I.
Un témoignage édifiant
Voici
comment, en suivant les conseils de l’ARC et en adoptant
la « bonne
attitude » (on verra laquelle), le Président
de Conseil Syndical d’une copropriété de 56 lots a
réussi non seulement à négocier à la baisse le contrat
de son syndic, le Cabinet Foncia
Val de Seine, mais aussi à améliorer sensiblement
les relations avec le syndic.
Comme
on le constate tous les jours une bonne relation est
une relation « équilibrée »
où le syndic doit se faire à l’idée qu’il faut travailler
AVEC le conseil syndical et tenir compte des copropriétaires.
Voilà
le récit que nous commentons légèrement.
II.
La lettre du président du conseil syndical
« Après avoir
pris connaissance, auprès de l’ARC, de la façon de
négocier les honoraires, voici la manière dont j'ai procédé
l'année passée.
Le contexte : ……. Lors de la dernière assemblée générale un début
d'émeute avait perturbé l'assemblée générale (refus
du budget - refus du Quitus - refus du contrat
de Syndic), avec il est vrai un Conseil Syndical,
à l’époque, qui s’était peu impliqué dans sa mission.
Après une lettre particulièrement documentée sur les dysfonctionnements
relevés et les
doléances
exprimées en assemblée générale (importance
de l'expression en assemblée générale pour appuyer
la démarche) j'ai demandé une entrevue à la
Présidence de FONCIA Val de Seine.
Je n'ai pas obtenu de réponse écrite mais une assurance de
prise en compte des remarques, par téléphone du gestionnaire de résidence.
Seconde action, j'ai adressé un courrier
demandant la mise en place d'une « gestion
allégée » en arguant de l'incapacité du Syndic
de réaliser correctement son travail et de l'implication
importante du (nouveau) Conseil Syndical. Les taches
ayant été listées avec une ventilation en trois colonnes :
- à faire par un syndic professionnel ;
- à faire par le Conseil Syndical ;
- à confier à un tiers (expert comptable).
Ce travail aboutissait à demander la réduction des honoraires de 30 %.
J'ai joint le document
de l'ARC sur la gestion déléguée en demandant une
entrevue en juin, à temps pour pouvoir dénoncer le contrat en
temps et heure pour l'assemble générale (octobre)
avec lancement d'un appel d'offres dès septembre.
J'ai obtenu un entretien téléphonique nettement plus motivé en m'assurant
que la proposition
allait être étudiée avec réponse en Juillet.
L'absence de réponse en fin Juillet m'a conduit à diffuser un appel d'offre
avec un exemplaire à FONCIA Marly (concurrent de FONCIA
Saint Germain) entre autre.
Ma boite aux lettres s'est alors animée d'un courrier qui me proposa une
révision de tous les points soulevés :
·
livret d'accueil (facturé 83 euros alors
que nous en rédigeons un gratuit) ;
·
carnet d'entretien (abolition) ;
·
attestation de TVA (retrait des facturations) ;
·
frais comptables (abandon).
Et une réduction de 30 % des Honoraires et frais de gestion (3.000 euros)
ainsi ramené à la barre des 10 % du budget général
que j'avais fixé comme limite de principe.
Cette proposition a permis à FONCIA d'être le moins cher des Syndic ayant
fait acte de candidature (1 seul sur 4 consultés).
Dans le même temps le (nouveau) gestionnaire de résidence a pris l'habitude
de répondre à mes appels et courriels et nous entretenons
les meilleures relations possibles. Ceci est bien
utile car nous traversons une phase de problèmes techniques
ardus !
Ma conclusion :
1.
Le Conseil syndical doit inviter le Syndic
à collaborer intelligemment avec lui.
2.
Le Conseil syndical doit s’appuyer sur l'AG pour montrer sa
détermination.
3.
Le Conseil syndical doit démontrer une capacité à travailler
sur des dossiers multiples et variés.
Veuillez croire Madame, Monsieur, à l'assurance de ma considération.
Le Président du Conseil syndical ».
III.
Commentaires : bravo
Ce
mél permet de mieux comprendre le vrai mode d’emploi :
a)
le
conseil syndical doit tout d’abord assurer ses fonctions :
contrôler et assister le syndic ;
b)
le
conseil syndical doit demander au syndic de tenir
compte de ses demandes, observations et refuser le
« silence » du syndic ;
c)
si
le syndic est « dur à la comprenette », il faut le mettre en concurrence.
C’est
ainsi que nos syndics retrouveront la voie du dialogue
qui seul permet de gérer durablement une
copropriété.
Comprenez-vous
maintenant pourquoi il ne faut JAMAIS accepter un
contrat de trois ans…