La certification des syndics et le label Qualité-Syndic
I - Bref rappel historique
Depuis sa création, l'ARC consacrait une partie de son énergie à exiger des dispositions propres à améliorer la compétence des syndics : la limitation de l'accès à la profession ; l'amélioration des contrôles des préfectures ; la mise en place de sanctions réelles en cas de fautes ou d'infractions, etc.
Lassée de l'inertie des pouvoirs publics et constatant que RIEN ne bougeait, l'ARC mît à profit la loi du 21 Juin 1994 sur la certification des services pour initier - avec d'autres organisations de copropriétaires et de consommateurs et des chambres professionnelles - un processus de certification de la profession de syndic.
La certification (ou labellisation) avait plusieurs particularités et avantages :
II - La certification des syndics depuis 1996
Depuis 1996, la certification s'est progressivement mise en place :
Actuellement, 155 cabinets de syndics gérant 700 000 lots sont certifiés.
III - Bilan qualitatif de la certification des syndics
Si nous devions refaire la "certification", nous recommencerions.
Pourquoi ? D'abord, parce que nous pouvons dire que globalement la certification a favorisé une certaine amélioration des procédures de gestion, ceci y compris chez les syndics NON certifiés.
Ensuite, parce que - en ce qui concerne les syndics certifiés - la certification a permis des évolutions parfois spectaculaires.
Enfin, parce que la certification a permis d'obtenir, dans de nombreux cas, des CORRECTIONS, voire des réparations pécuniaires.
Et pourtant, nous devons avouer que nous ne sommes pas entièrement satisfaits :
Conséquence : un certain nombre de copropriétaires sont un peu déçus et pensent que le système est une "fumisterie".
D'un autre côté, les syndics certifiés nous disent : "les contrôles sont trop nombreux, trop tatillons, le système trop lourd".
Savez-vous que l'organisme certificateur doit effectuer 239 contrôles différents pour chaque syndic ?
IV - Alors, que faire ? Oui, que faire ?
- Renoncer à la certification sous prétexte que ce système n'est pas entièrement satisfaisant ?
- Ou essayer de l'améliorer ?
Avant de répondre à cette question, il faut constater ceci : les déçus de la certification (laissons de côté ceux qui étaient contre AVANT-même qu'elle existe) n'ont RIEN d'autre à proposer, aucune autre solution, alternative.
Car il est bien gentil de dire que la certification n'est pas un système parfait, mais comment fait-on concrètement, réellement pour favoriser l'amélioration progressive d'une profession difficile et essayer d'introduire de vrais contrôles (même si ceux-ci restent insuffisants).
Les seules solutions qui aient été proposées sont les suivantes (ne rigolez pas !) :
C'est la raison pour laquelle nous avons décidé de réouvrir des négociations avec l'organisme certificateur pour améliorer ce système. Ce que nous souhaitons faire est ceci :
a) Clarifier les obligations des syndics et les améliorer ;
b) Rendre plus simples les contrôles de l'organisme certificateur ;
c) Faire que - en cas de manquement - les sanctions soient effectives ;
d) Améliorer les voies de recours pour les copropriétaires.
Les négociations vont durer plusieurs mois et devront être validées par les ministères concernés (qui contrôlent le respect des dispositions applicables en matière de certification).
Nous vous tiendrons au courant.
Pour ceux qui sont impatients et souhaitent nous faire connaître leur expérience, heureuse ou malheureuse de la certification, nous les invitons à remplir l'enquête….. et à nous renvoyer le "questionnaire-adhérent" dûment rempli.