ARC Le livre d'or des adhérents / 29 09 04/©

Chut, plus de bruit


Voici l’histoire particulièrement intéressante d’une copropriétaire adhérente à l’ARC, histoire qui montre que, toute seule, avec simplement un petit coup de pouce de l’ARC, on peut aller très loin, voire travailler pour le compte de la copropriété en même temps que pour soi.

    1- L’affaire se passe à Paris dans une grosse copropriété. Une copropriétaire habite un immeuble dans lequel OTIS a rénové complètement l’ascenseur.

    2- Celui-ci fait un bruit de claquement désagréable dont cette personne, habitant au rez-de-chaussée, est la seule à souffrir.

    3- Cas classique : le syndic, lui n’entend rien ; les autres copropriétaires non plus. Surdité est sœur de lâcheté.

    4- A force de protester notre adhérente obtient que le syndic et la société OTIS proposent des travaux, (évidemment facturés à la copropriété), qui atténuent légèrement le problème sans le résoudre. Notre adhérente nous saisit pour avis.

    5- La position de l’ARC est claire : s’il y a des " claquements " ce n’est pas normal ; s’agissant d’une rénovation, OTIS devait respecter les normes actuelles en matière de bruit et face au problème :

    • devait prendre à sa charge les premiers travaux de réduction des nuisances ;
    • devait rechercher quels étaient les travaux supplémentaires à faire pour supprimer totalement les claquements et les prendre également en charge financièrement.

     

      6 -Fort de ce soutien (nous adressons au syndic une lettre) et de cette analyse, notre adhérente - après les sommations d’usage - fait actionner son assurance de protection juridique celle de la MAIF. Comme d’habitude la MAIF " met le paquet " pour défendre sa sociétaire et fait nommer un expert judiciaire.

      7- Miracle : deux jours avant l’expertise OTIS fait (à ses frais) des travaux qui réduisent considérablement la nuisance.

      8- Le syndic est tellement surpris par le résultat qu’il demande à l’expert de noter dans son rapport que le syndicat des copropriétaires exige le remboursement des travaux facturés par OTIS. Le syndic ne va cependant pas jusqu’à adresser une lettre de remerciements à la copropriétaire et à l’ARC (nous sommes cependant habitué à une telle ingratitude…).

      9- Reste encore quelques problèmes qui devront être réglés au cours d’une deuxième expertise prévue dans quelques jours.

    La morale ?

    • Des problèmes comme celui-ci (du moins le début) nous en entendons parler tous les jours à l’ARC.

    • Malheureusement en général, l’affaire s’arrête au point 3 ou au point 4 (voir plus haut). Soit on ne fait rien en laissant le ou la pauvre copropriétaire tout seul avec son problème, soit on fait un petit quelque chose (au frais de la copropriété, bien souvent et pas du responsable) et on en reste là. Conséquence : un traumatisé de la copropriété de plus ; des guerres picrocholines interminables ; du ressentiment et des injures (d’un côté : " ce sont tous des salauds " ; de l’autre : "  ce vieux chnok - parfois jeune - ou cette vieille chouette - parfois trentenaire - nous em…… ").

    • Le cas cité dans cette rubrique nous permet de sortir de ce schéma :

      • il y a bien un responsable extérieur à la copropriété (en l’occurrence OTIS, l’ami des copropriétaires…) ;
      • il y a deux victimes (un copropriétaire puis la copropriété via des factures indues) ;
      • avec un peu-beaucoup de persévérance il est cependant possible de résoudre le vrai problème et de faire en sorte que les copropriétaires -victime ET bourreaux - s’en sortent bien.

    • Pour cela c’est simple, il suffit :

      • d’un kilo de détermination ;
      • de 200 grs d’ARC ;
      • de 300 grs de MAIF ;
      • d’une pincée d’expert compétent.

    Pas toujours facile, cependant, de réunir tous ces ingrédients…

    Bravo à notre adhérente, en espérant qu’elle fera des disciples.

 

retour livre d'or