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Pour une fois c’est un des contrôleurs
de l’ARC qui sera à l’honneur.
Certes, chaque jour, nos contrôleurs
aident les copropriétés à récupérer
des sommes importantes, mais là, c’est 13.411 euros, sur
un seul point, qu’un de nos contrôleurs a permis à
une copropriété de récupérer d’une belle
manière.
Comme le problème s’est
bien terminé, nos adhérents nous ont demandé
de ne pas donner le nom du syndic. Dommage.
1. Une coupable carence
Au cours d’un contrôle
de comptes, notre contrôleur analyse - comme nos contrôleurs
le font à chaque contrôle - les impayés de charges,
débiteurs par débiteurs. À chaque compte débiteur,
les mêmes questions :
- " depuis quand la dette s’est
installée ?
- " qui est le copropriétaire
et quelle est la raison de sa dette ?
- " qu’a fait le syndic ?
- " les procédures engagées
ont-elles abouti ? À quoi ? Où en est-on du
recouvrement ? ".
En procédant ainsi notre
contrôleur en vient au cas d’une personne qui doit 13.411
euros.
Les réponses aux questions :
- le copropriétaire doit de l’argent
depuis six ans ;
- il était solvable (patron d’un restaurant)
mais ne l’est plus (faillite) ;
- la copropriété a obtenu un
jugement il y a six ans ; l’ancien syndic avait fait voter
la saisie.
En décortiquant ce cas
notre contrôleur s’aperçoit alors que le " nouveau "
syndic (syndic depuis cinq ans tout de même) n’a pas engagé
la saisie immobilière votée (sans doute pour ne pas
fâcher le propriétaire) et s’est contenté, pour
donner le change de relancer une procédure au Tribunal d’Instance
il y a deux ans, non encore aboutie à ce jour.
Comme on le voit, un traitement
" catastrophique " et surtout la certitude,
désormais, même après vente judiciaire, que
la copropriété ne touchera qu’une toute petite partie
des dettes.
2. Obligation de déclaration de " sinistre "
Il est rare d’avoir un cas
de carence si " pur ". C’est pourquoi
notre contrôleur - entre autres préconisations -
conclut dans son rapport : " Il conviendra que l’assemblée
générale refuse explicitement son quitus au syndic
sur cette affaire et n’accepte d’approuver les comptes que sous
réserve de la prise en charge par le syndic du solde du
compte de M….., le syndic faisant son affaire éventuelle
d’une déclaration de sinistre ".
- Le conseil syndical suivit à la
lettre ce conseil et demanda à l’ARC par ailleurs :
- d’écrire à la
chambre professionnelle de ce syndic ;
- d’écrire à sa caisse
de garantie
- d’informer son assurance de responsabilité
civile professionnelle ".
Ce que nous fîmes.
- L’assemblée générale
refusa le quitus et vota les comptes sous réserves.
- Le syndic fit une déclaration
de sinistre " expresse " à
son assurance de responsabilité civile.
- L’assureur, suite à l’intervention
de l’ARC, ne mit pas plus de trois mois à envoyer un
chèque représentant exactement le solde débiteur :
13.411 euros.
Comme on le voit, il est encore
possible d’obtenir que des professionnels reconnaissent leurs
erreurs (il n’y a pas de honte à cela) et que des assureurs
acceptent de faire tout simplement leur métier qui est
… d’assurer.
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