Le
mensuel « Intérêts
Privés » a consacré à son tour un long article
aux syndics bénévoles. Sur trois syndics mis en scène, deux
sont adhérents de l’ARC.
Ce
n’est pas le fait du hasard mais de la politique d’assistance
efficace de l’ARC auprès de ses adhérents :
-
assistance juridique, comptable
technique dont (depuis quelques mois) une assistance spéciale
aux nouveaux syndics bénévoles ;
-
une adhésion annuelle intégrant,
sans surcoût, une assurance de responsabilité civile professionnelle
du syndic bénévole ;
-
l’accès à de nombreux guides
(gratuits ou non) et de nombreuses formations (gratuites ou
non) ;
-
l’accès à des services gratuits
nombreux.
Pour
vous renseigner : http://www.unarc.asso.fr/site/qui/a_paris.htm
Voici l’article d’Intérêts Privés :
« Syndics bénévoles
Une gestion économique de la copropriété
Face aux prix exorbitants tarifés par
les syndics professionnels, les petites copropriétés peuvent
choisir que l'un des propriétaires remplisse cette fonction.
Changement
de fournisseurs sans en informer le conseil syndical, non-exécution des décisions de l'assemblée générale, paiement
de charges non justifiées. .. Les pratiques
des syndics professionnels sont régulièrement décriées et leurs honoraires sont parfois exorbitants : pour les petites copropriétés, de 2 à 20 lots, les
syndics professionnels pratiquent généralement un tarif forfaitaire de l'ordre de 3000 à 5000 €. Les petites
copropriétés préfèrent alors désigner un
syndic dit «
bénévole
», car non professionnel,
afin d'assurer un suivi plus régulier de
la copropriété pour un coût moindre.
Ces économies,
parfois toutes simples à
réaliser, Grégory Debray,
syndic bénévole, en a fait profiter la copropriété
de 8 maisons dont il avait la
charge à Dijon. « Un syndic
professionnel aurait
coûté près de 1 000 € par an en honoraires.
En plus d'économiser ces frais de gestion,
nous avons réduit le budget de la copropriété de plus
de 1000 € en instaurant un simple roulement pour sortir les poubelles! »
L'élection du syndic bénévole
Le
syndic non professionnel doit posséder un lot
dans la copropriété qu'il gère et sera
élu lors de l'assemblée générale annuelle à la majorité.
Il peut également s'agir du conjoint de l'un des propriétaires. Cette
désignation doit être portée à
l'ordre du jour par le précédent syndic. Celui-ci doit être en fin de mandat. En effet, la révocation pure et simple doit provenir d'une faute
de gestion grave: non-recouvrement des impayés, non-exécution des décisions de l'assemblée générale...
Un contrat
comme un pro
Une
fois élu,
le syndic bénévole a les mêmes missions
qu'un syndic professionnel: convoquer les assemblées générales, assurer l'exécution des
décisions
votées,
veiller au respect du règlement
de copropriété, tenir à jour la
comptabilité...
Alors, si la charge ne vous fait pas peur, n'hésitez pas à bien définir vos fonctions
lors de l'AG de votre élection, voire à
rédiger un contrat.
Une gestion
comptable minutieuse
Pour être syndic bénévole, vous devrez assimiler
les bases de la comptabilité, car vous
assumerez la gestion de la copropriété. À votre entrée en fonction,
vous devrez sans délai
ouvrir un compte bancaire
au nom de la copropriété (si ce n'est pas
déjà fait). Les provisions pour charges de l'immeuble
vous seront en effet adressées
directement.
Gérer le budget
La gestion
comptable nécessite
une organisation rigoureuse car, lors de l'AG annuelle, vous
allez devoir présenter les comptes de l'exercice précédent
(pour les faire approuver) et expliquer le montant du budget
prévisionnel à
venir.
L'évaluation
du budget prévisionnel
permet au syndic bénévole de fixer les appels de fonds trimestriels des
copropriétaires,
afin de régler
les factures courantes de la copropriété. Il est estimé sur la base des
dépenses annuelles précédentes. Un budget bien ajusté permet donc d'éviter des
appels de fonds insuffisants par rapport aux dépenses réelles, obligeant ensuite à régulariser
fortement les charges, ce qui
n'est pas sans provoquer des grincements de dents...
Solutions
informatiques
Pour gérer votre comptabilité, un simple tableur Excel peut suffire. Des associations
de copropriétaires comme
l’ARC 27-29 rue Joseph Python 75020 Paris proposent également des logiciels de gestion et des guides. De plus, pensez que si votre copropriété
a déjàété
gérée
par un syndic, celui-ci devra vous fournir les archives
dans les 3 mois de votre élection (modèles de convocation aux assemblées générales
- AG -, bilan annuel, gestion du budget prévisionnel...).
Si vous avez des doutes
sur une question
juridique, technique ou comptable, vous pouvez faire appel à un professionnel avec l'accord des autres copropriétaires. Le conseil syndical
est cependant là pour
vous assister dans vos
tâches
Disponibilité et diplomatie
Avant de
vous lancer, vous devez aussi évaluer la charge de travail
que cela représentera pour vous. Pour une copropriété de moins de 10 lots, il faut compter
environ 4 à
7 heures par trimestre pour les appels de fonds et 20 heures
pour la préparation de l'assemblée générale annuelle.
Cette estimation
est valable pour une copropriété avec peu de postes
de dépenses (sans ascenseur, ni agent
d'entretien ou chauffage collectif). En
revanche, si ces postes de charges existent dans votre
copropriété,
ou si des travaux importants doivent y être
réalisés,
votre investissement temps sera bien plus important.
