Le livre d'or des adhérents / 02 06 04/

Assureur : un gain de 2.400 Euros sur la prime d’assurance pour un petit immeuble


  • Un conseil syndical adhérent à l’ARC nous adresse cette belle histoire.

Fin 2004, ils reçoivent un appel de prime pour une prime d’assurance en hausse par rapport à 2003 de 13 % !

Or déjà en 2003 la prime avait augmenté de 16 %, alors que l’immeuble ne subit pratiquement aucun sinistre. En tout, depuis quatre ans la prime avait augmenté de 61 %.

  • Très énervés nos adhérents nous contactent. Nous leur disons alors qu’ils ont la possibilité de résilier leur police et de rechercher une autre police, ce qu’ils font avec le concours d’un des courtiers-conseils avec qui l’ARC travaille, le cabinet SGB, qui propose une police inférieur à 40 %.

  • Alertée, l’ancienne assurance range alors son argumentaire (voir plus loin) concernant les " augmentations inéluctables et incontournables " et finit par proposer une prime 30 % moins élevée que la prime proposée, à prestation équivalente, ce qui représente une économie de 2 393,73 Euros !

Ce résultat est d’autant plus remarquable que ces adhérents avaient été assommés par la littérature reçue de leur assurance avec l’envoi du premier appel de prime, celui qui a été refusé. Nous ne résistons pas au plaisir de reproduire l’intégralité de cet argumentaire, d’autant plus savoureux quand on connaît la suite.

 

Voici la " chose ".

LETTRE D'INFORMATION 2004

MULTIRISQUE IMMEUBLE :

LA TENDANCE DES TARIFS A HORIZON 2005

En dépit de son coût exorbitant, la tempête du 26 décembre 1999 a eu au moins un mérite aux yeux des assureurs : elle leur a servi de révélateur et a permis une réorganisation de la concurrence.

"  De 1995 à 1999, portés par des indices boursiers au mieux de leur forme, de nombreuses affaires nouvelles, et une mise en concurrence féroce des clients, les prix ont stagné, et même baissé pour les risques les plus importants.

Les techniques de tarification les plus sophistiquées ont ainsi cédé le pas devant une logique commerciale que rien ne semblait devoir contrarier.

 

C’est ainsi que, peu à peu, ont été abandonnés :

  • Les provisions pour périls lourds (10 à 15 %)
  • Les majorations pour risques aggravés (discothèques, industries, ERP… pouvant générer jusqu’à 300 % de hausse).
  • Les garanties optionnelles, qui sont devenues des garanties de base (effondrement, bris de machines ".

Parallèlement, le forfait au mètre carré est devenu la règle en matière de tarification, et quelques semaines avant la tempête, les taux culminaient à 0,61 Euros TTC de moyenne.

Quatre ans plus tard, les prix ont doublé (1,20 Euros de moyenne), et la hantise d’événements graves (attentats, explosions, inondations) est omniprésente.

Les attentats du 11 septembre ont servi à faire prendre conscience qu’un seul sinistre pouvait mettre à mal le système de mutualisation dans son ensemble (assurance, réassurance, coassurance), uniquement par l’insuffisance de fonds propres des assureurs, donc du niveau général des tarifications. C’est ainsi qu’est née la coréassurance (mode de perception de la taxe GAREAT sur les attentats).

Avec des sinistres de plus en plus graves, toujours plus nombreux à défaut d’être imprévisibles, et une concurrence amoindrie (seuls restent en piste ACE, AGF, AXA, AZUR, GAN, GENERALI, COVEA MMA), le paysage a durablement changé.

Le potentiel de hausse généré par cette situation est-il pour autant épuisé ?

Les principaux acteurs, en ces derniers jours de 2003, viennent de répondre par la négative en programmant des hausses, suivant nature et sinistralité, de 8 à 40 %.

A cela plusieurs raisons :

  • La nécessité d’obtenir enfin l’équilibre technique des résultats de la branche Immeuble.
  • La volonté de faire face efficacement aux sinistres lourds (notamment climatiques : inondations, tempêtes…)
  • L’apparition de risques ou périls nouveaux, dont les assureurs sont redevables (loi BACHELOT sur les risques technologiques).

Parallèlement et davantage que les majorations, les assureurs insistent et le phénomène est nouveau, sur le retour à la qualité d’entretien des risques, à la remise à des normes plus récentes de certaines installations, et à la prévention d’une manière générale.

Il s’ensuit que tout immeuble délibérément mal entretenu ou ne présentant pas un degré de conformité jugé suffisant risque la résiliation à l’échéance, et même, signe des temps après sinistre.

Sur les patrimoines importants, des visites de risques sont réalisées préventivement par les leaders du marché, avec, là aussi, une résiliation potentielle à la clé, susceptible d’entraîner de sérieuses difficultés de replacement.

L’année 2004 est donc placée sous le signe de la qualité et des actions de redressement sélectives.

Sachant qu’il ne sera pas toujours possible, pour des raisons économiques liées à la solvabilité de l’assuré, d’imposer de nouvelles majorations, les affaires les moins bonnes se verront de plus en plus fréquemment proposer des franchises ciblées.

Ces généralités ne suffisent toutefois pas à masquer que chaque dossier reste un cas particulier, et qu’au-delà du nécessaire effort de mutualisation de tous les risques, l’assureur aura la volonté d’éviter, autant que faire se peut, les injustices ou dysfonctionnements présents à chaque renouvellement.

 

 

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