ARC Le livre d'or des adhérents /19 10 05/©

David et Goliath :

le syndic bénévole et la multinationale d’ascenseurs

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I. Un contrat abusif

Comme nous ne cessons et ne cesserons de le dire, les contrats d’ascenseurs proposés (imposés…) par les grands ascensoristes sont des modèles de contrats abusifs, léonins et illégaux.

Vous n’en êtes pas convaincus : alors, c’est simple, il suffit de lire notre rubrique " ascenseurs " et les nombreux articles consacrés à ces contrats.

Nos adhérents syndics bénévoles, eux, n’ont pas besoin de longs développements pour s’en persuader.

Ainsi, Madame A, syndic bénévole en Ile de France, reçoit une proposition de contrat d’OTIS. Naturellement, elle sursaute  :

  • la " clause de vétusté " dénoncée par l’ARC est bel et bien présente ;
  • les pénalités sont plafonnées à 5 % du montant annuel du contrat ;
  • le carnet d’entretien sera électronique ou ne sera pas ;
  • l’absence de respect du délai de six semaines entre deux visites d’entretien n’est sanctionnée qu’au bout de trois fois ;
  • la disponibilité des pièces n’est prévue que pendant vingt ans, à compter de la date d’installation.

II. Une négociation réussie

Ce n’est pas parce que je pèse 25 lots et eux 25 milliards de dollars que je vais me laisser faire ", dit notre adhérente.

Elle prend son bâton de négociatrice et arc-boutée (c’est le cas de le dire) sur notre guide : " Ascenseurs :comment éviter le pire !") elle commence à discuter pieds à pieds.

Conséquence, elle obtient :

    • la suppression de la " clause de vétusté " ;
    • le déplafonnement des pénalités à 15 % ;
    • la réintroduction du carnet papier ;
    • l’application des pénalités dès le premier manquement aux obligations ;
    • la garantie selon laquelle les pièces seront changées au frais du prestataire durant le contrat, même si les pièces d’origine ne sont plus disponibles.

Bien sûr cette négociation n’a pas été facile.

Mais c’est une belle réussite et une belle leçon : si les syndics professionnels qui pèsent parfois plusieurs centaines voire milliers d’appareils en faisaient autant, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus un seul contrat abusif sur le marché.

Moralité : qu’on ne vienne surtout pas nous dire à nous et à nos adhérents que les points sur lesquels nous nous battons sont impossibles à obtenir. Comme disait l’autre : " Ma force EST mon droit ", ce qui veut dire que quand on a raison, on fini toujours par obtenir gain de cause. Et vive nos adhérents.

 

 

 

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