Habiter dans
l'immeuble
Il est également conseillé
aux
syndics bénévoles d'habiter sur place afin de pouvoir surveiller
l'exécution
des travaux, par exemple.
Outre
une certaine disponibilité, le syndic bénévole doit surtout être diplomate,
afin de gérer
au quotidien les conflits
éventuels. « Le plus
dur, c'est le contact avec les autres copropriétaires. Certains
ajoutent des travaux à l'ordre du jour au dernier
moment, sans préparer
des devis», constate Danielle Jàgger, retraitée adhérente
à l’ARC et syndic bénévole d'une copropriété à
Maisons-Alfort, en banlieue parisienne.
Savoir expliquer
Avant de
vous lancer dans l'aventure, assurez-vous aussi que certains
copropriétaires ne sont pas des payeurs
récalcitrants. « C'est
parfois délicat pour un syndic bénévole de
demander le paiement des charges à ses copropriétaires.
Un professionnel
n'aurait pas d'états d'âme », indique Gregory
Debray. D'expérience,
il invite à
la transparence pour prévenir
les attitudes de refus. Lors des assemblées générales, prenez donc
le temps de bien expliquer votre gestion aux copropriétaires.
Pour vous
renseigner : unarcasso@caltanet.fr :
comment adhérer comme syndic bénévole :
http://www.unarc.asso.fr/site/qui/a_paris.htm ».
« Etre
rémunéré ou non?
Le terme
syndic «
bénévole
» n'implique pas forcément que
vous accomplirez vos missions à
titre gratuit. Bien sûr,
vous devez vous faire rembourser par la copropriété tous les frais que vous aurez avancés pour remplir cette fonction (timbres, photocopies,
recommandés...).
Attention, ce point peut être
litigieux si aucune condition n'a été fixée
poste par poste !
Un forfait
à
prévoir en AG
Le syndic
non professionnel peut également
demander une rémunération lors de l'assemblée générale. Par comparaison au forfait qu'aurait demandé un syndic professionnel pour une petite copropriété, son montant sera beaucoup plus supportable et devrait
être
facile à faire accepter par les copropriétaires. «J'ai demandé 1500€ par an de rétribution forfaitaire pour mon investissement
et l'assistance de deux conseils syndicaux, soit 500 € pour chacun.
Cette décision a été acceptée car nous coûtons deux fois moins cher qu'un syndic professionnel», précise
Laurence Bourguignon, syndic non professionnel d'une copropriété
de 13 lots dans le XIXe arrondissement de Paris adhérente
à l’ARC. Une rémunération implique cependant davantage de responsabilités dans l'esprit des
autres copropriétaires.
Une responsabilité à
mesurer
Le syndic bénévole sera responsable
de la gestion de l'immeuble envers
l'ensemble des copropriétaires (le
syndicat), mais également
envers tous les tiers intervenant pour la copropriété:
entrepreneurs, fournisseurs.
Le syndic
bénévole a donc intérêt à souscrire une
assurance de responsabilité civile le
couvrant pour les risques
liés à ses fonctions,
mais ce n'est pas une obligation. Le coût de cette assurance
est supporté
par la copropriété,
en tant que charge.
Adhérer à une association
Vous pouvez
vous renseigner auprès
de l'assureur de votre copropriété ou contacter les associations de copropriétaires qui, comme l’ARC, proposent généralement
des offres incluses dans
l'adhésion.
Trois ans
ou moins
Comme pour
tout syndic, la durée
du mandat ne peut excéder
3 ans. Mais si vous avez
encore du mal àévaluer cette mission,
vous pouvez préciser
lors de votre élection
à l'AG que votre mandat ne durera que 1 an, à titre d'expérience...
et pourquoi ne pas suggérer
une gestion alternative par les copropriétaires tous
les ans.
Elise Jollain ».
« L'AG ANNUELLE: UN GROS TRAVAIL AVANT... ET
APRES!
Le
syndic bénévole est en première ligne
pour l'organisation de l'assemblée
générale
« annuelle ». C'est le
jour J dans la vie de la copropriété car «
l'AG » permet notamment d'approuver les comptes de l'année écoulée et le budget prévisionnel.
Sa tenue répond
à certaines conditions strictes que le syndic bénévole doit connaître.
L'ordre du jour se prépare avec le conseil syndical
ou, à défaut, les copropriétaires volontaires. Il devra obligatoirement comporter
des questions prévues
par la loi de 1965 (approbation
des comptes, validation du budget prévisionnel, désignation du syndic
en cas de fin de mandat, etc.). Une fois l'ordre du jour programmé, le syndic bénévole convoque l'AG en envoyant à chaque copropriétaire cet
ordre du jour au moins 21 jours à
l'avance. Attention: le syndic bénévole ne peut pas recevoir de pouvoir pour représenter un copropriétaire.
Lors de l'AG,
les copropriétaires
désignent parmi eux un président d'assemblée qui sera
chargé d'organiser les débats. Le syndic ne peut pas
présider l'AG, mais il est de droit son secrétaire (sauf si
l'assemblée en décide autrement).
Il rédige donc le procès-verbal et tient
la feuille de présence, ce qui n'est
pas un mince travail ! Chaque point de l'ordre du jour fait
l'objet d'un vote. Le syndic bénévole devra présenter les
comptes de l'exercice précédent et expliquer le montant du budget prévisionnel à venir. Le
syndic doit ensuite établir
le procès-verbal
de l'AG et l'adresser à
tous les copropriétaires
dans les 2 mois suivant sa tenue ».