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Capitaine courageux


Nous avions, dans notre abus numéro 327 dénoncé les excès auxquels pouvaient se livrer des syndics " contestés " ; nous avons, dans notre abus numéro 409 montré que les manœuvres de ces syndics n’étaient pas toujours forcément gagnantes.

Dans le présent article, nous allons nous contenter de livrer le récit de ce président de conseil syndical dont le syndic, CITYA – LE MANS, voulait la tête.

On comprendra mieux, après avoir lu l’article, le titre de cette page, emprunté à un roman de CONRAD dont le héros n’avait à affronter, lui, QUE la mer démontée.

Voici la lettre ; à lire après avoir lu ou relu les abus numéro 327 et 409.

" Monsieur CHAMPAVIER

Président de l’A.R.C.

29, rue Joseph Python

75020 PARIS

Monsieur,

L’appui que vous avez bien voulu m’apporter en vue de l’assemblée générale extraordinaire de notre résidence m’a été d’un grand secours et je vous en remercie très chaleureusement. Comme le prouvait le courrier que je vous ai faxé jeudi 17 au matin, le cabinet CITYA ne désarmait pas et repassait même à l’offensive.

Cette assemblée a, cependant, été tumultueuse et fertile en rebondissements. Le cabinet CITYA s’est présenté avec 3 représentants : son président, Michel VINCENT, le principal de copropriété, Monsieur DE POORTER et le responsable du service juridique, Vincent CHRETIEN.

Les Propriétaires sont venus nombreux, conscients de l’enjeu, mais aussi parce que, selon toute vraisemblance, beaucoup avaient, à nouveau, été relancés voire pressés, si l’on en juge par les pouvoirs envoyés et leurs destinataires.

Le syndic avait apporté sa feuille de présence. J’avais une copie sur laquelle ses partisans ont refusé de parapher, de telle sorte que tout a été consigné sur leur document. J’ai effectué un pointage serré des présents et vérifié les pouvoirs, il est apparu que 8308 dix millièmes étaient présents et représentés. Deux pouvoirs en blanc (dont je savais les auteurs acquis à ma cause) ont été écartés, pour un total de 397 dix millièmes.

Michel VINCENT a immédiatement refait l’historique de la situation et expliqué ce qui l’avait conduit à démissionner en ajoutant qu’il revenait sur sa décision à la demande de copropriétaires qui l’en avaient " prié ". On m’a accusé d’avoir, dans mes courriers au syndic, parlé au nom de tout le conseil syndical, ce que j’ai récusé, ce mot n’apparaissant nulle part dans mes écrits.

J’ai fait valoir que la décision du syndic était illégale en lisant à l’assemblée votre courrier. Monsieur CHRETIEN a rétorqué que votre position n’était pas recevable en s’appuyant sur le Guide de la Copropriété (bleu et jaune) dont il s’était muni, mais évidemment sans rien argumenter ni démontrer. Après quelques échanges vifs entre copropriétaires, on a élu le président de séance.

Le scrutin m’a attribué 4873 voix contre 3435 à mon concurrent pro CITYA. Après le choix unanime des assesseurs, personne n’étant candidat pour le secrétariat, CITYA a offert de servir la copropriété et a été désigné par l’assemblée générale. On a adopté à l’unanimité l’autorisation d’enregistrer les débats au magnétophone.

Monsieur VINCENT a, ensuite, expliqué qu’il liait les parties du point 3 de son ordre du jour et que la reprise de sa démission était conditionnée par ma révocation, préalable obligé selon lui. Chantage et pression à nouveau.

L’assemblée a donc voté sur ma révocation en tant que membre du conseil syndical. Malgré quelques pressions sur des personnes âgées, le scrutin a donné les résultats suivants :

Contre ma révocation 4873 : pour ma révocation 3309 ; abstention : 126.

Au vu du résultat, Monsieur VINCENT faut savoir que, dans ces conditions, il n’a plus rien à faire là et se lève, quittant la salle avec ses deux employés. Brouhaha. On me laisse les pouvoirs mais pas la feuille de présence ! Les partisans de CITYA lui emboîtent le pas et quittent la séance, certains après un temps d’hésitation manifeste à deux exceptions près.

L’assemblée se poursuit, les deux assesseurs étant présents, mais en l’absence du secrétaire élu, fonction que j’assume alors. Les restants représentent encore 5245 dix millièmes, ce qui est amplement suffisant.

On procède à l’élection du nouveau syndic. Les présents décident de concentrer leurs voies sur l’un des 2 contrats proposés, qui l’emporte avec 5109 voix. Enfin le fonds de roulement est supprimé à l’unanimité et sa restitution aux copropriétaires, selon leurs tantièmes, adoptés aussi à l’unanimité.

En vous renouvelant notre remerciement pour votre soutien, je vous prie d’accepter, Monsieur le Président, l’expression de ma sincère considération ".

Bravo, Capitaine (et bravo aussi au Président CHAMPAVIER).

 

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