtant toute simple. Un syndic, le cabinet COGESCO a laissé tout bonnement passer les délais de la garantie décennale et n’a pas engagé l’action judiciaire autorisée par l’assemblée générale dans les temps. A priori l’affaire est entendue et le syndic devait être condamné sans qu’il y ait lieu à la moindre discussion. Hé bien, pas du tout : l’avocat de COGESCO a fait valoir que les " comptes " du syndic avaient été approuvés, DONC que le quitus lui avait été accordé, DONC que le syndic avait été déchargé de sa responsabilité. Heureusement les juges veillaient et trouvèrent eux-mêmes les mots salvateurs dans leur arrêt ; nous citons : " Qu’ainsi que l’ont relevé les premiers juges, le quitus donné à la société COGESCO lors des assemblées générales qui se sont tenues pendant son mandat était lié aux comptes ; que le seul quitus de gestion qui ait été demandé par la société COGESCO, lors de l’assemblée générale du 12 décembre 1989, lui a été précisément refusé " ; (…) " Qu’une approbation des comptes ne vaut pas en soi quitus pour les actes de gestion du syndic "(Cour d’Appel de Paris 23ème chambre B 29 janvier 2004 – COGESCO) ".
Conclusion n° 1 :
Conclusion n° 2 :
→ Et relisez notre article : " Pourquoi les syndics… quitus ".
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